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Zachary Cale

Duskland

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Originaire d'Enon (NDR : c’est en Louisiane), Zachary Cale est actuellement établi à Brooklyn. Depuis 2005, année de la sortie de son premier elpee, paru sur un label alternatif, il est parvenu à grimper les échelons de la reconnaissance, sans faire de bruit. Ce qui lui a permis notamment d’assurer le supporting act pour Kurt Vile, Yeasayer, Foxygen ou encore Deer Tick. Une décennie (soit une éternité pour un artiste) plus tard, il publie son cinquième opus. Il est publié sur le label américain No Quarter, qui héberge notamment Joan Shelley et Houndstooth. Même si on ne peut pas dire que Cale jouit d’une grande notoriété, il s'est quand même forgé un nom dans le milieu.

Lorsque l’on demande à Cale de définir sa musique, il répond : ‘jouer avant tout du folk’. Cependant, il serait réductif de limiter « Duskland » à la simple étiquette ‘folk’. Non, cet opus ne réunit pas des morceaux interprétés en solitaire à l’aide d’une sèche. Ce folk est vaporeux. L’instrumentation est subtile, calibrée et variée. Seule la voix, un brin nasillarde, ressort de l’ensemble. Le disque baigne au sein d’un climat optimiste et paisible. La lenteur du tempo y est sans doute pour quelque chose. Ainsi, l’écoute d’« I left the Old Cell » ou de « Sundowner » procure une impression de ‘zénitude’.

Vu la qualité des compos, on se demande quand même pourquoi Zachary Cale est toujours aussi méconnu sur le Vieux Continent. Et pourtant, « Duskland » constitue un remède idéal pour soigner stress et insomnies.