La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Aeroplane

In flight entertainement

Écrit par

Aeroplane est le projet du Belgo-italien Vito De Luca. Un an et demi environ après avoir publié son premier album, il nous propose aujourd’hui son second. Et dans la mesure où le Dj offre un mix gratuitement une fois par mois, depuis deux ans et demi (NDR : qui recueille au passage et à chaque fois entre 30 000 et 45 000 lectures!), on peut affirmer qu’il est prolifique.

Passé l’intro fort sympathique et plutôt contagieuse signée PoolSide, le « Foolishness » de Bxentric nous offre une autre facette de l’artiste. Un côté rétro, très ‘disco des années 80’ qu’il assume totalement. Et le troisième morceau opte de nouveau pour un autre genre, nous entraînant dans des sonorités typiques des ‘rythmes du monde’, tout au long du « Zero Ghousts out the door » d’Herr Styler, dans une version également très réussie. Bref, difficile de ne pas trouver chaussure à son pied sur cet elpee, tant les titres sont variés. Au sein d’un univers électro que l’on pourrait qualifier de riche. Il y a bien sûr, une piste plus faible, voire fade, en l’occurrence « Stars on 33 », mais aussi une plage qui se démarque de l’ensemble : « Drop Out Orchestra ». A cause de ces sonorités très particulières, mais fort entrainantes. Perso, j’ai même adoré. 

Pour Aeroplane, vu son talent pour dénicher de telles perles, on peut dire que ‘ça plane pour lui’. Et « In flight entertainement » nous invite à effectuer un tour du monde de l’électro. Rafraîchissant !

 

The Blue Aeroplanes

Rough Music

En une décennie, les Blue Aeroplanes ont consommé la bagatelle de vingt-neuf musiciens et surtout réalisé six albums (huit en comptant les deux compiles) en tous points remarquables. Même Michaël Stipe et Peter Buck de REM leur vouent une grande admiration. Et pourtant le groupe ne rencontre toujours qu'un succès trop confidentiel. Une explication? Le côté assez intello des textes plus récités que chantés, un peu à la manière de Mark E. Smith, par son leader charismatique et poète avant-gardiste, Gerald Langley. Une poésie bohémienne qui alimente un panorama instrumental semi-psychédélique, semi-acoustique, riche, fastueux même, destiné à vous entraîner dans un cyclone de mots, d'images et de sons. "Rough Music" n'échappe pas à la bonne règle. Il exerce toujours une même fascination et libère une fraîcheur toute intemporelle...

The Blue Aeroplanes

Life Model

Du line up initial, il ne reste plus que le chanteur compositeur Gerard Langley, le guitariste Rodney Allen et le danseur Wotjek Dmokchouski, personnage qui accompagne le groupe lors des concerts. C'est vrai qu'Angelo Bruschini, le second guitariste prend une part de plus en plus active dans la gestion du groupe, comme par exemple procéder à l'engagement de nouveaux musiciens, mais il n'est pas un membre fondateur. En fait, chez Blue Aeroplanes, hormis ce quatuor de base, c'est la véritable bouteille à encre. Figurez-vous que pour concocter "Life Model", une véritable pléiade de musiciens a collaboré à son enregistrement. Et parmi ceux-ci, la plupart ont déjà transité par le groupe. On a ainsi droit à un total de sept guitaristes! Encore heureux qu'ils ne jouent pas tous en même temps. Il est vrai que depuis 1990, soit depuis la confection de "Swagger", la musique de Blue Aeroplanes est moins hostile, moins expérimentale. Ce qui ne l'empêche pas d'être aussi intéressante. "Life Model" alterne ainsi compositions intimistes, énigmatiques sur lesquelles la voix profonde, laconique de Gerard épanche ses poésies et compositions sauvages, intenses qui palpitent suivant le flux de l'électricité fastueuse et même perverse... Superbe!