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Trevor Sensor

Andy Warhol's dream

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Lorsqu'il s'agit de dénicher de nouvelles pépites, le label Jagjaguwar n'est jamais en retard d’une guerre. Outre une valeur sûre comme Bon Iver et ses nouvelles recrues, parmi lesquelles on épinglera Foxygen et plus récemment Moses Somney, il vient de signer Trevor Sensor. Agé de 23 ans, cet artiste est issu de Sterling dans l'Illinois. Repéré par Dave Keunig (guitariste chez The Killers), il vient donc de graver son premier album, après avoir publié quelques Eps.

"Andy Warhol's dream" ne se distingue certainement pas par l’illustration de sa pochette. Par contre, lors des sessions d’enregistrement, l’Américain est parvenu s'entourer de grosses pointures pour la mise en forme. D’abord Richard Swift. Il a milité chez The Shins au sein duquel il était également producteur, avant de rejoindre les Black Keys, en 2014. Et son travail de prod, il l’a aussi réservé –notamment et de manière remarquable– aux œuvres de Kevin Morby, Valérie June ou encore Damien Jurado. Jonathan Rado (Foxygen) et Brandon Darner (Imagine Dragons) sont également derrière les mannettes. Une fameuse équipe !

La voix du songwriter est à la fois rocailleuse et nasillarde. Et elle surprend, dès la première écoute. Une forme d’hybride entre celles de Saras Per Kristian Matsson (Tallest Man on Earth), Bob Dylan et Tom Waits. Les mélodies sont contagieuses. Tramées dans le folk, les compos ne négligent pas pour autant les interventions de gratte, de piano, d’orgue ainsi que celles de chœurs. Finalement, l’expression sonore navigue à des années-lumière du folk minimaliste de Tallest Man on Earth, même si la palette d’émotions est aussi large. D’ailleurs certaines plages sont bien électrifiées. Bref, cet LP a vraiment de quoi séduire…

Trevor Sensor se produira ce 28 septembre au Botanique…