Les idoles de Yungblud…

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A Hawk And A Hacksaw

You Have Already Gone to the Other World

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Après des débuts remarqués comme batteur au sein du mythique Neutral Milk Hotel, Jeremy Barnes a décidé de lancer un projet instrumental en compagnie de la violoniste Heather Trost. Et apparemment, il s’y épanouit. A l’instar de DeVotchKa et surtout de Beirut, pour lequel ils ont d’ailleurs apporté leur collaboration à l’enregistrement de l’album « Gulag Orchestra », les musicos de A Hawk and a Hacksaw puisent leurs sources au sein de la musique issue d’Europe de l’Est, depuis les Balkans jusque la Turquie.

Tout au long de cet opus, le duo combine Americana et cette musique traditionnelle. Et le résultat est particulièrement troublant. Pour le concocter, le tandem s’était même établi à Budapest, et puis a opéré des sessions tant en Roumanie, en Slovénie et même en Tchéquie. « You Have Already Gone to the Other World » constitue le 6ème opus des Américains et il alterne les ambiances tout en préservant une authenticité rare. Entre cabaret oriental (le titre maître) et tirades instrumentales mélancolico-cinématographiques (« Open It, Rose (Hungary) »), A Hawk and a Hacksaw ne plagie certainement pas le folklore issu de l’Europe de l’Est mais s’en inspire pour concocter des nouveaux hymnes chargés de respect et d’intégrité, même s’ils sont surtout destinés au public friand de musique indie. Des coups de cœur ? Les bouleversants « Wedding Theme » et « On the River Chermosh », mais également « Hora Pa Bataei », caractérisé par ses interventions de violon déchirantes…

Inspirée de la BO de ‘Shadows of Forgotten Ancestors’, un film ukrainien datant de 1964, réalisé par Sergey Paradjanov, et que les deux comparses avaient illustré l’année dernière, cette œuvre est certainement le chapitre le plus réussi de la jeune carrière de ces Etasuniens à l’imagination bohême… 

 

A Hawk And A Hacksaw

Cervantine

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« No Rest For The Wicked » ! A Hawk and A Hacksaw donne le ton dès l’ouverture de « Cervantine ». Le duo accordéon-violon originaire du Nouveau Mexique voit les choses en grand depuis qu’il a reçu le concours de The Hun Hangar Ensemble, en 2007. Ainsi, Jeremy Barnes (ex Neutral Milk Hotel) et Heather Trost s’offrent les services de six musiciens intérimaires ainsi que cinq invités. Fort de treize paires de bras, A Hawk And A Hacksaw délivre l’élément discographique le plus élaboré de sa carrière. « Cervantine » est un disque qui ne reste pas en place. Les élans rythmiques de la troupe surgissent de toutes parts. On se prend les cymbales, les tubas, les trompettes et autres bouzoukis en pleine tronche.

Des Balkans à l’Amérique du Sud en passant par l’Europe de l’Est, le duo transcende majestueusement les frontières. La passion des musiciens est palpable dans chacune des notes de cette œuvre intemporelle susceptible de passer en boucle chez les fans du genre. L’empreinte de Tarafs de Haïdouks n’est jamais loin même si A Hawk and A Hacksaw comptabilise quelques degrés supplémentaires de chaleur (si si !) « Cervantine » est tout simplement un voyage immanquable.

A Hawk And A Hacksaw

The Way The Wind Blows

Enregistré en partie dans le village moldave de Zece Prajini en Roumanie, ce troisième album de Jeremy Barnes (ex-Neutral Milk Hotel) creuse encore un peu plus le sillon d’un folk klezmer en prise directe avec l’Occident. Les cuivres se marient allègrement à l’accordéon et les percus, mais sans dégager d’agaçantes humeurs à la Kusturica. De Constellation à Beirut (Zach Condon est crédité à la trompette), les musiques de l’Est de l’Europe se fraient aujourd’hui un chemin jusqu’aux oreilles des amateurs de pop-rock… Si le terme de ‘musique du monde’ a été inventé pour assurer une belle retraite à Peter Gabriel et à Paul Simon, il semble ici prendre enfin tout son sens… Albuquerque, Nouveau Mexique, Leicester, Roumanie : voilà l’itinéraire qu’a emprunté Jeremy Barnes en suivant, fidèle, le souffle du vent qui traverse sa musique et chauffe nos tympans. Sans dévier d’une ligne de conduite qu’il s’est fixée depuis quelques années, l’Anglais raffermit son propos et nous offre un album d’une belle unité, sans temps morts ni clichés carte postale. Son meilleur à ce jour.

A Hawk And A Hacksaw

Darkness at noon

A Hawk And A Hacksaw est le dernier projet en date de Jeremy Barnes, du groupe culte Neutral Milk Hotel. Et cette fois, l’Anglais s’attaque à la musique klezmer, en la dynamitant de l’intérieur. « Laughter in the Dark », le morceau d’ouverture, sonne ainsi comme une drôle de comptine transylvanienne, bardée de cuivres menaçants, d’accordéon qui crépite, de piano magique et de percus en transe. Et ce n’est que le début, car la suite est du même acabit : on se croirait presque chez Silver Mt. Zion, à la (grande) différence qu’ici les cordes sont remplacées par des grelots et des trompettes qui hurlent. C’est l’Europe de l’Est qui se retrouve dans le collimateur, avec à l’affiche du drive-in local (en pleine forêt noire) « Le Bal des Vampires ». Mieux que le générique de « Strip-Tease », « Darkness at Noon » doit sans doute s’écouter au clair de lune, surtout si elle est pleine. C’est alors qu’on commence à entendre des voix, qui sifflent comme le vent au milieu des sapins. Au loin, une étrange lueur sépia attise notre inquiétude : on se croirait dans l’« Europa » de von Trier. T’y comprends quelque chose ? Non, mais bon : ça vaut toujours mieux que le pouêt-pouêt à la Kusturica. Plus fou que foufou, « Darkness at Noon » n’a guère d’équivalent dans les bacs des disquaires. C’est pour ça qu’il fait peur, et c’est bon d’avoir peur. Pas vrai ?