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Youngblood Brass Band

Copie parfaite!

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Avant de se rendre à Louvain pour y prester une dernière date européenne, les New-yorkais opéraient une halte dans le Nord de la France. A Tourcoing très exactement. Ce vendredi soir, ils se produisaient donc en la salle du Grand Mix. Jouissant d’une excellente réputation en ‘live’, le collectif avait attiré la foule. Le concert était d’ailleurs presque sold out. Youngblood Brass Band venait défendre son dernier opus, « Pax Volumi ». Un album que je vous conseille vivement, si vous aimez le style. Pas de souci à se faire, il vaut le coup.

En première partie, le Grand Mix avait invité un DJ anglais répondant au doux nom de A La Fu. Vu le pseudo, on devait manifestement être aux aguets… Seul derrière ses platines, il triture ses boutons durant une quarantaine de minutes. Si son électro minimaliste ne passe pas trop mal rampe, le public s’es tape complètement. Bref, on se serait bien passé de cette mise en bouche. Quant au gaillard, nul doute qu’il aurait préféré s’exprimer dans de meilleures conditions. Ou même à la limite, rester dans son Albion natal.

Vers 21h, les lumières s’éteignent. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer. Dix musicos montent sur les planches et prennent possession de leurs instruments respectifs. Visuellement, le band transpire la classe. A gauche du podium, s’installent deux trompettistes et le sousaphoniste. Au centre, deux saxophonistes. A droite, deux trombonistes. Et enfin, à l’arrière trois percussionnistes. Aucune note n’a encore été jouée, mais on pressent que la soirée sera bonne.  

Pas de round d’observation, la formation entre immédiatement dans le vif du sujet. Par section, les musiciens se réservent à tour de rôle leurs solos et reprennent en chœur le refrain. Impossible de rester de marbre face à l’énergie libérée par le Brass Band. Dès le second morceau, le préposé à la caisse claire passe au micro. Et ses interventions communiquent une autre dimension au groupe, la rendant plus accessible. Entre chaque compo, les membres du groupe communiquent avec le public. Et ce dernier est très réceptif. En particulier lors de la finale, lorsqu’il accepte de s’agenouiller ou encore en reprenant en chœur les paroles. Pendant plus d’une heure, la setlist va alterner morceaux instrumentaux et chantés. Le point d’orgue de la soirée ? L’interprétation de leur désormais classique « Brooklyn ». Difficile de faire mieux !

Copie parfaite remise par le Youngblood Brass Band. Un sans faute ! Que demande le peuple ?

(Organisation le Grand Mix)