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Willie Kent

Comin´ alive!

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Willie Kent est le bassiste le plus célèbre du blues contemporain pratiqué à Chicago. Pas pour rien que de 96 à 98, ainsi qu'en 2000 et 2001, il a cumulé les WC Handy Awards. Il a déjà commis quatre albums solo pour Delmark ainsi que "Who's been talking", en compagnie de Lil' Ed Williams. Willie est aujourd'hui âgé de 66 ans. Il est en effet né à Inverness, dans le Mississippi, en février 1936. Il a joué avec tous les grands de Chicago : de Muddy à Howlin' Wolf, en passant par Little Walter, Magic Sam, Junior Parker, Bobby "Blue" Bland et j'en passe. Ce nouvel opus est donc paru sur le label du célèbre club Blue Chicago. Nonobstant son titre ("Comin' alive"), il n'a pas été enregistré en public, mais dans les studios de Twist Turner.

L'album débute par "Lonely streets". Inspiré par Albert King, le jeune Haguy F. King s'acquitte admirablement de son rôle de 1er guitariste. Autobiographique, "Born in the Delta" est un splendide blues lent. "Check it out" est un blues rythmé qui rocke dans la plus pure tradition du terme. Une excellente plage marquée par le piano de Batts et une nouvelle intervention brillante de Haguy. "Look like it's gonna rain" font le plein de cuivres funkysants. La voix de Willie est délicieuse, très soul. Cette composition aurait pu figurer dans le répertoire d'un Fenton Robinson. Caractérisé par une brillante intervention du nouveau King, "Lonesome whistle blow" est un autre blues lent. Très nerveux et si proche d'Albert King, "Someone like you" est une bonne composition maison. Même scénario pour "Bad luck". Sans doute la meilleure plage de l'album qui bénéficie d'une assise rythmique impressionnante. Blues rythmé, "Sittin' here thinkin" permet aux ivoires de Batts de se mettre en vedette. La cohésion des Gents y est, en outre, remarquable. Dans un registre semblable, Don't tell me your trouble", permet à Haguy King de tirer le maximum de ses cordes. Quel bonheur ! Allen Batts se déchaîne sur le boogie au tempo enlevé "Something new". Indispensable finale gospel, "Someone you should know" bénéficie des chœurs de l'ensemble Gospel Supremez. Un album classique, mais surtout une agréable tranche de Chicago blues.