Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits. Après plus de cinq décennies passées à bousculer les codes musicaux, Ron et Russell Mael ajoutent un nouveau chapitre singulier à leur parcours en publiant Live On The…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Wicked

Crawling back

Écrit par

Si ce trio breton s’inspire du blues, on peut affirmer que sa démarche est fondamentalement rock. Le line up implique le chanteur/guitariste/compositeur Robin Millasseau, son frère Mathias à la basse et Klet Beyer à la batterie. En avril 2015, le trio avait publié "Wicked", un Ep éponyme autoproduit. Depuis, la formation tourne sans cesse afin de se forger une expérience mais également une propre identité. Au cours de cet hiver, les trois musicos se sont enfermés au sein du studio Near Deaf Experience, afin de composer un nouveau répertoire destiné à alimenter un nouvel Ep 6 titres. Et de toute évidence, Wicked a sensiblement progressé.

Le titre maître ouvre la plaque. Fort rythmique et très présente, la sonorité de guitare évolue le plus souvent sur le fil du rasoir. La voix s’intègre parfaitement dans un ensemble à la fois homogène et percutant. Tapissé par l’orgue de Thomas Schaettel, "You can die" baigne au sein d’un climat hypnotique, une piste au cours de laquelle la ligne de basse profonde favorise les envols de gratte relativement déjantés voire acides. Paisible, l’intro d’"Everyday" met en relief la voix expressive de Robin avant qu’il ne cède le relais aux acteurs du rythme. Et si l’orgue de Thomas s’intègre harmonieusement à l'ensemble, les cordes réverbérées de Robin finissent par déraper dans un délire fuzz et trash. La combinaison entre la guitare et l'orgue est savoureuse, et nous replonge parfois dans l’univers d’Iron Butterfly, une formation californienne qui à surtout marqué la fin des sixties. Dès que le vocal a libéré "Back in town", les musiciens s’enfoncent au cœur d’un climat chaotique et impitoyable. Mais hantée par le Robert Fripp rouge, la guitare de Millasseau finit par émerger. Des riffs lourds et menaçants s’invitent au sabbat noir de "Colors". "Be your slave" clôt le long playing. Un titre plus blues mais aux accents power pop. La section rythmique étale toute sa richesse. Et les harmonies vocales célèbrent une forme de mariage, plutôt énigmatique…