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Wye Oak

The louder I call, the faster it runs

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En une décennie d’existence, Wye Oak n’a eu de cesse d’évoluer. Et tout au long de ce sixième opus, le duo de Baltimore le démontre une nouvelle fois. Réunissant le drummer Andy Stock et le chanteur/guitariste Jenn Wasmer, il pousse même encore plus loin ses expérimentations. Difficile d’ailleurs de croire qu’ils ne sont que deux pour concocter une musique aussi riche et créative.

A l’origine, le tandem privilégiait le folk ; mais au fil des albums, Jenn Wasmer s’est davantage intéressé à l’électricité, aux loops et aux claviers, lorgnant même parfois vers la dream-pop. « The louder I call, the faster it runs » intègre une nouvelle fois de nombreux éléments électroniques à un rock qu’on pourrait qualifier de luxuriant voire de complexe. Plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir assimiler, puis apprécier le sens mélodique. L’instrumentation a atteint un niveau de perfection étonnant, les couches de guitare se superposant aux nappes de synthés. En outre, Jenn maîtrise parfaitement sa voix. Et si certaines plages, à l’instar du titre maître ou encore de « Symmetry » ont un impact direct, d’autres comme « It was not Natural » baignent au sein d’un climat plus paisible.

Vu le pouvoir novateur de Wye Oak, on est curieux de voir ce qu’il va nous réserver à l’avenir… 

 

Wye Oak

Shriek

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« Shriek », quatrième album de Wye Oak, s’autorise des espaces de liberté et s’éloigne de son folk nourri à la guitare, timidement fugueur, pour s’envoler vers des cieux plus aériens. Une musique précieuse, plus proche de leurs concitoyens de Beach House, qui arpente davantage un pop-folk éthéré et mélancolique aux arrangements tout droit sortis de l’usine à rêves de Brooklyn du Français Nicolas Vernhes (Animal Collective, Deerhunter…) Un 10 titres aux nombreux arrangements studio qui effacent systématiquement les grattes sauf lorsqu’elles viennent atterrir malheureusement sur « The Tower » ou plus rarement, sublimer « Paradise ».

Naguère parfois rigides et statiques, les mélodies deviennent plus rythmiques, plus dansantes sur certains titres. Ainsi, des morceaux comme « Glory » ou « Shriek » affichent un nouveau visage au duo de Baltimore. On aime ou on n’aime pas. 

En bref, Wye Oak ose le changement. Il laisse les guitares au placard, modifie son cap  artistique et se dirige vers des vents davantage dream pop (« I Know The Law ») et dansants. Une métamorphose partiellement réussie qui pourrait surprendre certains inconditionnels.

 

Wye Oak

The Knot

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Wye Oak est un duo issu de Baltimore, dans le Maryland. Et « The Knot » constitue son second elpee. Il fait suite à « If children », gravé en 2007. J’avais eu l’occasion de découvrir cet ensemble, live, en première partie des Dodos, au Botanique ; et je dois avouer que leur set m’avait agréablement surpris. A sein du couple, Jenn Wasner se charge des parties vocales, de la composition et des guitares alors qu’Andy Slack se réserve les drums, les claviers et la production.

Mais venons-en à la musique de Wye Oak. Très électrique, sombre, imprimée sur un rythme plutôt lent, mais sans jamais tomber dans le slowcore, parfois quand même mid tempo, elle évolue dans un univers sis quelque part entre Mazzy Star, le Crazy Horse de Neil Young, les débuts de Wilco et Yo La Tengo. Le tout épicé d’un zeste de shoegazing et de britpop. Suffit pour les références, passons au contenu de cet elpee.

Les lyrics sont sombres, ténébreux, mélancoliques et à la limite sinistres. Probablement autobiographiques, ils reflètent une angoisse existentielle. Même les titres apparemment allègres, reflètent un mal-être. Quant à savoir si c’est celui de Jenn, il serait intéressant de lui poser la question. Elle possède une très belle voix. Atmosphérique, douce, vulnérable, confessionnelle, mais bien timbrée. Et puis entretient une intensité électrique savoureuse, frémissante, venimeuse, de sa six cordes, lorsqu’elle n’éclabousse pas les mélodies d’accès de pedal steel. En studio, les compos ont bénéficié d’une palette instrumentale plus large. Un zeste de piano, de l’orgue, un chouia de cuivres, une pincée de banjo, mais surtout du violon. Un violon languissant, parfois grinçant qui confère alors aux compos un climat épique. Les arrangements ont été ciselés par Andy, responsable, en même temps d’un drumming aussi délicat que souple. De cet opus, on reprochera la longueur excessive de « Mary is Mary » (NDR : encore qu’en live, ce morceau pète des flammes), mais on mettra en exergue le sublime « For prayer », dont l’intensité émotionnelle me rappelle la quintessence du Paisley Underground.