Un clip corrosif pour Ministry

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Un diptyque pour Then Comes Silence

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Tweed Funk

Come together

Écrit par

Tweed Funk est un brass band issu de Milwaukee, dans le Wisconsin. Il est dirigé par le chanteur de couleur noire à la voix soul, Joseph ‘Smokey’ Holman. Le groupe est né en 2010. Et son line up implique également le bassiste/claviériste Eric Madunic (NDR : c’est également le principal compositeur), le guitariste JD Optekar, le batteur Dave Schoepke et le saxophoniste Andrew Spodafora. Lors des sessions, le combo a reçu le concours d’un invité, Doug Woolverton, trompettiste chez Roomful of Blues depuis 2008. Sans oublier les deux choristes. Découpé en 10 pistes, "Come together" constitue le quatrième opus de la formation. Elles sont toutes signées par le band.

"Light up the night" ouvre la plaque. Une plage qui baigne bien dans le funk et la soul. La section rythmique imprime le tempo. La voix veloutée de Smokey Holman colle parfaitement au style. Mais ce sont les cuivres qui sont les stars. Première confirmation : les sorties royales du saxophone ténor de Spadafora et la trompette de Woolverton. "Don't give up" élève le tempo. Eric Madunic siège derrière l’orgue Hammond pour cette plage que domine Smokey de la voix, alors que Woolverton brille à la trompette. Des cuivres à nouveau conquérants sur "Muse", une piste poche du climat Stax de Memphis. La voix de Smokey est bouleversante tout au long de la ballade soul "Sweet Music". La guitare rythmique d'Optekar est bien mise en exergue et la sortie du saxophone est belle à pleurer! Bien soutenu par la basse de Madunic, "Come together" est un morceau cool, funky et propice à la danse. Le choeurs de Chrissy Dzioba et Sara Mollanen secondent la voix de Holman sur "Embrace". Une chanson d’amour tendre qui transpire le vécu. La trompette de Doug Woolverton et le sax ténor d’Andrew Spadafora sont à nouveau au sommet de leur art tout au long de "Who is this", une plage instrumentale funky jazz. Et c’est toujours dans le funk qu’est sculpté l’excellent "Love ain't easy". Caractérisée par les superbes duels que se réservent les deux cuivres, c’est l'une des meilleures pistes du long playing. Lent, particulièrement atmosphérique, "Bullet" se distingue par l’exercice de style vocal du leader, face à la trompette. "Soul rockin" clôt l’opus. Un funk entretenu par la basse omniprésente de Madanic.

 

Tweed Funk

First name Lucky

Écrit par

Fondé en 2010, Tweed Funk est un brass band établi à Milwaukee, dans le Wisconsin. Son objectif ? Célébrer le blues, la soul et le funk! Au cours des deux dernières années, il a été plébiscité meilleur groupe ou artiste R&B par la WAMI (Wisconsin Area Music Industry). Le leader est le chanteur noir Joseph 'Smokey' Holman. Il est soutenu par cinq musiciens blancs : le guitariste JD Optekar, le bassiste Eric Madunic, le drummer Nick Lang, le saxophoniste Jon Lovas et le trompettiste Klemme. L'opus recèle sept compositions signées par la formation et quatre reprises. A ce jour, le combo avait publié deux albums, "Bringin' it", un live immortalisé au Waukesha BluesFest, en 2011, et "Love is", en 2012.

Dès l’entrée en matière, pas de doute, le climat entretenu par Tweed Funk baigne bien dans le Memphis R&B. Tout au long de "Blues in my soul", la voix réverbère bien des accents Stax. La section rythmique est dynamique et les cuivres sont chatoyants. "Time to burn" constitue sans aucun doute une des meilleures plages de l’opus. La voix de Smokey accroche instantanément l’oreille. Optekar démontre sa technique sur sa six cordes. Jon s’accorde un premier billet de sortie sur son saxophone. Le combo reprend l'un des titres phare du répertoire de BB King, "Let the good times roll". Le chant est naturellement puissant. De quoi parfois déconcerter le mélomane. Les solistes prennent le large, à tour de rôle : trompettiste, guitariste ; et pas de doute, les musicos prennent leur pied quand il reprennent le refrain en chœur. Particulièrement funk, "Hoodoo power" lorgne vers Tower of Power. Une invitation à la danse collective. La voix prend toute son expression sur "Divided", une lente ballade R&B. Smokey y livre toute son âme pour faire revivre Otis Redding! Puis, il se réincarne en James Brown pour attaquer le remuant "Sugarfoot" de Black Joe Lewis. Les cuivres sont au bord de l'explosion et la trompette de Kevin Klemme monte dans le rouge ! "Deed is done" est abordé dans l’esprit d’un big band blues, un superbe morceau qui s’agite et swingue, remettant le sax et la trompette sur orbite. Cette musique est destinée à faire danser. Impossible de résister à leur version d’"I got loaded", un succès jadis (en 1951!!) décroché par le Texan Peppermint Harris. "Slippin misery" constitue le blues cabaret fin de soirée. Une plage tendre et indolente caractérisée par la voix au bord du désespoir, et l’intervention de la trompette, prête à faire chavirer le cœur des couples enlacés! En guise de cadeau, Tweed Funk adapte un des fleurons du Stax R&B, le "Knock on wood" d'Eddie Floyd. En finale, le collectif nous réserve un R&B saignant, "Get in on", un titre qui bénéficie du concours de Brian Lucas, invité pour la circonstance, à l’harmonica. A cet instant, nous ne sommes plus très loin de l'univers blues de Junior Parker, qui avait enregistré à Memphis dans les studios Sun.