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Tim Kasher

Sunday Bloody Sunday

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En congé temporaire de ses camarades de Cursive et The Good Life, Tim Kasher trace la route, en solitaire. Ou presque. Pour la tournée promo de son premier LP solo, « The Game Of Monogamy », le bon pote de Conor Oberst a emmené dans ses valises Mexican Elvis, une petite formation pop-rock teutonne aux compos simples mais efficaces. Ce dimanche 13 février, Kasher et ses ‘special guests ‘effectuaient un passage (très) discret sur les planches de la Rotonde du Botanique.

Lorsque je débarque au sein d’une Rotonde quasi-déserte, le set de Mexican Elvis est déjà arrivé au beau milieu de son parcours. Drivé par le Londonien Peter Hall, ce quatuor a été formé à Munich et implique trois autres musicos allemands. La salle ne compte pas beaucoup plus d’une quarantaine de mélomanes. Mais les musiciens ne se laissent pas miner pour autant et jouent les extraits de « John Frum Alaska », leur dernier opus, un sourire aux lèvres. Entre deux chansons, Hall prend ce grand vide à la plaisanterie, présumant que les gens sont restés planqués chez eux pour mater le feuilleton policier du dimanche. La brève prestation s’achève par l’excellent « Drop Hawaii », long de 7 minutes et « The Washington D.C. », un nouveau single doté d’un haut potentiel radiophonique.

Tim Kasher, rasé de près, ne se fait pas attendre très longtemps. Normal. En guise de backing band, le singer-songwriter s’offre les services de son support act, Mexican Elvis. Pas de sound-check tiré en longueur donc. Et une entrée dans le vif du sujet, devant un public pas beaucoup plus nombreux qu’une heure auparavant. Les morceaux extraits de « The Game Of Monogamy » s’enchaînent naturellement mais la qualité des nouvelles compos du chanteur est assez inégale. Certains titres partent dans tous les sens, ce qui dessert la voix particulière et affectée de Kasher. Heureusement, le chanteur effectue un petit tour d’horizon au sein la discographie de ses deux autres formations, The Good Life et, surtout, Cursive dont il interprète une version retravaillée et fort réussie de l’irrésistible « The Recluse ». Au bout d’une bonne quarantaine de minutes, Kasher se retire non sans avoir effectué un court rappel. Même si le set n’était pas à la hauteur de ses prestations antérieures, Tim, soutenu par son backing band, s’est dignement démené. Et ce malgré l’absence d’un public qui a manifestement préféré passer son dimanche sous sa couette…

(Organisation : Botanique)