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Tracy Nelson

Victim of the blues

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Miss Nelson est intemporelle. Elle foule les planches depuis près d'un demi-siècle. Elle s’était déjà illustrée à travers cette génération porteuse de la contre-culture, fin des sixties, à la tête de Mother Earth. Femme assez corpulente, sa voix est remarquable de puissance. En outre, elle chante aussi bien le blues que la country. « Victim of the blues » constitue son 26ème album ; excusez du peu!

Tracy a eu l'opportunité de signer chez Delta Groove, le label le plus actif dans l’univers du blues. Elle a ainsi voulu saisir cette chance en concoctant un opus rendant hommage aux légendaires maîtres de Chicago. Ceux qui lui communiqué le virus du blues.

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans le Tennessee, essentiellement au Sound Emporium de Nashville. Pour la circonstance, elle a reçu la collaboration d’une solide équipe de musiciens. Des musiciens qui l’aident à affronter un illustre répertoire.

Lorsqu’on évoque Chicago, on pense tout de suite à Willie Dixon ? N’était-il pas le plus grand compositeur de l’histoire du blues? Tracy démarre l’elpee par "You'll be mine", une compo popularisée à une certaine époque par le mythique Howlin' Wolf. Le tempo est très enlevé. Elle est soutenue par le piano sautillant de Jimmy Pugh. Très habiles, Byron House (bassiste de Robert Pant) et John Gardner constituent la section rythmique. Légère et déconcertante, elle soutient parfaitement les autres musiciens, pendant que Mike Henderson (le leader des Bluebloods) signe son premier envol sur les cordes. "Lead a horse to water" opère un changement de style radical. Les vocaux sont riches, presque gospel. Et pourtant, on est en présence d’une compo country au cours de laquelle Henderson tire son épingle du jeu à la slide, et dont il extrait des sonorités primaires. Le "Shout my baby" de Jimmy Reed est un véritable régal. Tracy revisite parfaitement cette plage imprimée sur ce rythme si caractéristique. Elle est secondée magistralement par son amie louisianaise, Marcia Ball, au piano et au chant. "I know it's a sin" est un autre titre signé Reed ? Un morceau lent qu'elle maîtrise impeccablement tout en privilégiant à nouveau les choeurs, saupoudrés de cette petite touche de gospel. L’émotion et le panache à l’état pur ! "Victim of the blues" est une composition issue de la plume de Ma Rainey. Ce mythe féminin est également une influence majeure pour Tracy. Conduite par le piano acoustique et le banjo d’Henderson, son adaptation est respectueuse de la version originale. Sa cover du "Howlin' for my baby" de Howlin' Wolf est un autre sommet de l’elpee. Pour la circonstance, elle est épaulée au chant par la Texane Angela Strehli. Blues lent, "One more mile" est une composition de Muddy Waters. Otis Spann, brillant pianiste, en avait réservé sa version sur son premier album, "The blues never die". La nouvelle tient également bien la route. Stimulée par le piano de Jimmy Pugh (ancien musicien de Robert Cray et John Lee Hooker), la voix de Nelson es révèle très expressive. Le "Stranger in my own home town" de Percy Mayfield frappe en plein cœur. La rythmique et l'orgue Hammond de Pugh créent un climat énigmatique, au sein duquel Tracy étale son immense talent. Une perle ! R&B lent, "The love you save" a été écrit par Joe Tex, un chanteur, auteur et compositeur de musique soul. Cette merveilleuse adaptation nous transporte en pleine époque Stax. Le "Feel so bad" de Lightnin' Hopkins est très réussi. Henderson se montre généreux aux cordes face aux percussions syncopées de John Gardner. L’opus s’achève par "Without love", une chanson empreinte d’émotion que son amie Irma Thomas avait traduite en succès. Excellent!

Tracy Nelson

Ebony & Irony

Écrit par

Tracy est originaire de Madison, dans le Wisconsin. Elle a découvert le blues à Chicago au contact du jeune (à l'époque) Charlie Musselwhite. Fin des 60s, elle émigre à San Francisco, alors en plein délire psychédélique. Elle y fonde le groupe Mother Earth. C'est à cette époque qu'elle se fixe définitivement dans une ferme, près de Nashville. Nous sommes alors en 1969.

" Ebony & Ivory " constitue le 20ème album de cette extraordinaire chanteuse. Elle le dédie à la mémoire de Doug Sham, disparu au moment de ces sessions. Tracy entame ce morceau de plastique de la plus belle manière, par "You will find me there". Sa voix majestueuse est enrobée de chœurs chaleureux. Jim Pugh est à l'orgue. Et puis, soudain un solo de guitare sort de nulle part. Une sonorité lugubre qui n'appartient qu'à Mike Henderson, des Bluebloods. D'ailleurs, cette richesse musicale alimente l'ensemble de l'album. "Strongest weakness" progresse à la cadence de la rythmique puissante, appuyée par les cuivres des Memphis Horns. Reese Wynans est à l'orgue. Il a emmené son guitariste, Bob Britt. Tracy et Marcia Ball sont de grandes copines. Aussi, lorsque Tracy décide de chanter le solide rock "Got a new truck", elle invite Mrs Ball au piano. Imprimé sur un riff très Stones, "Quicksand" est coulé dans le même moule. Déjà responsable de plusieurs plages sur "Sing it!", le fameux album commis en duo par Marcia Ball et Irma Thomas, David Egan a écrit les délicats "If you knew how much" et "Even now". Et cela s'entend ! Tramée sur une musique traditionnelle "Last chance" rappelle l'héritage celtique. Et l'accompagnement minimaliste mais tellement efficace de la flûte de pan et du violon fait le plein d'émotion. La voix puissante de Tracy est secondée par le murmure frêle et ombrageux d'Alice Newman qui a écrit cette chanson. Ballade jazzy particulièrmeent lente, composée par Mose Allison, "How much truth" conjugue intimité et beauté. L'arrangement au piano de Reese Wynans est somptueux. Les formules simples sont souvent les meilleures. Le délirant "I must be crazy" se révèle très efficace alors qu'une 2me version de "Strongest weakness" met en exergue la guitare acérée d'Henderson et le piano de Pugh. Un excellent album ; mais quelle chanteuse!