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Zongamin

Zongamin

Susumu Mukai est né au Japon, mais il y a longtemps qu'il séjourne à Londres. C'est au Royal College of Art qu'il rencontre Mike Silver, alias Sonovac. Signé sur Output, le label de Trevor Jackson, Mike encourage Susumu à se lancer dans l'aventure musicale… lui qui bidouille dans sa chambre, entre deux couv' pour Sleazenation et Confused (Susumu est aussi illustrateur). Chance : Mike fonde son propre label, Flesh Records. Susumu pourra enfin graver ses galettes. Très vite, le buzz enfle : c'est que Susumu, rebaptisé Zongamin, aime le rock et la dance, qu'il mélange avec doigté dans ses premiers vinyles pressés à quelques exemplaires. Ca tombe à pic : on est en pleine résurgence punk-funk, de The Rapture à Out Hud. De fil en aiguille, Susumu se retrouve sur toutes les compiles branchées du moment : le 2 Many DJ's, le DJ Kicks de Playgroup et le Colette n°4. " Serious Trouble " et " Tunnel Music " deviennent rapidement des nouveaux classiques du dance-floor. Ce qui plaît chez Zongamin, c'est clairement ce mix explosif de guitares et de beats. La basse omnipotente, la batterie vitupérante et les synthés qui grincent et grondent donnent des fourmis dans les jambes, et des crampes dans le ventre. Entre Mr Oizo, DFA, ZTT, le disco et la surf music, la musique non identifiée de Zongamin pète une durite et ignore les bonnes manières. Ici, au diable les préjugés, les bruits de chapelles : big beat kung fu (" Whiplash "), électro-Morricone (" J. Shivers Theme "), Pierre et le Loup version dance-floor (" Tunnel Music ", plein de hautbois, de percus et de samples), postpunk mécanique (" Painless "),… Zongamin mange à tous les râteliers du rock, de la techno, du punk et de la new wave. Parfait comme antidote sudatoire, et surtout méchamment jubilatoire, cet album est une vraie bombe. Chaud devant !