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Walter Trout

The Outsider

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Né dans le New Jersey, Walter fréquente les routes du rock et du blues depuis plus de 35 ans. Et il faut reconnaître que sa détermination n’a jamais été prise en défaut. Il se rapproche doucement du troisième âge, mais sa musique vibre toujours comme à ses débuts. C’est en 1991 qu’il avait effectué son apprentissage du blues. A Los Angeles. En accompagnant les dieux locaux du blues, Pee Wee Crayton, Lowell Fulsom et Percy Mayfield. Une situation qui va lui permettre de devenir successivement gratteur attitré au sein du Canned Heat et des Bluesbreakers de John Mayall. Depuis l'homme a accompli du chemin. Il sème son rockin' blues pur et dur et en récolte beaucoup de succès. Et à ce jour, il a commis une belle série d'œuvres personnelles. Produit par John Porter (BB King,  Los Lonely Boys,…), "Outsider" est découpé en treize compos signées de sa plume.

Walter débute en puissance par "Welcome to the Human race", une chanson autobiographique. Saturée de décibels, l’expression sonore bouscule tout sur son passage. Pourtant, le message véhiculé est grave, presque dramatique. Les musiciens de base du WT Band affichent une solide cohésion. Hutch Hutchinson et Kenny Aronoff forment une section rythmique en béton. Cette assise permet au leader de laisser échapper une cascade de notes largement amplifiées. "The next big thing" opère un changement radical de décor. Enfin, au départ. Walter joue d'abord en acoustique et sa voix adopte des inflexions clairement southern rock! Cependant, la machine de guerre se réveille rapidement ; et confessons que dans le genre, c'est bien  foutu. Cette plage s’achève par des notes aériennes torrentueuses. "All my life" est un morceau tout à fait étonnant. Du tex/mex/folk participatif impliquant guitare acoustique et accordéon. Le tout généreusement soutenu par les chœurs des musiciens. Une belle preuve que Walter est susceptible d’amuser la galerie. "The love song of J. Alfred Bluesrock" est un shuffle dur, trempé dans l'acier inoxydable. Sammy Avila se bat comme un forcené avec son orgue Hammond. Le guitariste crache des flots de lave sonore comme un damné. Et dans cet état d’esprit, Trout vous possède! Walter a une bonne voix ; mais elle colle surtout bien au rocker. Il le démontre sur "Don't wanna fall". Titre puissant, "Child of another day" révèle une autre surprise : l’intervention d’un harmonica. Le flux continu d’accords nous rappelle le désormais populaire Jason Ricci. Il prête son concours au Trout Band. Une lutte à couteaux tirés s’établit entre les cordes et l'harmo ; et c'est à celui qui produira le plus grand nombre de notes! Le vocal passionné de Walter convainc sur "The restless age", un rockin' blues de choc profilé sur un riff stonien. Pour la circonstance, le Néo-orléanais John Cleary apporte son concours au piano. "Gone too long" réverbère des sonorités de guitare dignes de Carlos Santana. Les percussions sont rigoureuses et l'orgue B3 d'Avila très présent. Les quelques plages plus calmes et partiellement acoustiques ne sont pas de mauvaise facture, mais elles dénotent dans l’ensemble. Ce n’est pas vraiment du Trout ! Honnêtement, je préfère largement un titre comme "Can't have it all", caractérisé par son puissant riff à la Muddy Waters! Le producteur John Porter se réserve la partie de basse sur "San Jay", un fragment d'inspiration indienne. Une impression accentuée par la présence d’instruments indiens et d’une six cordes aux accents psychédéliques. Walter achève l’opus par le titre maître. "The outsider" c’est l'étranger, l'exclu. Saturé d’électricité, cet excellent blues lent baigne au sein d’un climat dramatique. Et c’est d’ailleurs sous cette forme que Trout est capable de nous livrer le meilleur de lui-même.

 

Walter Trout

Full circle

Écrit par

Originaire du New Jersey, Walter Trout est âgé de 55 ans. Au cours de sa jeunesse, il se consacre à la trompette. Ce n’est qu’après avoir écouté l'album "The Paul Butterfield Blues Band", au sein duquel milite un certain Mike Bloomfield à la guitare, qu’il décide de passer à la six cordes. En 1973, il s’établit en Californie. Il y joue en compagnie de Finis Tasby, Lowell Fulsom, Percy Mayfield ou encore de l'organiste Deacon Jones ; mais surtout au sein des orchestres de John Lee Hooker et de Joe Tex. En 81, il rejoint Canned Heat. Il y restera trois bonnes années. Il transite par les Bluesbreakers de John Mayall aux côtés de Coco Montoya. Une expérience couronnée de succès. Enfin, en 1989, il fonde son Walter Trout Band, patronyme qu’il change rapidement en Free Radicals. Une aventure qui va lui permettre de récolter une notoriété internationale. Depuis, il a commis une multitude d’albums dont la plupart se sont bien vendus. Faut dire que le hard rockin' blues de Trout réunit un nombre impressionnant de fidèles aficionados. Produit par Jim Gaines, "Go the distance", son dernier album studio, était paru voici déjà cinq ans. Bien que proposant de nouvelles chansons, le "Relentless" de 2003 était un ‘live’. Et le "Deep Trout" de 2005 une compilation.

Il aura donc fallu 5 longues années pour voir Walter enregistrer un nouvel opus studio. Un nouvel elpee très blues pour lequel il a reçu le concours de vingt-cinq amis dont quelques artistes prestigieux. Sans oublier ses Radicals : Rick Knapp à la basse, Joseph Pafumi aux drums et Sammy Avila à l’orgue Hammond. Son premier invité n’est autre que John Mayall. Son boss des années 80 est au piano et à l'harmonica. Il donne également la réplique vocale sur le très inspiré "She takes more than she gives", un merveilleux blues lent digne des meilleurs moments des Bluesbreakers. Walter concède son meilleur solo de blues depuis bien longtemps. Plus de 8 minutes de bonheur! "Workin' overtime" a été enregistré au Canada. Jeff Healey et ses musiciens collaborent à ce blues rock au tempo lent ; mais dont l’intensité rappelle la quintessence du Cream, lorsque Clapton et Bruce étaient au sommet de leur art. Walter et Jeff conjuguent leurs guitares au sein d’un bain de décibels. Country blues proche du Delta, "Firehouse blues" ramène la sérénité. Walter cumule la guitare acoustique et l’harmonica. Réplique de Johnny Winter, Eric Sardinas se réserve le bottleneck et le chant. Autre bonne surprise : Walter et Coco Montoya sont à nouveau réunis pour "Who's listenin' in". Les deux guitaristes du Bluesbreakers des 80’s s’abandonnent dans une véritable orgie de cordes. Très habile, Junior Watson participe à un heureux intermède instrumental. Trout a bien de la peine à soutenir la différence. Evidemment, la plage est sculptée dans le jump, dont le maître incontesté reste Watson! La section rythmique est impressionnante : Johnny Ray Bartel (des Red Devils) à la basse et Bill Bateman (des Blasters) à la batterie. La présence de Guitar Shorty est une autre bonne nouvelle. Ce vétéran issu du nord ouest américain se consacre à la guitare et au chant sur "Wrapped around your finger", un blues rocker bien carré. Deacon Jones s’applique à l’orgue. Shorty est aussi balaise que Trout pour extraire des notes désespérées de ses cordes. Blues très roots, "A busy man" puise ses sources dans le Chicago Southside. Une compo signée James Harman. Walter et James se partagent le chant face au piano alerte de Rob Rio. La guitare devient envahissante. Dommage que Harman ne souffle pas davantage dans son harmonica. Aux ivoires, le bon vieux John vient insuffler un petit élan de boogie, à "The highway song", une chanson coécrite par Trout et Mayall. Très Chicago Westside "When will it ever change" évolue dans un registre assez proche d’un Magic Sam. Faut dire que le duelliste n’est autre que Bernard Allison, le fils d'un des rois du Westside. Il n’est donc pas étonnant d’y entendre un impressionnant flux de notes. La fin de l'album est bien moins intéressante. Sauvé par la voix de Finis Tasby et l'orgue de Deacon Jones, "Can't help falling apart" campe un blues rock lourd. Deacon est toujours au poste pour "After hours", un late night blues instrumental très atmosphérique. Blues rock lent parsemé d’accents dramatiques, "Clouds on the horizon" est caractérisé par moult joutes orgiaques sur les cordes. Le jeune Joe Bonamassa y participe allègrement. Cet opus s’achève par un instrumental rehaussé par la présence de Larry Keene (NDR : il est marié à la belle-sœur de Walter !), un DJ rock'n'roll qui a sévi sur les ondes au cours des années 60.

 

 

Walter Trout

Relentless

Écrit par

Originaire du New Jersey, Walter Trout est âgé de 52 ans ; et il faut reconnaître qu'il possède déjà un beau pedigree. Fin des 70's il sévissait au sein du backing band de John Lee Hooker. Il est alors remarqué par les membres de Canned Heat qui l'invitent après le décès de Bob ‘The Bear’ Hite. Il passe ensuite quelques années chez les Blues Breakers de John Mayall. Il y cohabite alors en compagnie de Coco Montoya. Depuis la fin des années 80, il mène une carrière personnelle. Avec un certain succès, il faut le reconnaître. Pourtant, la vie de Walter n'a pas été un long fleuve tranquille. Accro aux drogues dures pendant les années septante, il a traîné une réputation d'alcoolo dans les 80s. Mais depuis quinze bonnes années, suite aux conseils prodigués par Carlos Santana, il ne touche plus ni à la drogue ni à l'alcool. Walter signe ici son quatrième album européen pour le label Ruf. Un elpee un peu particulier, puisque les 14 nouvelles chansons qu'il a écrites ont été immortalisées 'live', le 14 mai dernier au célèbre Paradiso d'Amsterdam. Le style de cet artiste prolifique est sculpté dans le hard rockin' blues. Un registre qui lui permet d'étaler ses prouesses sur les cordes.

Il ouvre l'opus par "I'm tired". Le rythme est modéré. Tous les ingrédients sont bien en place. La section rythmique est taillée dans le rock : Jimmy Trapp à la basse, Joey Parfumi (NDR : il milite au sein du backing group depuis avril 2002) à la batterie, et Sammy Avila à l'orgue Hammond. Il aborde "The life I chose" sur le même tempo. Il y raconte sa vie de tous les jours, les rencontres qu'il a effectuées au détour du chemin, à l'hôtel, sur la route, dans les clubs. La vie qu'il a choisie, quoi! Introduite à la guitare acoustique, "Jericho road" est une ballade lente. Même son solo est unplugged. Sa voix colle parfaitement à ce type de plages, mais ce n'est pas du blues. La douceur persiste sur deux autres plages : "Cry if you want to" et "Lonely tonight". "Talk to ya" hausse enfin le tempo. Les vibrations sont bonnes. L'orgue d'Avila sort de sa réserve. Ce musicien apporte des couleurs au guitariste. A l'instar de "Helpin' hand", caractérisé par son seul riff, de "Collingswood" et de l'unique véritable blues lent empreint d'une l'intensité dramatique, "My heart is true". Parfois, il a une pensée émue pour Jimi Hendrix et s'en inspire. A l'instar de "Chatroom girl". En fin de parcours, toute l'équipe est chauffée et à blanc et s'aventure, tout au long de "The best you got" et "Mercy", dans de longs breaks instrumentaux. Un album destiné à un public rock attiré par les accents du blues.

Walter Trout

Face the Music

Écrit par

Nouvel album live pour Walter avec ses Free Radicals ; en l'occurrence Bernard Pershey (batterie), James Trapp(basse) et Paul Kallestad (orgue Hammond). Le style de Walter Trout campe un hard rock mélodique et bluesy, sans doute trop hard rock pour les amateurs de blues, mais pas trop blues pour les fans de hard rock. Car, n'en doutons pas, Walter Trout possède de nombreux admirateurs. Le combo est constitué de solides musiciens, reconnaissons-le ; et lorsque l'orgue prend toute sa coloration dans cet enregistrement public, la guitare, bavarde, n'est pal mal jouée par Trout. Mais une question me hante l'esprit : pourquoi donc veut-il jouer tant de notes, alors qu'il pourrait en pondre deux fois moins avec un meilleur effet ? Tout simplement parce que c'est le style du musicien et c'est ainsi que nous devons le prendre.

Walter enregistre beaucoup d'albums. Celui-ci constitue déjà son 8ème depuis 1990 ; son second live, après "No more fish jokes". Il avait, souvenez-vous, fait partie de Canned Heat et des Bluesbreakers de John Mayall. Plutôt des références, non? Les meilleurs titres, il les commet, lorsqu'il s'attaque à des tempos lents. Parce que sa voix se prête bien à cet exercice, et que son style mélodique en devient plus accrocheur. Il se plaît à faire hurler ses cordes comme celles d'un violon. Et dans ce style lent, "Tired of sleeping alone" n'est pas mal du tout...