Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Unknown Mortal Orchestra

IC-01 Hanoi

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Unknown Mortal Orchestra est surtout devenu notoire pour son style musical mêlant pop, rock et psychédélisme. Et ses quatre opus, dont le dernier “Sex & Food”, paru en avril 2018, en sont les plus belles illustrations, des albums sur lesquels figurent même quelques titres incontournables. Ruban Nielson, le leader et chanteur du groupe est également un fameux guitariste. Si vous avez déjà eu l’occasion de voir et écouter le band en ‘live’, vous avez certainement dû vous en rendre compte.

Sur cette nouvelle production, U.M.O. a tenté un exercice de style un peu différent, puisque les 28 minutes du long playing sont découpées en 7 pistes strictement instrumentales. Ces ‘jam sessions’ ont été enregistrés à Hanoi, ce qui explique le titre de cet opus. Flanqué de son frère, de son père, qui se consacre au bugle et de Minh Nguyen, un musicien vietnamien, préposé au saxophone et bien sûr de son band, Nielson semble prendre du plaisir à mettre des accents jazzy à son psychédélisme. Et pas seulement, car si les influences sont multiples, elles intègrent également des références asiatiques. Vu l’endroit où l’album a été immortalisé et la présence de Minh Nguyen, ce n’est donc pas étonnant. Si certains passages sont lumineux et d’autres carrément hypnotiques, les plus expérimentaux se révèlent beaucoup moins abordables. Il faut d’ailleurs parfois bien s’accrocher pour ne pas perdre le fil.

Bref, si la parenthèse ouverte par U.M.O. peut s’évérer louable et intéressante, elle ne s’adresse qu’à un public averti ; les aficionados devront donc patienter jusqu’à la sortie du prochain opus...

Unknown Mortal Orchestra

Multi-Love

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« Multi-Love », le troisième elpee d’Unknown Mortal Orchestra, est paru l’an dernier, et il faut reconnaître qu’à première écoute, hormis deux morceaux, cet album n’avait guère convaincu votre serviteur. Après avoir assisté à sa prestation dans le cadre du festival de Dour, l’an dernier, il était quand même temps de faire le tour du propriétaire. Mais si le nouveau bilan est moins négatif, il demeure néanmoins fort mitigé.

« Multi-Love » (NDR : c’est le titre maître), en ouverture, fait instantanément mouche. Sublimé par des percus puissantes, il se distingue par des notes de synthé bien senties. Et « Can't Keep Checking My Phone » constitue certainement une des meilleures compos enregistrées par le groupe, à ce jour, le band parvenant à réaliser la parfaite synthèse de tout son potentiel, en agrégeant indie rock et r’n’b. Malheureusement, les tentatives de fusion entre d’autres styles se révèlent le plus souvent indigestes. On épinglera cependant un titre catchy comme « Ur Life One Night » ou encore une piste expérimentale intitulée « Extreme Wealth and Casual Cruelty ». Mais en général, les compos du band néo-zélandais manquent cruellement de puissance. Et faute de grandes envolées, l’ensemble s’avère finit par voler au raz des pâquerettes.

Trop inégal, « Multi-Love » est partagé entre titres susceptibles de faire danser son public et morceaux tellement brouillons qu’ils ne présentent finalement qu’un intérêt plus que relatif. Il s’agit quand même de la troisième fois qu’Unknown Mortal Ochestra se contente de remplir son verre à moitié. A moitié vide ou plein, selon les affinités ; cependant, il serait quand même temps qu’il nous en serve un bien tassé…

 

Unknown Mortal Orchestra

Eblouissant !

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Unknown Mortal Orchestra est un groupe réunissant le chanteur/guitariste/compositeur néo-zélandais Ruban Nielson (NDR : ex-Mint Chicks) et une section rythmique de nationalité étasunienne, à savoir le bassiste Jack Portrait et le drummer Riley Geare. Et le trio est établi à Portland, dans l’Oregon. Il se produisait à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, ce mercredi soir, dans un Club sold out. U.M.O. est devenu un des fers de lance du néo-psychédélisme. Disons plutôt du psychédélisme contemporain, même si le band puise allègrement son inspiration dans les sixties, ce courant revenant cycliquement à la surface. Après avoir assuré le supporting act de grosses pointures comme Liars ou Grizzly Bear, la formation tourne aujourd’hui comme tête d’affiche. Responsable de deux elpees, sobrement baptisés « I » et « II », elle vient de graver un nouvel Ep intitulé « Blue Records ». Et on était impatients de découvrir les morceaux de cette dernière plaque…

En première partie, les organisateurs avaient invité un jeune combo batave. Issu d’Eindhoven, très exactement. Mozes and The Firstborn. Sur les planches, les quatre chevelus s’en donnent à cœur joie. Leur indie-rock est bien foutu. Les Néerlandais maîtrisent parfaitement leur sujet. Ils s’autorisent même quelques écarts en pseudo freestyle, mais retombent toujours sur leurs pattes. Une bonne surprise comme mise en bouche avant de passer aux choses sérieuses.

Vers 21h, Ruban Nielson monte sur l’estrade. Il a enfilé une veste qui va lui rester sur le dos tout le concert, alors que dans la salle, la température est caniculaire. Une première prouesse ! Barbu, Riley Geare se contente d’un marcel, et s’installe derrière ses fûts alors que Jacob Portrait va se planter à gauche de la scène. Unknown Mortal Orchestra entre directement dans le vif du sujet et attaque même plusieurs compos récentes. Ruban Nielson torture sa Fender Jaguar pour en extirper des sonorités plus hallucinées les unes que les autres. A chaque titre ou presque, le band s’autorise des envolées improvisées. Mais les musicos sont tellement complémentaires, que sans se regarder, et instinctivement, ils retrouvent le fil conducteur. Si les parties de guitare sont impressionnantes, celles du batteur m’ont totalement sidérées. Difficile de croire qu’il n’utilise que ses deux bras et ses deux jambes. Et où va-t-il chercher sa résistance pour maintenir un drumming si enlevé, aussi longtemps. Tout individu à la constitution normale, souffrirait de crampes après trois morceaux ! C’est même tout bonnement hallucinant ! (NDR : terme judicieux vu le style musical proposé). Evidemment, dans ces conditions, comment voulez-vous que le bassiste tire son épingle du jeu. En fait, il se charge de baliser le tout. Le groupe va puiser dans tout son répertoire, épinglant au passage le remarquable « How Can Yo Luv Me », fruit de la rencontre entre psychédélisme et soul. Déjà une heure qu’Unknown Mortal Orchestra est sur les planches. On n’a pas vu le temps passer. Le public est aux anges. Mais qu’il est difficile de revenir sur terre après avoir vécu un voyage sonore aussi éblouissant…

(Organisation Ancienne Belgique)

 

Unknown Mortal Orchestra

II

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Il y a deux ans, cette petite révélation indie pondait deux singles imparables et foutraques : « Ffunny Ffriends » et « How Can U Luv Me ». Le mystérieux one man band d’Unknown Mortal Orchestra est prêt à rééditer ses exploits, en gravant un elpee sobrement intitulé « II ». Enfin, plus tout à fait ‘one man band’, puisque le line up est aujourd’hui constitué d’un trio.

A la tête on retrouve Ruban Nielson. Il est soutenu par Jake Portrait et Riley Geare. La formation nous propose, tout au long de ce nouveau long playing, une collection de titres rock-psyché-lo-fi. On a toujours l’impression que les compos sont faites de bric et de broc. Mais elles sont soulignées par la voix fragile et bouleversante de Ruban. 

Les morceaux font constamment mouche, comme s’ils étaient transcendés par l’évidente économie de moyens… Délicates, caressées par les interventions singulièrement ‘fuzzy’ de Nielson, les pépites de ce long playing se succèdent. Elles sont cependant partagées entre singles subtils, à l’instar de « From the Sun » ou « Swim and Sleep (Like a Shark ») et de longs développement psychédéliques (« Monki »). Mais le sommet de l’album est atteint par « So Good at Being in Trouble », plage qui reflète parfaitement les sentiments traversés par l’âme tourmentée de Nielson…

Passé en division supérieure, depuis son transfert de Fat Possum à Jajaguwar, Unknown Mortal Orchestra ne devrait plus très longtemps végéter dans la zone crépusculaire de l’underground. A découvrir le 11 mai dans le cadre des Nuits Botanique, à Bruxelles.