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Blues Caravan 2014 – Live (Cd + Dvd)

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Et nous retrouvons ici la Blues Caravan du label Ruf en 2014, lors d’un concert enregistré à la salle ‘Harmonie’ de Bonn, en février. Cette tournée assurait la promotion de trois artistes, deux hommes, Laurence Jones et Albert Castiglia et une femme, Christina Skjolberg. Une représentation très internationale! Laurence Jones est un jeune espoir du blues anglais ; il n'a que 23 ans et a représenté son pays en mars, lors de l'Euro Blues Challenge qui s’est déroulé à Bruxelles. Albert Castiglia a 45 balais. Originaire de New York, il s’est établi à Miami. Jeune, jolie et blonde, Christina Skjolberg est norvégienne. Tous trois chantent et jouent de la guitare. Live, ce « Blues Caravan 2014 » est paru sous la forme d’un cd et d’un dvd. Mais les supports sont sensiblement différents. Ce qui fait leur intérêt. Les trois musicos avaient déjà enregistré pour le label allemand. Lors de ce concert, ils ont reçu le concours d’une section rythmique : Roger Inniss à la basse et Miri Miettinen à la batterie.

Toute l’équipe est sur les planches pour le morceau d’ouverture, "Join me on the Blues Caravan", un titre sculpté dans le pur funk. Gauchère, Christina adopte un jeu assez agressif sur sa gratte ; Laurence y révèle un toucher plus fluide, typiquement anglais. La voix d’Albert est la plus affirmée. Laurence est passée à l'orgue et Christina –grande, féline et séduisante– se réserve exclusivement la gratte lors des trois titres suivants issus de sa plume. La Scandinave semble hantée par Jimi Hendrix tout au long de "Come and get it", "Close the door" et "Hush". Laurence Jones reprend le leadership et la six cordes pour attaquer quatre titres. Tout d’abord "Wind me up", une plage qui met en exergue sa technique. Ensuite "Soul swamp river", un blues co-écrit en compagnie de Mike Zito (ex-Royal Southern Brotherhood). Et enfin "Fall from the sky" ainsi que le "All along the watchtower" de Bob Dylan, mais dans une version plus proche de celle de Jimi Hendrix. Place alors à Alberto Castiglia qui nous balance deux plages instrumentales, "Fat cat" et le "Freddie's boogie" de Freddie King, à l’aide de sa gratte particulièrement belliqueuse, avant de chanter un superbe blues lent, le "Bad Avenue" de feu Walter Williams (NDR : mieux connu sous le sobriquet de Lefty Dizz, il avait milité, au cours de ces dernières années d’existence, au sein des Houserockers du légendaire Hound Dog Taylor). Les trois artistes reviennent ensemble sur les planches pour participer à la jam finale qui épingle deux titres notoires : le "Cocaine" de JJ Cale et le "Sweet home Chicago" de Robert Johnson, une orgie de guitares à la clé. Les 14 plages du dvd sont ainsi décrites.

Le cd n’en recèle que onze, dont deux ne figurent pas sur le dvd, et pour lesquelles Castiglia est aux commandes. Il aborde son "Put some stank on it" et surtout une cover du "Sway" des Rolling Stones, une plage qui figurait sur l'album "Sticky fingers", gravé en 1971 ; Mick Taylor y signait une intervention bouleversante sur ses cordes. Celle de Castiglia n’est pas de la même veine, mais il ne s’en tire pas trop mal, quand même… 

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