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Vex Ruffin

Vex Ruffin

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L'histoire de Vex Ruffin encouragera sans doute tous ceux qui veulent faire carrière dans la musique. Adolescent, il écoute surtout du hardcore punk de L.A et la cold wave de Cure et Joy Division. Puis, il va succomber aux univers tourmentés de Throbbing Gristle et Cabaret Voltaire. Deux influences qu'il revendique régulièrement, tout comme le kraut-rock et le jazz expérimental. C'est dire si le monsieur est éclectique. Mais pour vraiment saisir l'essence de sa musique, il faut aller chercher dans son panthéon deux autres noms : Suicide et Madlib. Son univers electro-punk minimaliste évoque en effet régulièrement les pionniers new-yorkais ; et le génial producteur de hip hop lui a insufflé l'envie de devenir Beatmaker et de composer principalement à l'aide d'un sampler (le fameux SP 303).

C'est en 2011 qu'il se décide, sans grand espoir, à envoyer une démo par mail au label Stones Throw. Et là, miracle, le boss qui n'écoute quasiment jamais ce qu'on lui envoie par Internet est intrigué par la pochette et se décide à jeter une oreille. Convaincu par ce qu'il entend, il contacte Vex Ruffin qui croit d'abord à une blague d'un de ses potes. Mais l'intérêt de Stones Throw est bien réel et les morceaux sortiront sous format cassette, quelques mois plus tard, sous le titre "Same Thing Tomorrow".

Le présent opus constitue donc la suite des aventures electro-punk lo-fi de Vex Ruffin, même si le son est tout de même un peu moins crasseux que précédemment. Le principe est toujours le même : un beat de boîte à rythmes répétitif peuplé de sonorités sombres sur lequel se pose un voix monocorde. Des boucles de synthés vintage, un accord voire deux de guitare ou de basse répété à l'infini (de son propre aveu, Vex n'a pas la technique pour proposer plus), c'est le royaume du minimalisme. Du kraut-rock de chambre mâtiné de No-Wave qui touchera sans doute les amateurs des expérimentations new-yorkaises de la fin des seventies, début des eighties.

Bref, si vous aimez les superproductions, la musique de stade et les sons léchés, passez votre chemin. Mais si vous êtes friands d'imperfections lo-fi, d'atmosphères post-punk répétitives, d'émotions et de sonorités brutes, alors il se pourrait que vous vous perdiez avec plaisir dans les paysages minimalistes de ce laborantin.