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La fresque de Vincent Delerm

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Albert Castiglia

Up all night

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Albert Castiglia est issu de New York City. Depuis l'âge de 5 ans, il vit à Miami. Il en a, aujourd'hui, 48. Albert a joué de la guitare pour le légendaire bluesman de Chicago, Jr Wells, dans les dernières années du siècle précédent. Sa première œuvre personnelle, "Burn", remonte à 2004. Une décennie plus tard, il signe sur le label allemand Ruf. Et y publie, "Solid ground". L’année suivante il participe au projet "Blues caravan". Puis, grave "Big dog". En 2016.

"Up all night" a été enregistré au studio Dockside, en Louisiane, sous la houlette de Mike Zito. Et en formule trio : soit Castiglia, au chant et à la guitare, Jimmy Pritchard à la basse, et Brian Menendez à la batterie. Réunissant onze plages sculptées dans un rock/blues nerveux, cet opus réunit originaux et reprises.

Dès "Hoodoo on me", Albert prend son billet de sortie et libère ses cordes. Bien funk, "I been up all night" est hanté par Jimi Hendrix. Et pour cause, les sonorités de cordes y sont bien distordues par la pédale wah wah. Pourtant, c’est bien la voix qui domine le sujet. Mike Zito se consacre au micro sur "95 South", un rock'n'roll dynamisé par la slide explosive de Sonny Landreth, un spécialiste sur cet instrument. De nombreuses plages se distinguent par les interventions de gratte largement amplifiées, libérées, mordantes, acérées. A l’instar de "Knocked down loaded", un titre qui s’inspire du regretté Stevie Ray Vaughan. Du shuffle "Chase her around the house", que souligne le piano de Stephens. Zito a composé "Quit your bitching", le slow blues de circonstance. Albert et Mike se partagent les vocaux face à l'orgue de Lewis Stephens. Dans un même registre, bien qu’empruntant un style différent, "Unhappy house of blues", un morceau signé par le légendaire Néo-orléanais Cyril Neville, est illuminé par l'harmonica de Johnny Sansone. D’excellente facture, ce long playing s’achève par "You Got Me To That Place", un blues exclusivement alimenté par Castiglia et Zito aux grattes acoustiques et aux vocaux, qui nous entraîne au cœur des marais louisianais…

 

Albert Castiglia

Big dog

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Agé de 47 ans, Albert Castiglia est issu de la Floride. Un chanteur/guitariste déjà considéré comme un vétéran, sur la scène du blues. Il a longtemps milité comme guitariste au sein du backing group du célèbre bluesman chicagoan, Junior Wells, auprès duquel il a tourné à travers le monde. Son premier elpee personnel, "Burn", date de 2002. "Big dog" constitue son sixième opus solo. Il a confié la mise en forme à Mike Zito (NDR : particulièrement prolifique, au cours des dernières années, le Texan est également un membre fondateur du Royal Southern Brotherhood). Les sessions se sont déroulées au sein du studio Dockside, à Maurice, en Louisiane. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une solide équipe, dont le bassiste Scot Sutherland, le drummer Rob Lee et le claviériste Lewis Stephens, sans oublier Mike Zito qui gratte et chante.

Dès "Let the big dog eat", piste qui ouvre l’elpee, on ressent l’empreinte de Mike Zito. Un blues énergique caractérisé par des guitares généreuses. Les voix d’Albert et de Mike sont agressives et surtout autoritaires. Les grattes, rugissantes. Des vocaux qui deviennent rauques sur "Don’t let them fool ya", un blues flemmard signé Zito. Et pourtant, les guitares entrent violemment en duel, sans s’accorder le moindre répit. Impressionnant ! Castiglia est passé à la slide sur "Get your ass in the van". Il a également monté le volume sonore. Féroce, ce Chicago blues est hanté par Hound Dog Taylor. Le bottleneck martyrise constamment les cordes. Des effluves de métal en fusion se propagent alors que Rob Lee frappe comme un demeuré sur ses peaux. "Drowning at the bottom" est un des plus beaux blues signés par Luther Allison. Il figure sur son elpee "Reckless", publié en 1997. La version proposée ne manque pas de panache, et permet à Castiglia et Zito de tirer leur épingle du jeu. Tapissé par un orgue Hammond, le morceau bénéficie également du concours du géant Allison. Et ses interventions sont frénétiques. Sensuel, "Let’s make love in the morning" marque une pause. Stephens siège derrière l’orgue. Les échanges vocaux sont riches. Issue de la plume de Charlie Pickett, "What I like about Miami" est une excellente roots song aux accents rock’n’roll. Et la cover est très proche de l’originale. Dynamique, "Easy distance" est légèrement teinté de funk. Insatiable, la guitare libère énormément de sensibilité ! Plus paisible et classique, "Where did I go wrong" est un autre blues lent. Lewis Stephens se consacre aux ivoires ; et invité, Johnny Sansone signe un superbe envol à l’harmonica. Ce dernier se distingue encore sur "Where the devil makes his deals". Ses interventions sont superbes alors que les cordes, chargées de feeling, atteignent de nouveaux sommets. Remarquable ! Particulièrement rock’n’roll, "What the hell was I thinking" déménage littéralement. A cause du piano, mais également de la gratte qui se révèle inextinguible. De toute bonne facture, cet opus s’achève par"Somehow", une ballade r&b que chante Albert d’une voix rageuse, subitement devenue soul...

 

Laurence Jones / Christina Skjolberg / Albert Castiglia

Blues Caravan 2014 – Live (Cd + Dvd)

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Et nous retrouvons ici la Blues Caravan du label Ruf en 2014, lors d’un concert enregistré à la salle ‘Harmonie’ de Bonn, en février. Cette tournée assurait la promotion de trois artistes, deux hommes, Laurence Jones et Albert Castiglia et une femme, Christina Skjolberg. Une représentation très internationale! Laurence Jones est un jeune espoir du blues anglais ; il n'a que 23 ans et a représenté son pays en mars, lors de l'Euro Blues Challenge qui s’est déroulé à Bruxelles. Albert Castiglia a 45 balais. Originaire de New York, il s’est établi à Miami. Jeune, jolie et blonde, Christina Skjolberg est norvégienne. Tous trois chantent et jouent de la guitare. Live, ce « Blues Caravan 2014 » est paru sous la forme d’un cd et d’un dvd. Mais les supports sont sensiblement différents. Ce qui fait leur intérêt. Les trois musicos avaient déjà enregistré pour le label allemand. Lors de ce concert, ils ont reçu le concours d’une section rythmique : Roger Inniss à la basse et Miri Miettinen à la batterie.

Toute l’équipe est sur les planches pour le morceau d’ouverture, "Join me on the Blues Caravan", un titre sculpté dans le pur funk. Gauchère, Christina adopte un jeu assez agressif sur sa gratte ; Laurence y révèle un toucher plus fluide, typiquement anglais. La voix d’Albert est la plus affirmée. Laurence est passée à l'orgue et Christina –grande, féline et séduisante– se réserve exclusivement la gratte lors des trois titres suivants issus de sa plume. La Scandinave semble hantée par Jimi Hendrix tout au long de "Come and get it", "Close the door" et "Hush". Laurence Jones reprend le leadership et la six cordes pour attaquer quatre titres. Tout d’abord "Wind me up", une plage qui met en exergue sa technique. Ensuite "Soul swamp river", un blues co-écrit en compagnie de Mike Zito (ex-Royal Southern Brotherhood). Et enfin "Fall from the sky" ainsi que le "All along the watchtower" de Bob Dylan, mais dans une version plus proche de celle de Jimi Hendrix. Place alors à Alberto Castiglia qui nous balance deux plages instrumentales, "Fat cat" et le "Freddie's boogie" de Freddie King, à l’aide de sa gratte particulièrement belliqueuse, avant de chanter un superbe blues lent, le "Bad Avenue" de feu Walter Williams (NDR : mieux connu sous le sobriquet de Lefty Dizz, il avait milité, au cours de ces dernières années d’existence, au sein des Houserockers du légendaire Hound Dog Taylor). Les trois artistes reviennent ensemble sur les planches pour participer à la jam finale qui épingle deux titres notoires : le "Cocaine" de JJ Cale et le "Sweet home Chicago" de Robert Johnson, une orgie de guitares à la clé. Les 14 plages du dvd sont ainsi décrites.

Le cd n’en recèle que onze, dont deux ne figurent pas sur le dvd, et pour lesquelles Castiglia est aux commandes. Il aborde son "Put some stank on it" et surtout une cover du "Sway" des Rolling Stones, une plage qui figurait sur l'album "Sticky fingers", gravé en 1971 ; Mick Taylor y signait une intervention bouleversante sur ses cordes. Celle de Castiglia n’est pas de la même veine, mais il ne s’en tire pas trop mal, quand même… 

Albert Castiglia

Solid ground

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De père italien et de mère cubaine, Albert Castiglia est né à New York, mais vit depuis longtemps à Miami. Un chanteur, guitariste et compositeur de blues âgé aujourd’hui de 44 ans. "Solid ground" constitue son septième opus. Le premier, "Burn", remonte à 2004. Le dernier, "Living the dream", à 2012. Albert a forgé son expérience en bossant au sein du backing group de l'harmoniciste noir chicagoan, Junior Wells. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein des studios de Dave Gross, Fat Rabbit, sis dans le New Jersey. Et c’est le proprio des lieux qui a assuré la mise en forme. Pour concocter cet elpee, Albert a reçu le concours de sa section rythmique, soit le bassiste Matt Scheler, et le drummer Bob Amsel. Mais également de quelques invités de marque.

Albert nous réserve, comme entame, un boogie de bonne facture, intitulé "Triflin'". Bob imprime ce tempo spécifique derrière ses fûts. La voix d’Albert passe bien la rampe. Elle devient même autoritaire sur "Keep you around too long", une plage caractérisée par un aspect jump percutant. Véritable prodige, Dave Gross met également la main à la pâte, alors que Jeremy Baum siège derrière le piano. Et le niveau atteint par cette compo est déjà très élevé. Une claque indiscutable ! Signé Graham Wood Drout (Iko-Iko), "Searching the desert for the bues" est un soul blues contaminé par le funk. Lou Bevere (chanteur/guitariste au sein d'Enzo and the Bakers) se réserve le micro sur "Have you no shame", une compo issue de la plume de Donnie McCormick et Tommy Carlisle (NDR : les deux musicos militent chez l'Eric Quincy Tate), et un blues lent de bonne facture. Baum est préposé à l'orgue Hammond B3, alors que Gross et Castiglia s'envolent très haut sur leurs cordes. "Put some stank on it" est un blues rock imprimé sur un tempo énergique. Albert profite de l’occasion unique qui lui est accordée de se mesurer à Debbie Davies, une des meilleures guitaristes féminines du blues. La voix d’Albert est chargée de passion lorsqu’il aborde "Love one another", une soul song illuminée par quelques beaux échanges de cordes. Mais aussi "Sleepless nights", un blues lent plus conventionnel, marqué au fer rouge par ses six cordes ! Ecrit par St Louis Jimmy Oden, "Goin' down slow" est un classique du blues popularité par Howlin' Wolf. La version proposée par Castiglia, est ici plus proche de l’esprit Allman Brothers Band. "Celebration" est une ballade roots séduisante. Blues acoustique sculpté dans les cordes d’une sèche et d’une mandoline, "Hard time" est impeccablement ficelé. "Bad avenue" est un autre blues lent. Quoique bien amplifié, il est plutôt conventionnel. L'orgue Hammond tapisse l’ensemble, un contexte idéal pour une solide envolée de guitare. "Sway" est une des chansons des Stones que je préfère. Elle figure sur "Sticky fingers", paru en 1971 ; et on y rencontre un solo mémorable de Mick Taylor, sur sa guitare. L’adaptation n’est guère surprenante. Lou Bevere s’y réserve le chant, Castiglia et Gross les grattes. Instrumental véhiculant des accents de rumba, "Little havana blues" est une piste particulièrement réussie. Le long playing s’achève par un morceau acoustique, le très doux "Just like Jesus".