Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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swan•seas

Songs in the sky of blue

Écrit par

swan•seas, c’est le projet de Corrado Angelini, le chanteur/guitariste du groupe Nostalgics.

« Songs in the Key of Blue » constitue le premier opus du Milanais, un disque dont la musique évolue au sein d’un paysage indie rock turbulent, réminiscent des 90’s, subtilement infusé de textures shoegaze et dream-pop.

Si la structure repose sur un classique guitare/basse/batterie, l’expression sonore est enrichie d'éléments électroniques et de boîtes à rythmes. Les mélodies s’attardent comme des secrets chuchotés, les synthés s’insinuent délicatement, et brumeuses, les tonalités de sixcordes se mettent à tourbillonner.

La vidéo consacrée à « Fuzzy feeling » est disponible ici 

Podcast # 41 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

22 for Silicon Alone

L’Art est le miroir inversé de la vie

22 for Silicon Alone, c’est un projet drivé par Alexis Pfrimmer. Auteur, compositeur, interprète, producteur et réalisateur, il vit à Bruxelles. Ce 21 mai 2021, il a sorti son premier elpee, "Only Dark Matters". Tout au long de cet album, Alexis nous entraîne dans un voyage plein de rebondissements. Chaque chanson possède sa propre combinaison atypique de styles et pourtant rien ne semble décousu. Ce patchwork magistral et original, largement influencé par le rock, se permet d'étonnantes digressions : du heavy metal au jazz léger, en passant par le drum&bass et même l'EDM. Et finalement, on a l'impression de participer à la bande-son d'un film sans images.

Apparemment le patronyme de ton projet, tu l’aurais déniché en surfant sur le site officiel de la NASA. Tu confirmes ?

Effectivement, je suis très intéressé par les sciences et les questions qu’elles soulèvent. Toute l’activité de l’humanité est basée sur la recherche de moyens de plus en plus efficaces pour essayer de faire perdurer l’espèce. Hier, elle a su dompter le feu et aujourd’hui elle cherche à conquérir l’espace. Pour que l’humanité continue de grandir, nous sommes obligés de dépasser nos convictions. Le feu brûle mais on peut aussi s’en servir pour cuisiner. J’avoue que la conquête spatiale me fascine. Elle nous confronte à nos propres limites… En surfant sur la toile, afin de chercher un nom pour ce projet, je suis atterri sur le site de la NASA. Et j’y ai lu un article où figuraient ces quelques mots. Il décrivait la composition d’une combinaison de cosmonaute pour laquelle il était estimé qu’il faudrait une couche de 22mm de silicone pour être complètement protégé des rayons cosmiques. L’idée m’a parue intéressante, car elle me rappelait notamment les concepts développés par Hundertwasser, le peintre-roi aux 5 peaux. Je me suis alors demandé comment nous, sur terre, on se protégeait et surtout que risquerait-il de nous arriver, si nous enlevions cette combinaison?

Comment est née l'idée de ce projet, par ailleurs intéressant ?

Merci pour le compliment. J’ai toujours rêvé de me lancer dans la musique ou le cinéma. Mes parents m’ont toujours encouragé à réaliser mes objectifs. C’est grâce à eux et ma famille que j’y suis parvenu, donc. Ils ont cru en mon potentiel et m’ont ouvert à la culture et aux arts. Même s’ils ne comprenaient pas toujours pourquoi je m’intéressais à certains secteurs et pas à d’autres, ils m’ont toujours laissé libre de choisir. La liberté, même si elle peut effrayer, est très stimulante. Dans le passé, d’autres que moi y sont parvenus et donc j’estimais que j’en étais également capable. Ce projet s’inscrit dans la continuité. Ce n’est pas le premier et de nombreux sont similaires, mais toutes ces expériences m’ont permis de passer un palier… Dans mes notes, j’avais mentionné la phrase ‘Only Dark Matters’. Puis un jour, par hasard, j’ai l’ai retrouvée. Je me suis levé et une idée m’a traversé l’esprit : ‘C’est un titre d’album !’ Mais après, comment la concrétiser ? Entre le rêve et la réalité, il n’y a pourtant qu’un pas. Alors il faut oser. Puis je me suis rappelé la réflexion de Godard : ‘Faire un film c’est trouver l’argent’. J’ai donc réuni la somme nécessaire pour entrer en studio et je l’ai booké. Je n’avais donc plus d’autre solution que de m’y rendre pour enregistrer et de dénicher des musiciens. Et bien sûr, de composer de la musique…

Vous avez reçu le concours de toute une série de musiciens chevronnés. Où et comment les avez-vous recrutés ?

Comme un réalisateur. J’avais leurs profils en tête, car je ne voulais pas me servir de samples, comme matière première. J’avais composé pour les instruments que je souhaitais ; et afin de mettre en œuvre ces intentions, je fréquentais les salles de concerts et scrutais régulièrement les réseaux sociaux. Un exemple : le choix de Joachim, le violoniste. Pendant que je scrollais machinalement sur Facebook, j’ai vu défiler le lien vers une vidéo de Magma qu’un ami avait postée. Or, j’adore ce groupe. Je clique dessus. Dans cette vidéo, annonçant la date d’un concert évènement pour célébrer les 45 ans d’existence du groupe, Joachim, élève de Didier Lockwood, était interviewé. J’ai énormément apprécié son discours et son attitude. J’ai mis la vidéo sur pause et j’ai contacté ce musicien. Il s’est montré immédiatement ouvert à l’expérience. Je me suis déplacé à Paris pour le rencontrer. Le courant est bien passé. Et il a accepté de participer à l’aventure…

Quel public espérez-vous atteindre à travers ce projet ?   

J’essaye de ne pas espérer trop d’attentes. Il s’agit avant tout d’un échange. Je réalise. Je me place là où je pense devoir être. J’en parle… Mon âme se nourrit de ces rencontres, c’est ça l’essentiel. Ce qui me conforte ce sont les retours. Très souvent les gens sont enthousiastes, même si ce n’est pas ce qu’ils écoutent habituellement. La musique leur parle d’une manière ou d’une autre. J’espère que ce disque fera vibrer les gens. Quel que soit leur avis et leurs retours, qu’ils aiment ou qu’ils détestent, je serais heureux de le savoir. Mais surtout, si cet album leur permet  de voyager, de s’évader, alors j’aurai tout gagné. Si j’ai conservé l’une ou l’autre séquence sur ce disque, c’est avant tout parce qu’elles m’incitaient à chanter, me mettaient en mouvement ou me communiquaient des frissons. Alors si le public a la même réaction, c’est formidable.

A première écoute, il y a quelque chose de mystérieux et de légèrement sombre dans ta musique, pas d’une gravité effrayante, mais plutôt de mystique et de mélancolique. Était-ce un choix délibéré d’entretenir un tel climat ?

Si c’est ton ressenti, alors il est forcément vrai. Mais je reconnais ma démarche dans ces mots, oui. J’apprécie la nuance ‘légèrement’ car dans mon approche j’essaye, dans la mesure du possible, de  rester stable sur le fil, à la recherche de cet équilibre. Ce sont les contrastes qui créent la richesse.  Comme je le disais tantôt, j’ai imaginé le titre « Only Dark Matters » avant même de commencer à composer. Avec un titre pareil, le ton était donné. Mystérieux, mystique et mélancolique, oui c’est sûr. Encore une fois, mes influences sont variées et dépassent largement le cadre musical. Poe, Kafka en font partie, par exemple. J’aime également le cinéma de Tarkovsky, Lynch ou encore Maya Deren, car leurs œuvres invitent à un voyage intérieur, et c’est clairement cette démarche d’introspection qui a motivé l’écriture. Cette envie de questionner le monde à partir de mes propres contradictions.

Vu ton intérêt conjoint pour la musique et le cinéma, les références cinématographiques ne sont donc pas surprenantes…

Il existe mille et une manières d’exprimer une émotion mais personnellement j’estime que les images et les sons sont indissociables. J’entends une porte qui claque, je vois cette porte claquer, je sursaute. 22 for Silicon Alone est un projet audiovisuel. On vient d’ailleurs de tourner un clip que j’ai réalisé en compagnie d’une équipe formidable. Il sortira en juin. L’an dernier, j’ai monté et animé celui consacré au premier single, « 0+1=2 »...

Au fil des écoutes de cet elpee, les compos semblent de plus en plus riches. Cette invitation à la découverte était-elle également un processus conscient ?

Perso, j’aime les œuvres qui demandent d’y revenir plus d’une fois. J’ai choisi de travailler avec François, car on était sur la même longueur d’onde. Ma musique comptait déjà plusieurs niveaux de lecture, aussi nous nous sommes donc amusés à en développer d’autres au travers des paroles.

Il existe également une approche poétique et théâtrale dans les compositions. Poétique, certainement, à travers les paroles chantées en français. Et théâtrale, surtout derrière la musique et les voix. Une explication ?

L’Art est le miroir inversé de la vie. Dans cet album, j’ai mis tout ce que j’avais dans les tripes. Tout a toujours été un prétexte pour me donner en spectacle. J’ai toujours adoré fouler les planches. Très jeune déjà, que ce soit pour ma famille, mes voisins ou à l’école, je n’ai jamais pu m’empêcher de me mettre en scène. C’est mon exutoire…

Quand tu chantes dans ta langue natale, est-ce pour apporter une touche de chanson française à tes compositions ?

Mes principales influences sont anglo-saxonnes. Je ne me suis réellement intéressé à la chanson française que très tard. Mais comme je suis de nationalité française, forcément, j’ai voulu approfondir ma relation avec cette langue. Donc oui, il y a une touche et même un peu plus…

La pandémie a-t-elle boosté ta productivité ? Cette période a incité, par exemple, certains musiciens à composer davantage… 

Les confinements m’ont permis de prendre le temps pour finir l’album (NDR : il a été mixé et masterisé courant de l’été 2020). J’ai beaucoup écrit, oui, et pas que de la musique. Comme pour beaucoup, c’était avant tout un retour à l’essentiel et clairement pour moi une période de productivité intense.

Que penses-tu du streaming en direct ? Bien que le terme ‘direct’ soit devenu un euphémisme…

La crise nous a poussés à se remettre en question et à se réinventer. Je suis heureux de voir que même si nous ne pouvons pas jouer devant un public, il est quand même possible de se produire, et ainsi de conserver un lien avec lui. Espérons que l’on puisse bientôt se remettre au stage diving car, il faut le rappeler, nous sommes quand même des êtres non-virtuels, à la base…

Quel regard portes-tu sur le futur du groupe ? Penses-tu partir en tournée, à la conquête du monde, par exemple ?

Je ne m’avance pas trop sur le sujet, car on dépense beaucoup d’énergie à se justifier, surtout quand on annonce un événement et qu’il ne se produit pas. Je préfère ne décevoir personne. J’espère que suite à la sortie de l’album, du clip et de l’enregistrement ‘live’ prévu en septembre, lors de notre résidence à la Maison des Cultures de Molenbeek-Saint-Jean, nombreux seront ceux qui s’intéresseront au projet. J’ai bon espoir que l’équipe s’agrandisse et que nous puissions partir en tournée dès que c’est possible, dans une forme de conquête du monde. Que l’album soit découvert par un maximum de personnes et qu’on nous appelle pour venir se produire en concert !

On suppose également que tu as toujours des projets dans le domaine du cinéma ? As-tu un film en préparation ?

Yesss. Des infos bientôt…

22 Pistepirkko

Drops & kicks

Écrit par

Après avoir composé la bande sonore du film de Hannu Salanen, " Downhill city " en 2000 et tenté une expérimentation dans le domaine de l’électro en 2001 (« Rally of love »), la formation finlandaise a décidé d’en revenir à une forme musicale pop/rock plus conventionnelle. Le plus souvent garage. N’hésitant pas à lorgner dans le jardin sonore des Strokes (l’échevelé « Not so good at school »). Ou empruntant carrément les riffs sales, hymniques, malsains des Stones circa « Sticky fingers » (« Rat king »). Encore que certaines compos bénéficient d’arrangements aussi somptueux que chez Mercury Rev. Et je pense tout particulièrement à « Mr. Twister » qui aurait pu figurer sur le dernier opus de la bande à Jonathan Donahue, « The secret migration » ou encore à « Sister May » ; bien que sur cette dernière, la moitié du temps, 22 Pistepirkko prend un malin plaisir à y pasticher « Lady marmalade » (NDR : signée B. Crewe et K. Nolan cette célèbre compo a été immortalisée par Patti Labelle, en 1997). L’opus épingle également l’une ou l’autre chanson plus acoustique (ou semi-acoustique). A l’instar de « X-(wo)man », plus Kinks que nature. Ou encore « Hello sunshine », mais sous une forme heavy décapante, excitante. Dans l’esprit du Led Zeppelin, lorsqu’il avait commis son troisième elpee. La formation n’en oublie cependant pas son admiration pour le Velvet Underground (« Space riding ») et tente même une incursion dans la house mancunienne (Stone Roses) sur « Soul free ». D’excellente facture, cet opus a reçu le concours de Kalle Gustafsson, le bassiste/violoniste de Soundtrack Of Our Lives, à la production, et puis de l’ingénieur du son de Neil Young, John Hanton, qui s’est déplacé personnellement en Finlande pour mettre la touche finale au mixing…

22-20s

22-20s

Écrit par
Il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves les plus fous. Les quatre galopins de 22-20s en demeurent une preuve tangible. La petite vingtaine au compteur, ces lads se targuent déjà de reprendre l’héritage des Rolling Stones à leur compte. Nos nouveaux amis maîtrisent l’art divinatoire de la guitare distordue, l’appétence d’un blues électrique fiévreux et sexy. A force d’une abnégation anachronique forgée dans les tréfonds de clubs obscurs, d’entraînements valorisant en première partie de Supergrass, les 20-20’s parviennent aujourd’hui à rendre un bel hommage au rock’n’roll. Mais alors, à quoi bon se tourner vers ces petites frappes rétrogrades ? Pourquoi ne pas s’écouter tranquillement "12x5", "Aftermath", "Beggars Banquet" et tous nos Stones favoris ? Parce que ces 22-20s sont bons, très bons. Ces garçons vivent une époque qui se conjugue au présent, une époque respectueuse de ses racines. Le décollage de larsen proposé par "Devil in me", "Such a fool" et "Baby brings bad news" atteste d’une volonté à haute teneur calorifique. Digne descendance d’un (Jon Spencer) Blues Explosion, les 22-20’s portent humblement le poids de plusieurs décennies de rock’n’roll sur leurs frêles épaules. La charge semble bien lourde mais pas insurmontable pour cette jeunesse prête à lever le poing à la moindre incartade ("I’m the one"), à dégainer un tube implacable aux premiers signes de lassitude ("Shoot your gun"). Pourtant, la route est encore très longue et seule l’obstination permettra aux 22-20’s de se tailler le rocher du mont rock’n’roll et d’un jour, peut-être, rattraper toutes ces pierres qui roulent.

22 Pistepirkko

Rally of love

Écrit par

Les champions du recyclage sont de retour. Avec un album beaucoup plus électronique. Electro pop, pour être plus précis. Une tendance qu'on avait déjà pu constater sur la bande sonore du film " Downhill city ". Mais avec " Rally of love ", 22 Pistepirkko vient probablement de réaliser son " Technique ", au moment où New Order en revient à style plus basique. Sur cet opus, plus guère de trace de garage, de psychédélisme, de blues, de country ou de r&b (NDR : et si elles existent encore, elles sont bien cachées), mais une solution sonore sophistiquée, imprimée sur un tempo métronomique, enduite d'harmonies vocales falsetto dont le raffinement me fait penser aux Pet Shop Boys, mais en moins post adolescent. Un travail d'orfèvre auquel ont participé le producteur Per Sunding (Sort Sol, Wannadies), l'ingénieur du son Stefan Kvarnström et le mixeur Tore Johansson (Cardigans, Boss Hog). Mais le produit fini a beau être irréprochable, il manque de feeling, de chaleur, de cette audace créatrice, qui en avait fait, à ce jour, son originalité. Dommage !

 

22 Pistepirkko

Downhill city (O.S.T.)

Ceci n'est pas encore le nouvel album de 22 Pistepirkko, mais la bande sonore du film de Hannu Salanen, " Downhill city ". Un disque qui fait la part belle aux compositions atmosphériques. Nous plongeant dans un univers où se mêlent psychédélisme et électronique, à l'instar d'un Legendary Pink Dots, mais en beaucoup plus pop. Ecoutez d'ailleurs ce superbe et envoûtant " Coffee girl II ", et vous en serez totalement convaincu. Le timbre vocal limpide et chaleureux de PK accentuant cette sensation mélodique. L'opus recèle, en outre, l'une ou l'autre composition plus sauvage. Comme le remixe au groove irrésistible, " Let the Romeo weep ", ou la version garage de " Roundabout II "...

 

22

Watertown

Pour une formation dont l’existence remonte à plus de dix ans, on ne peut pas dire, qu’à ce jour, elle ait fait beaucoup parler d’elle. Faut dire qu’à ses débuts, nonobstant quelques chansons enregistrées sous la houlette de Steve Albini, ce trio chicagolais pratiquait un post punk particulièrement décapant. Depuis, le style de 22 a évolué vers une musique beaucoup plus atmosphérique, ténébreuse, dans la lignée de Zoom, Slint et Arcwelder, même si, tout au long de ce " Watertown ", le climat peut tout à tour être balayé par une brise cold (And Also The Trees ?), se fondre dans l’impétuosité électrique du post grunge (Smashing Pumpkins circa " Siamese Dream "), voire dans la fragilité introspective d’un American Music Club. La voix gémissante, aride de Brian, dont le timbre semble coincé quelque part entre celui de Mark Eitzel et de Bily Bragg, accentuant cette sensation de spleen inconsolable…

 

22 Pistepirkko

Eleven

Ce trio finlandais est en constante évolution. Après avoir expérimenté le garage des sixties, le psychédélisme, le surf, le krautrock, le blues, le rythm’n blues, la country et le jazz, il s’est penché sur la technologie contemporaine. Pour fêter ses quinze années d’existence, il avait même gravé un elpee exclusivement constitué de remixes opérés par leurs musiciens préférés. Jimi Tenor, Utah Saints, Suicide et même les Fleshtones avaient ainsi participé au projet. " Eleven ", n’est cependant pas une œuvre synthétique ? Elle est d’abord le fruit de la rencontre de toutes ces influences, remodelées à l’aide de toute la panoplie des machines de studio. Samples, boucles, etc., etc. Si certaines compositions lorgnent du côté de la prog pop, à l’instar de " Sad Lake City ", en général, l’ensemble demeure assez intimiste. Et ce n’est pas la voix " cockney ", dont le timbre nous rappelle Paul Roland, qui y changera quelque chose. L’œuvre ne baigne cependant jamais dans la morosité ambiante. La richesse de la texture instrumentale y est sans doute pour quelque chose. Mais aussi le savant dosage entre chansons plus confidentielles et compositions plus allègres, telles que le post disco " Taxi 74 ", le hit single " Onion soup ", réminiscence de Propaganda, sans oublier " Let the Romeo weep ", dont le tempo est imprimé sur une basse sourde, hypnotique…

 

22 Pistepirkko

Zipcode

Pour fêter le quinzième anniversaire de son existence, cette formation finlandaise a contacté une multitude de collaborateurs à travers le monde. Pas pour jouer sur cet album, mais tout simplement pour les inviter à remixer l'une ou l'autre composition de leur répertoire. Et quelle n'a pas été la surprise du groupe de recevoir une multitude d'expérimentations les plus intéressantes les unes que les autres. Pas possible, cependant de tout inclure sur un même morceau de plastique. C'est donc la mort dans l'âme que la formation a décidé de n'en retenir que quatorze, nous supposons les meilleures, pour graver " Zipcode ", se réservant quand même une petite place dans l'opération du reliftage. Parmi les heureux élus, on y retrouve cependant que du beau monde; et notamment, Arno, Peter Zaremba des Fleshtones, Martin Rev (Suicide), Jimi Tenor et encore bien d'autres. Evidemment, pour ceux qui s'attendaient à retrouver un album de psyché garage, ils en seront pour leurs frais, car ce projet ne s'adresse qu'aux inconditionnelles de la musique technologique...