La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Acoustic Ladyland

Skinny Grin

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Référence évidente à l’Electric Ladyland d’Hendrix, Acoustic Ladyland dispense un freeform jazz aux accents postpunk et électroniques étonnant (si, si). « Skinny Grin », second essai de la formation, peut de prime abord déconcerter l’oreille peu habituée à ce type de délires sonores. Démarrant sur les douces notes de piano et de saxo entrecoupées par quelques saturations de guitares de « Road Of Bones », le combo laisse éclater sa rage sans crier gare sur un « New Me » baroque et grandiose. « Skinny Grin » oscille entre plages placides (« Red Sky », « Hitting Home ») et agitées (l’éponyme, « Salt Water ») et définit une certaine tourmente pouvant envahir n’importe qui à n’importe quel moment. Semi-instrumental, l’ouvrage compte les vocalises d’entre autres Alice Grant (de Fulborn Treversham) ou encore celles d’Anne Booty sur l’excitant « Cuts & Lies ». Défiant les âmes les plus opiniâtres à s’abandonner à leur folie, Acoustic Ladyland franchit sans révérence les dernières limites imposées par les genres et ouvre au monde les portes d’une musique à priori moins accessible. Captivant.

 

Acoustic Ladyland

Last Chance Disco

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Cette formation anglaise s’était déjà fait remarquer lors de la sortie d’un premier album concocté en hommage à Jimi Hendrix (d’où le nom). Issu du collectif artistique « D-Fire », ce quatuor impétueux vient de pondre une œuvre pour le moins bruitiste, en injectant une attitude jazz dans un propos qui doit beaucoup au rock’n’roll. Basse, batterie, clavier souvent saturé et le saxophone de Peter Wareham (le compositeur principal) mènent donc la danse. L’opus s’ouvre par le court « Iggy », une cavalcade punk survoltée sur fond d’impro au sax. Le disco « Om Konz », hommage croisé à Olivier Messiaien et les Yeah Yeah Yeahs, rappelle le sax dissonant de James Chance, les paroles comiques en moins. Il y a bien quelques moments plus calmes et mélancoliques (« Deckchair », « Remember ») ; mais cette impression s’avère toute relative, vu la présence de déflagrations électriques qui traversent les mêmes morceaux. Après le punky « Perfect Bitch », la seule plage chantée du set, la routine finit par s’installer, la faute à une certaine uniformité, due au minimalisme de la démarche et des compos pas toujours à la hauteur (à l’instar du mielleux « Trial and error »). Reste une parfaite maîtrise instrumentale, de l’originalité et ces quelques morceaux ultra rapides (« Thing », « High Heel Blues ») à la Blak Flag où il ne manque plus qu’Henry Rollins pour compléter le tableau. Inégal mais attachant.