L’aurore de Lathe of Heaven…

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White Wine

Un trio hors du commun !

Quand l'attachée de presse du Botanique vous confie : ‘Va voir White Wine, c'est un truc pour toi’, il faut y aller les yeux fermés. C'est ce qu'on a fait et franchement, on n'a pas été déçus !

En une heure et demie de concert, le trio basé à Leipzig a balayé un spectre de styles musicaux particulièrement large : du post punk à l'industriel en passant par la no-wave, pour accoucher d'une dark pop expérimentale aussi bizarroïde qu'attachante. Drivée par le chanteur/guitariste américain Joe Haege, cette formation implique également le drummer Christian ‘Kirmes’ Kuhr ainsi que Fritz Brückner, aux claviers, à la basse et au basson. Ces deux derniers sont de nationalité allemande.

Au fil du set, on pense, tour à tour, à Devo, PiL, The Fall, Talking Heads et, parfois, à Muse ou Franz Ferdinand. Joe Haege ressemble d'ailleurs un peu à Alex Kapranos. Une des particularités du groupe vient de la présence d’un basson, un instrument de la famille des bois, très imposant. Joué par Fritz Brückner, il apporte une couleur expérimentale unique à plusieurs titres de White Wine. Mais c'est surtout Joe Haege qui focalise tous les regards. Au tout début du concert, il apparaît, assis contre le mur, en plein milieu de la salle, avant de rejoindre le podium. Une entrée en matière plutôt singulière ! Au cours du show, il quitte à nouveau l'estrade pour se mêler au public en feignant de trébucher. Pendant « Falling from The Same Place », il prend place au milieu de la fosse dans une zone balisée par deux guirlandes lumineuses. Sans oublier le moment au cours duquel il passe la tête à travers le trou d’une affiche en pop-up (voir photo). Son engagement est total et il en vient même à concéder, entre deux chansons, que cette dépense d'énergie est addictive pour lui. 

La setlist est bien entendu articulée autour du second et tout dernier opus de White Wine (NDR : autrefois il portait le patronyme de Vin Blanc/White Wine) : « Killer Brillance », paru l'an dernier sur le label Altin Village & Mine Records. Au passage, Joe Haege n'oubliera pas de remercier ses amis de BRNS, qui, en 2017, ont invité le trio à se produire lors d'un 'home concert' à Bruxelles et au Reflektor de Liège.

Au moment d'évaluer ce concert, force est d'épingler une inventivité et une originalité peu courantes tant au niveau musical que dans la recherche scénographique! Ce qui incite à approfondir la discographie de ce trio décidément hors du commun !

(Organisation : Botanique)

 

White Wine

In every way but one

Écrit par

Joe Haege nous le rappelle au sein du texte introductif de cet album : il y a plus de 17 ans qu’il enregistre. Il n’a donc plus rien à prouver, que se soit comme musicien ou artiste. Originaire de Portland, dans l’Oregon, Joe s’est d’abord forgé une notoriété à travers 31 Knots, en concoctant une musique très personnelle. Et sur les planches, le band est également parvenu à se bâtir une fameuse réputation, à cause notamment des extravagances de son leader. Depuis quelques années, il a placé 31 Knots en hibernation, afin de s’investir dans d’autres projets, dont celui impliquant son épouse, Tu Fawning, et de prêter main forte à Menomena, le temps d’une tournée. Et le multi-instrumentiste s’est enfin décidé à nous concocter un album solo, sous le curieux patronyme de Vin Blanc/White Wine.

D’emblée le style du bonhomme est aisément identifiable. Sa voix aussi. Puis l’énergie qu’il injecte dans ses morceaux est tellement caractéristique. Et « Temple of Lines » en est certainement la plus belle illustration. En outre, à travers ce nouveau projet, il pousse ses expérimentations toujours un peu plus loin. A l’instar d’« Every way but one », une plage au cours de laquelle la guitare et les drums ont été réduits à la portion congrue, au profit des claviers et des rythmes électroniques. L’heure est donc au synthétique pour Vin Blanc/White Wine, même si tout au long de « Losing Sweet Permission », on retrouve un piano plus classique.

Bref, on se rend compte qu’en concoctant « In every way but one », Joe Haege a pris du bon temps. Et sa petite dizaine de nouvelles compos se révèlent, ma foi, fort sympathiques, à défaut d’atteindre l’excellence de 31 Knots. Mais on retiendra surtout qu’en publiant cet elpee, l’Etasunien a dévoilé une autre facette de sa personnalité, une personnalité manifestement complexe…