Le petit monde d’Abstract Concrete

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Enregistré sous Ex:Re

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Trailer Trash Tracys

Althaea

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Trailer Trash Tracys a été fondé par Susanne Aztoria et James Lee, en 2011. Ce duo londonien a été rejoint, un peu plus tard, par une section rythmique. Et « Althaea » constitue son second elpee. Il s’ouvre et s’achève par un morceau instrumental, qui évoque tout simplement Japan. Les premières plages baignent d’ailleurs au sein d’un climat new wave à connotation orientale, comme le pratiquait si bien la bande à David Sylvian. Bien sûr, la voix de Susanne est plutôt atmosphérique, parfois même aussi éthérée que celle d’Elizabeth Frazer (Cocteau Twins). Le corps de l’opus s’ouvre cependant à des tas d’autres influences musicales. Comme la lounge, la pop et surtout l’électro. Mais aussi le carnaval philippin ainsi que les rythmes latinos, afros, asiatiques ou tropicaux. Sans oublier les orchestrations, plutôt soignées. Certains titres sont cependant plus complexes, voire ésotériques ou sépulcraux. Il y a même une valse (« Betty’s Cavatina ») et un slow crapuleux (« Singdrome »). Bref du grain à picorer dans un ensemble au sein duquel il est nécessaire de séparer le bon grain de l’ivraie…

 

Trailer Trash Tracys

Ester

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En 2010, les Londoniens de Trailer Trash Tracys publiaient un premier double single, « Candy Girl / You Wish You Were Red ». Deux jolies mélopées shoegaze planantes dont le seul défaut procédait du riff de guitare de « You Wish You Were Red », un peu trop proche de celui du « Bitch » de la one-hit-wonder Meredith Brooks. Un reproche que l’on ne peut plus leur adresser après avoir jeté une oreille sur « Ester » leur premier LP, publié deux ans après la mise en service du quatuor. Tout d’abord parce qu’ils ont pris le temps de confectionner de très jolies pièces musicales oscillant entre Dream Pop et Shoegaze. Ensuite, parce que ce n’est qu’à l’écoute du disque que l’on saisit toute l’étendue de leurs (bonnes) influences.

Pas de Meredith Brooks dans les parages. Les Trailer Trash Tracys lorgnent plutôt du côté des Cocteau Twins, Broadcast, Mazzy Star et autres Angelo Badalamenti. Des influences dont la formation n’abuse jamais, ce qui lui permet de surprendre l’auditeur ici et là (« Engelhardt’s Arizona », « Starlatine »). Pris dans son intégralité, « Ester » n’est pas un disque exceptionnel en soi mais certains morceaux méritent que l’on s’y attarde longuement, comme l’entraînant « Strangling Good Guys » ou le vaporeux « Candy Girl ». Trailer Trash Tracys est incontestablement une formation au potentiel conséquent et qui pourrait donc en surprendre plus d’un. Une affaire à suivre.