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Yum

Monokid

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Yum, c'est avant tout Lennard Busé et Reinert D'Haene. Hollando-canadien, le premier chante et écrit les lyrics. Membre d'Ashbury Faith, le second est anversois et se charge des drums. Tous deux jouent également de la guitare acoustique, instrument qui sert de base à leurs chansons, avant qu'ils ne les enrichissent de sonorités électroniques.

Pour enregistrer " Monikid ", ils ont quand même reçu le concours de quelques collaborateurs. Le guitariste d'Ashbury Faith, Matthias Van der Hallen, tout d'abord. Le frère de Reinert, également. Geert. Préposé aux bips et aux loops. Mais surtout Gary Langan à la coproduction et au mixing. Pour ceux qui l'ignoreraient, Langan était le bras droit de Trevor Horn. Fondateur d'Art Of Noise, il a travaillé pour ABC, Yes, Frankie Goes to Hollywood, The The, Scritti Politti, McCartney, Mick Jagger, Michael Jackson et PIL. Excusez du peu !

Le premier album de ce duo semble, en tout cas, particulièrement contaminé par la new wave et l'électro pop des eighties. Peu convainquant dans ses ballades post A-ha, sub Yazoo, ou calquées sur Sting, il devient franchement séduisant lorsqu'il embrasse le sens mélodique minimaliste du Depeche Mode circa " See you " ou " Never let me down again ". A l'instar de l'excellent " Day one ". Et même étonnant sur l'électro-industriel " Break your hands ". Une composition frénétique, dont le tempo viscéral et les vocaux écorchés me rappellent le défunt Poésie Noire…