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Too Slim

Blood Moon

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Too Slim and The Taildraggers compte déjà trente ans d’existence. Etabli à Spokane, dans l'Etat de Washington, il est drivé par le chanteur/guitariste/compositeur Tim ‘Too Slim’ Langford. Son style de prédilection ? Le blues/rock. Qu’il propose en format trio. Un format idéal pour le style. Aujourd’hui, le line up de son backing group implique le batteur Jeff ‘Shakey’ Fowlkes et le bassiste Robert Kearns. A l’actif de l’équipe, une vingtaine d'elpees. Pour enregistrer "Blood Moon", la formation a décidé de se délocaliser à Nahsville, soit ‘The place to be’, en matière de musique roots. Les musicos se sont enfermés dans le studio The Switchyard pour mettre en boîte les dix plages de l'opus, toutes signées par Langford!

"Evil mind" ouvre le feu, dans un style proche de Jimi Hendrix. Le chant colle bien au style. Autoritaire, il est talonné par la guitare qui attend l'ouverture pour prendre le large. Tim triture ses pédales pour distordre le son de ses cordes, comme ce bon Jimi. L'intro de "Blood Moon" est parfaitement ciselée. Hendrixienne, classieuse, la guitare tisse sa toile tout au long de cet excellent blues lent. "Twisted rails" est une piste bien plus personnelle. Le chant est autoritaire. Les riffs son solides. Mais aventureuses, les cordes profitent de la moindre occasion pour décoller afin de se teinter de belles couleurs acides. Et en fin de parcours, le trip parvient encore à changer de tempo. Plus classique, "Get your goin' out on" correspond mieux à la formule trio. Particulièrement accrocheuse, la rythmique lorgne vers ZZ Top ; Langford empruntant même le timbre vocal élimé de Billy Gibbons. Superbe ! Des accords puissants amorcent "Gypsy". Tel un murmure, la voix est douce. Elle prélude un trip qui frôle l’univers du psychédélisme, en s’envolant vers les sommets. La meilleure piste de cet LP. "My body" évolue encore sur un rythme indolent. Légèrement éraillée, la voix susurre des mots. Le climat est à la fois paisible, dépouillé et troublant ; mais tout en respectant le sens mélodique, la guitare trouve facilement son chemin. Epatant ! Des accords puissants précèdent une invitation à un "Dream" propice au voyage. Les voix sont atmosphériques. Elles se conjuguent au cœur d’un refrain séduisant. Mais la guitare finit par nous emporter dans son périple luxuriant, acide, psychédélique… Caractérisé par ses accords de gratte rock’n’rollesques, "Letter" en revient au blues/rock. "Good guys win" est une plage véloce, entraînante. Les musicos reprennent en chœur une succession de ‘It's allright’ Les cordes adoptent d’abord un profil surf très métallique, avant qu’elles ne se mettent à tourbillonner dans tous les sens. D’excellente facture, cet opus s’achève par une version instrumentale de "Twisted rails", rebaptisée pour la circonstance "Slight return". La guitare est atteinte d’un accès de folie total, alors que Sharkey Fowles tape sur ses fûts comme un forcené. Too Slim and The Taildraggers viennent de signer leur meilleur album à ce jour. 

 

Too Slim

King size troublemakers

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Issu de l'état de l'Etat de Washington, de Spokane très exactement, ce trio est déjà de retour. Une formation étonnement proche cette fois d'un autre trio, texan celui-là, j'ai cité… Z.Z Top! Le leader, unique et incontesté, reste bien entendu Tim ‘Too Slim’ Langford. Il assume le chant et la guitare, entouré de Tom Brimm, à la basse, et de John Cage, à la batterie. " King size troublemakers " constitue déjà leur 6ème album pour Burnside. Il est sensiblement différent et bien plus swing que "Blues for Eb", le précédent opus sorti en 97. La surprise nous vient ici de ce son ZZ Top. Pas celui qu'il manifeste aujourd'hui, mais le plus proche des débuts du band texan. Notamment à cause de la voix, dont le timbre se rapproche familièrement de celui du Billy Gibbons d'il y a 20 à 30 ans.

La plage titulaire est bien dans le rythme. "I'm gonna blow" reçoit le concours de l'harmoniciste Mark Hummel, au mieux de sa forme. "Potent 8" est une plage lente. Bien amplifiée, la guitare bavarde mais sans excès, soulignant les accents dramatiques de la composition. "More must be better" est un exercice de style proche de Jimi Hendrix. A cause des effets de guitare et du son torturé par les pédales. Quant à la voix de Tim, elle reste toujours aussi proche de celle de Gibbons. Un exercice pleinement réussi ! Les maîtres avoués de Too Slim ont pour nom Johnny Winter et … Lightnin' Hopkins! Le sommet de l'album est pour votre serviteur, "Sam's pit". Un boogie furieux qui bénéficie d'une nouvelle et brillante apparition de Mark Hummel ; et par magie de la technologie, Lightnin' Hopkins est aussi présent. Génial! Le moral au zénith, notre trio se lance dans un shuffle intitulé "I've been down". Et comme Tim aime aussi Johnny Winter et George Thorogood, direction rock'n'roll tranchant avec "Feel so good" (de Magic Sam). Chauffe Slim!! Et il réapparaît, le bottleneck entre les dents, pour un "Big barn boogie" qui pue les fifties. La machine définitivement sur les rails, l'étreinte ne se desserrera plus. Comme je le soulignai, cet album est différent des précédents ; mais il est surtout excellent, bénéficiant d'une production bien léchée. Et vous n'êtes pas obligé de le croire, mais ce petit bijou se termine dans une ambiance sereine, réminiscente d'Allman Brothers…