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Tim Williams

So low

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Auteur, compositeur, chanteur et guitariste, Tim Williams est canadien. "So low" constitue son premier elpee solo. Autoproduit, il a été enregistré à Calgary, dans l'Alberta. Découpé en dix pistes, cet opus est partagé entre compos personnelles et reprises d’artistes qu’il apprécie. Tim confesse volontiers puiser ses racines blues chez Leadbelly, Big Bill Broonzy et Lightnin' Hopkins.

L’opus s’ouvre par la cover du "If you live" de Mose Allison (NDR : âgé de 88 balais, ce pianiste de blues et de jazz né dans le Mississippi, est toujours bien vivant). En chantant "More peppers in your Chili", il nous avoue combien il apprécie épicer sa nourriture à l’aide de piments et autres sauces relevées qu'il déniche près de chez lui. Il aime jouer de la mandoline. La sienne est très ancienne. C’est une Stella datant des années 1920. Il s’en sert pour attaquer le "Mr Big Money" de Big Bill Broonzy. Sur "Anywhere c/o the Blues", il nous avoue avoir souvent fait des sacrifices pour le blues. C’est sa passion, son hobby, son obsession, son job ; bref, toute sa vie. Son technique au bottleneck sur la guitare Resonator est impeccable. Tim rend hommage à Blind Boy Fuller sur "Pistol Snapper" (NDR : disparu très jeune, à l’âge de 33 ans à peine, Fuller était un artiste adepte du Piedmont blues de la Caroline du Nord). Il adapte "The witching hour", une composition de Tampa Red, un des premiers grands spécialistes de la slide, à Chicago. Tim y affiche une belle maîtrise et une technique fouillée. Tout au long de "The Grizzly bear", il parvient à faire revivre une vieille coutume populaire au cours de laquelle les danseurs imitaient des grizzlys. Il reprend une très ancienne chanson de Johnny Cash, "Big River". Parue en 1958, sur le label Sun de Memphis, elle date de l’époque à laquelle le ‘Man in black’ puisait encore ses racines country/blues chez Blind Lemon Jefferson. Williams signe "Midnight after midnight", une chanson empreinte de douceur et de subtilité, dans un style finalement proche de Lonnie Johnson. Et en finale, il rend un autre hommage à son bluesman favori, Sam ‘Lithnin’ Hopkins, à travers un "Lightnin'" respectueux de la version originale.