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Tom Morgan

Orange Syringe

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Tom Morgan nous livre une très belle surprise ; un deuxième album qu’il a intitulé joliment « Orange Seringue ». Soulignons, au passage, l’élégant artwork qui habille la plaquette (Orange dominant, évidemment !)

Souvent resté dans l’ombre, Tom Morgan n’en est pas moins un compositeur et un songwriter de talent. Ancien frontman du groupe indie pop Smudge, le musicien australien a été surtout reconnu pour l’intelligence de ses textes et la qualité d’écriture qui ont largement contribué au succès du célèbre groupe power pop de Boston : The Lemonheads. Une coopération auprès d’Evan Dando particulièrement fructueuses sur les excellents « It's a Shame About Ray » et « Come On Feel the Lemonheads ». L’auteur-compositeur-interprète australien est aussi responsable de nombreuses collaborations. Apportées notamment à Sneeze, The Givegoods, Godstar, Tofu Kok et Bambino Koresh.

Ce touche-à-tout multiplie les genres musicaux et, paradoxalement, au terme de ce périple sonore, il s’engouffre au sein d’un album pop-folk plutôt conventionnel. Un dix titres dont la qualité repose principalement sur le songwriting et la voix agréablement rocailleuse du chanteur. Un opus alternant pop et folk, guitares acoustiques et électriques, véhiculant des paroles fortes. Des paroles sombres et mélancoliques à la conduite pop.

L’œuvre s’ouvre sur « One True Love », une ballade noire où la mort et la possession d’un amant sont livrés avec un sac en plastique pour l’asphyxie. Une vision troublante, peut-être lucide, de l’amour ! L’artiste de 43 ans use de son expérience pour moduler les genres et les sons sur le carillonnant « Best Thing For Baby », une plage trempée dans l’alt-country rock, profite de « Taste For Blood » pour revêtir les habits de Lou Reed et nous gifler d’une pop excitée aux riffs agités. Influences qu’il utilise aussi sur la mélodie adroite de « Father Land » aux couleurs prononcées des Lemonheads. Une vague électrique qui retombe sagement sur le folk acoustique plus tendre de « Mess With The Bull » et « Final Final The One The One », en fermeture d’album. 

Un deuxième long playing sans grande prise de risque dont les mélodies risquent de toucher un large public.