Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Will Johnson

Scorpion

Écrit par

Will Johnson est toujours aussi prolifique. Leader de Centro-Matic et de South San Gabriel, ce chanteur/compositeur/multi-instrumentiste (NDR : et peintre, par ailleurs) milite également chez Monsters of Folk, New Multitudes et Overseas. A une certaine époque, il a sévi au sein de l’Undertow Orchestra tout comme David Bazan, Mark Eitzel et le regretté Vic Chesnutt. Sans oublier ses projets parallèles, dont un duo échangé avec feu (décidément !) Jason Molina, en 2009, et en compagnie de Jay Farrar, Anders Parker et Yim Yames, pour concocter l’album « New Multitudes », l’an dernier… En outre, il lui arrive également de publier des disques en solitaire. Son dernier opus solo, « Survey/Voyage », remontait quand même à 2005.

Peu de monde pour le soutenir sur « Scorpion ». Il y a bien l’ex-Shearwater Howard Draper aux claviers, Scott Danbon (Centro-Matic) au violon et un préposé à la scie musicale ; sans oublier le fidèle Matt Pence au mixing. Mais pour le reste, Will se réserve le reste de l’instrumentation. Qu’on pourrait qualifier de dépouillée, de minimaliste ou de lo-fi. A vous de choisir !

Découpé en 10 plages, cet elpee baigne dans un climat crépusculaire, douloureux, mélancolique et reflète sans doute de la solitude vécue par l’artiste. On pense à Mark Linkous (NDR : oui, je sais, il a aussi retourné sa brouette…), Richard Buckner et même à Mark Eitzel (« Winter screen four »). Mais il y a comme une forme d’esthétisme et de charme dans ce déversement de spleen. Les lyrics sont le plus souvent chuchotés. Les chœurs furtifs ou angéliques. La voix est souvent overdubbée. Un peu de guitare électrique quand même (NDR : en particulier sur « It goes away so fast »), mais en général c’est la guitare acoustique (parfois électrifiée) qui domine le sujet. Et dont les cordes peuvent même parfois être volontairement désaccordées pour accentuer le sentiment de souffrance. A l’instar de « Bloodkin push (forget the ones) ». Mais également de « Riding from within ». Et pas seulement la sèche, puisque banjo et violon épousent un même profil discordant, une plage dont les vaguelettes sonores semblent poussées par une houle indolente… Ou évoluer sous la forme d’arpèges comme sur le titre maître, bercé par une jolie mélodie. Enfin, les deux pistes qui achèvent l’elpee sont sans soute les plus sinistres. Malgré son sifflotement cinématique (Ennio Morricone ?), « Truss of Ten évolue sur une tempo monocorde, presque spectral, marqué par un martèlement de tambour sépulcral. Et puis, « Vehicular and true », un titre aride, ponctué de quelques gouttelettes de piano sonore. Un titre instrumental : « Rosanky ». Une compo qui diffère de l’ensemble. Plus americana. Plus sauvage, rythmée et désincarnée, aussi. Mais c’est l’exception qui confirme la règle. N’empêche, cette œuvre est à la fois belle et déchirante. Mais je vous la déconseille si vous êtes dans le trou (NDR : enfin, pas comme Molina, Chesnutt ou Linkous, quand même…)

 

Will Johnson

Vultures await

Écrit par
Le leader de Centro-Matic et de South San Gabriel mène parallèlement une carrière en solitaire. Et « Vulture await » constitue déjà son deuxième album solo. Un disque pour lequel il a reçu le concours de Scott Danbon, au violon, sur deux titres (« Just some silence » et « Sleep a while ») ; ainsi que celui de Matt Pence, au mixing, à la mise en forme et épisodiquement à la programmation. Hormis la collaboration de ses deux fidèles comparses, Will se réserve toute l’instrumentation : guitare acoustique et électrique, banjo, piano, basse, orgue, bruitages et la batterie. Sans oublier les parties vocales. De sa voix fatiguée, austère, rongée par la douleur, Johnson épanche ses lyrics intimistes, ténébreux sur une musique qu’on pourrait qualifier de country/folk alternative. Imaginez un Wilco en plus minimaliste, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par cet artiste texan. Pas pour rien que le génie littéraire de Will et de Tweedy sont souvent comparés. Ballades dominées par un piano spectral, élégies acoustiques et parfois chansons pop se partagent les 12 fragments de ce « Vultures await ». L’esprit de Tom Waits hante même le lugubre « Catherine Dupree » ; alors que tout en lorgnant du côté des Flaming Lips, « Nothin’ but Godzilla » constitue le seul moment au cours duquel, Will se montre un tantinet plus optimiste…