Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Valerie June

Quand charismatique rime avec électrique…

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En 2013, Valérie June publiait son quatrième elpee, « Pushin’ against a stone », un disque unanimement apprécié par la critique. Cette jeune femme à la coiffure de poupée vaudou y chantait, d’une vois nasillarde, des compos profondément enracinées au Sud des USA. Quatre ans plus tard, après avoir conquis un large public et écumé les salles de concerts (notamment en première partie de Norah Jones), elle nous propose son nouvel opus. Intitulé « The Order of Times », il est paru en mars dernier, et se révèle musicalement plus fouillé, mais également davantage éclectique. Et elle est venue le défendre ce mercredi 4 mai, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles…

Pour accueillir l’artiste, l’AB est en configuration assise. Comme au théâtre, quoi ! Vers 21 heures, les retardataires prennent place sur leurs sièges, juste avant que les lumières ne s’éteignent. Directement, le drummer s’installe derrière ses fûts et imprime une solide rythmique, bientôt appuyée par le reste de la troupe. Qui implique un bassiste (NDR : il se plante à ses côtés), ainsi qu’un guitariste et un pianiste (NDR : ils optent pour l’autre flanc). Au bout de quelques secondes, Valérie June grimpe sur l’estrade. Parsemée de paillettes, sa tenue est dorée, scintillante même. Elle s’installe au centre, empoigne son banjo et attaque « Man done Wrong ». Il faut cependant attendre deux morceaux avant qu’elle ne se lâche complètement. En adaptant son dernier single, « Shakedown », dans une version plus électrifiée et vivifiante. Il n’en faut pas plus pour enthousiasmer la foule. De plus en plus à l’aise, elle commente les lyrics de ses morceaux et évoque ses origines à travers un ancien titre, baptisé « Tennessee Times ». Ses musicos sont manifestement bien rôdés à l’exercice du ‘live’. Ce qui lui permet de jongler entre toute une série d’instruments, dont la guitare (acoustique, électrique), le banjo ; mais également les styles. Que ce soit le folk, la country, le blues ou le gospel. Mais le plus intéressant procède du traitement des compositions, bien plus électrique. Aussi lorsqu’elles adoptent un profil davantage blues/rock, voire garage, on ne peut s’empêcher de penser à l’influence exercée par Dan Auerbach, le leader de Black Keys, en compagnie duquel elle a d’ailleurs bossé. En outre, elle parvient à libérer toute sa sensualité en exécutant quelques pas de danse, pendant « Two Hearts ». Elle n’oublie pas de nous accorder « Somebody to love », une excellente compo qui figurait sur son précédent long playing. Au bout d’une petite heure, toute l’équipe quitte la scène…  

Et quand Valérie y revient, c’est pour étaler toutes ses capacités vocales. Elle clôt alors la soirée, flanquée de ses musicos –qu’elle n’oublie pas de présenter– par « Astral Plane ». Une véritable apothéose, au cours de laquelle elle bondit aux quatre coins de l’estrade. Un flux d’énergie qui déclenche une véritable ovation au sein de l’auditoire.

Il a fallu quelques années avant que l’artiste, alors timorée en ‘live’ (NDR : comme lors de son set accordé au Botanique, en 2013), se révèle enfin une véritable showwoman. En électrifiant son répertoire, mais aussi en affichant un charisme, qu’on ne lui connaissait pas…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Valerie June

L’année de la Méduse ?

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Ce samedi 16 novembre, Valérie June revenait au Botanique, à l’Orangerie très exactement, quelques mois seulement après s’être produite à la Rotonde. L’une des révélations féminines de l’année est parvenue à conquérir tant le public féminin que masculin, grâce à son album « Pushin’ Against a Stone ». Ce n’est donc pas étonnant que le Bota affiche une nouvelle fois ‘complet’ ce soir.

Pour assurer sa première partie, la demoiselle a emmené un groupe issu du Missouri dans ses valises : le Ben Miller Band. Leur country-blues est une parfaite mise en bouche. Un avant-goût de l’atmosphère sudiste qui va baigner la salle, toute la soirée. Aussi, lorsque le trio vide les lieux, après avoir accordé un set irréprochable, la température est déjà montée de quelques degrés.

Lorsque la native de Memphis (NDR : c’est dans le Tennessee) monte sur l’estrade, un fan lui adresse un ‘I love you’ évocateur. Faut dire que la jeune femme possède plusieurs cordes à son arc. Outre son talent de chanteuse et de musicienne, Valérie June Hockett est vraiment charmante. Luxuriante, en forme de méduse (NDR : référence à l’une des trois Gorgones, dans la mythologie grecque), sa chevelure impressionne. Elle est vêtue d’une robe pailletée et d’un pantalon qu’elle ôtera au cours du concert, sans doute accablée par la chaleur qui règne dans la salle. Elle est soutenue par deux musiciens qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Le premier se charge des fûts. Le second est partagé entre guitare, violon et violoncelle. Quant à l’Américaine elle passe aisément de la guitare acoustique à l’électrique ou du banjo à la mandoline. Enfin, son timbre nasillard est en tous points pareil à celui de l’elpee. Pendant, une heure et dix minutes, elle va interpréter la majorité des plages de son dernier opus, tels que les magnifiques « You can’t be told » ou encore « Somebody to Love », mais également de nouvelle chansons. Elle fait cependant l’impasse sur les compos qui nécessitent un line up plus étoffé, à l’instar du morceau gospel « Wanna be on Your Mind ». Entre chaque titre, outre les remerciements habituels, Valérie June prend le temps de discuter avec son public, racontant des histoires de famille, … Elle partage son plaisir d’être sur scène et le public est aussi réceptif que ravi.

Toujours dans le même état d’esprit, après le concert, elle improvise une séance d’autographes, et n’hésite pas à tailler une bavette avec l’un(e) ou l’autre mélomane. Quelle belle humilité pour une artiste aussi talentueuse !  

(Organisation Botanique)