Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Skinny Grin

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Référence évidente à l’Electric Ladyland d’Hendrix, Acoustic Ladyland dispense un freeform jazz aux accents postpunk et électroniques étonnant (si, si). « Skinny Grin », second essai de la formation, peut de prime abord déconcerter l’oreille peu habituée à ce type de délires sonores. Démarrant sur les douces notes de piano et de saxo entrecoupées par quelques saturations de guitares de « Road Of Bones », le combo laisse éclater sa rage sans crier gare sur un « New Me » baroque et grandiose. « Skinny Grin » oscille entre plages placides (« Red Sky », « Hitting Home ») et agitées (l’éponyme, « Salt Water ») et définit une certaine tourmente pouvant envahir n’importe qui à n’importe quel moment. Semi-instrumental, l’ouvrage compte les vocalises d’entre autres Alice Grant (de Fulborn Treversham) ou encore celles d’Anne Booty sur l’excitant « Cuts & Lies ». Défiant les âmes les plus opiniâtres à s’abandonner à leur folie, Acoustic Ladyland franchit sans révérence les dernières limites imposées par les genres et ouvre au monde les portes d’une musique à priori moins accessible. Captivant.

 

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