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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Tim Holehouse

Come

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Issu de Dorchester, en Angleterre, Tim Holehouse compte, à ce jour, une dizaine d’albums à son actif. Souvent comparé à Bill Callahan, auquel il avait rendu hommage, en 2016, en reprenant le « I break horses » de Smog, il pratique une forme de d’alt country mâtinée de delta blues. Et puis il y a sa voix caverneuse, confessionnelle, quelquefois déclamatoire, sorte d’hybride entre celles de Leonard Cohen, Michael Gira (Swans), Matt Berninger (The National) et Stuart A. Staples (Tindersticks). Pour enregistrer « Come », il a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont un trio à cordes, un préposé à la pedal steel, un contrebassiste, un pianiste et un drummer.

Si l’elpee recèle quelques titres acoustiques, tramés très souvent en picking par la sèche de Tom, il nous propose surtout des morceaux instrumentalement plus riches et soulignés de chœurs atmosphériques. Titre qui ouvre le long playing, « Numbers game » est hanté de percus profondes, alors que le violoncelle accentue l’aspect dramatique de la chanson. Imprimé par le piano, sur une sorte de rumba, l’excellent « Aveiro » se distingue par ses cordes de gratte luxuriantes, sinusoïdales et gémissantes (la pedal steel !) Le violon prend régulièrement son envol, à l’instar de l’hommage rendu à Bonnie Prince Billy, sur « Prince of the Palace », au cours duquel il se révèle même allègre. On épinglera encore le plus soul « 24 hours (Come) », le rythmé « Placid lake » et puis surtout le remarquable final « London », une compo qui à mi-parcours, monte en intensité se charge d’instrumentation et de chœurs avant de nous plonger au cœur d’un climat hypnotique. Un chouette album !

Tim Holehouse

Odd/Even

Écrit par

Troubadour, Tim Holehouse arpente les salles de concert en concert et de bar en bar. Ce solitaire voyage de ville en ville, de pays en pays, n’acceptant pour seuls compagnons, que ses instruments. Et il y a maintenant plus ou moins deux ans que ce barbu sillonne l’Europe. Avant de se lancer dans son aventure en solitaire, l’Anglais (NDR : il est originaire de Portsmouth) avait milité au sein de différents formations, aussi bien de blues que de metal…

Il nous propose deux Eps pour le prix d’un. Mais lors des sessions d’enregistrement de ces deux disques, il a quand même reçu le concours de quelques invités. En l’occurrence des membres de The Werecats, Luna Lucana et Subway Sec. Si l’essentiel des compos lorgnent vers le blues, l’ensemble manque quand même de cohérence. « Even » campe un rock particulièrement basique. « Trace » et « Skeleton » s’illustrent par leur supplément d’âme. Blues primaire, « Swamp Beast » nous replonge au début du siècle dernier. Sur certaines pistes, plane le spectre de Nick Cave (ces climats ténébreux) ou de Tom Waits (la voix). Malheureusement, au fil de l’écoute, on perd le fil conducteur (NDR : s’il y en a un) ; d’autant plus que le son laisse parfois à désirer… 

Finalement, il serait plutôt souhaitable d’aller assister à un set du fort sympathique britannique, au sein d’un troquet quelconque, attablé devant un bon bourbon…

 

Tim Holehouse

Grit

Écrit par

Tim est britannique. Il est issu du Sud de l’Angleterre. Et de Portsmouth, très exactement. Il a une longue expérience musicale. Touche-à-tout, il a milité au sein d’une multitude de formations, dans des univers sonores différents : indie rock, black metal, hardcore et musique progressive. Il mène sa barque personnelle depuis 6 ans.

Sa première œuvre paraît en 2005. Elle s’intitule "Found dead on the shoreline". Son second chapitre, est plus travaillé. Son titre ? "From the dawn chorus". Mais il ne paraît qu’en 2009. Puis, il grave encore "….To the howls of midnight" et "In search of the binary star", sous le patronyme de Thimoty C Holehouse. Une sévère altération de ses cordes vocales l'oblige à changer de registre. Mais aussi de style, puisqu’il commence à puiser ses sources dans le blues. La formule nouvelle rencontre un succès certain, et Tim a ainsi l’opportunité de tourner sur tous les continents. "Grit" constitue donc son dernier opus, un disque pour lequel il est soutenu par son backing band, The Gentlemen, en l’occurrence le bassiste Graham Young, le percussionniste Michael Howe et le clarinettiste/claviériste Chris Derrick.

Le morceau d’ouverture est imprimé sur un tempo vif. Si sa voix s'est calmée, elle reste bien âpre et ravagée. Elle évolue au sein d’un environnement sonore tout en rythmique, enrichi par l’orgue, glissant du rock expérimental ‘velvetien’ au punk agressif. Ballade acoustique tourmentée, "Creeping death" prend lentement du tempo. Mais est-t-il vraiment sage de partager sa bouteille de whisky avec le diable en personne! "The prisoner" reprend du poil de la bête. Il se révèle même sauvage, déjanté, dans l’esprit du Jim Morrison de la grande époque. Bruitages et percussions étranges alimentent "Broken bones", une compo insolite, sorte de funk de l’impossible au cours duquel la clarinette épouse la voix à l'agonie. Le diable opère son retour pour "The devil went back down to Georgia". Une compo minimaliste qui aurait pu servir de ‘work song’, dans un pénitencier, autrefois… Des accords de slide poussiéreux introduisent "Into Mexico", un blues rocker au cours duquel la voix de Tim affiche une violence inouïe. Une fureur qui précipite ses collaborateurs dans un climat de transe. Amorcé sous la forme d’un blues primitif, languissant, "Rogues gallery" monte progressivement en puissance et s’électrise au contact des accords de la lap steel, prodigués par son ami James McGregor. Une plage victorieuse ! "Long road to nowhere" achève l’opus. Une piste sensée retrouver l'apaisement. Ce n’est pas le cas. Elle replonge dans l’univers torturé de Timothy ; celui qui produit cependant le plus d’effets…