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Andy T - Nick Nixon Band

Livin it up

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Ce duo black & white nous avait gratifiés, en 2013, d'un excellent opus baptisé "Drink drank drunk", sur le label californien Delta Groove. Le noir, c'est Nick Nixon, une référence musicale dans sa ville de Nashville. Il a longtemps milité chez les New Imperials. Il a côtoyé un certain temps Jimi Hendrix, avant que ce dernier ne devienne une star universelle. Le blanc, c'est Andy T Talamantez. Ce Californien a émigré à Nashville en 2008. Dans le passé il a sévi au sein des backing groups de Guitar Shorty et Smokey Wilson. Leur premier album avait été produit par le Texan Anson Funderburgh, un gratteur de blues notoire. Il a remis le couvert. 

Imprimé sur un mid tempo, "Baby right now" ouvre la plaque. La voix de Nixon émerge naturellement. Son organe est taillé pour chanter le blues et le R&B. Andy met rapidement le nez à la fenêtre, mais dans un style parcimonieux et efficace rappelant son ami Anson Funderburg. "Best in town" nous abandonne au cœur des swamps louisianais. Une compo imprimée sur un tempo indolent. Sous les impulsions de l'harmonica, que se réserve le pote autrichien Christian Dozzler, la plage nous entraîne dans l’univers des swamps louisianais. Signée Delbert McClinton, "Livin' it down" est une piste qui nous conduit dans la Big Easy, la cité de la Nouvelle Orléans, sous l’impulsion du piano syncopé de Dozzler et le saxophone de Ron Jones. La voix de Nick est toujours aussi chaude et caressante pour aborder le "My baby is now on my mind" de T-Bone Walker. Andy est totalement investi par son rôle, tout au long de ce blues qui swingue naturellement. "Good man" est une compo signée Renee Funderburgh (l'épouse d'Anson) ; un slow blues au cours duquel toute l’instrumentation est bien en place : piano, cuivres et, la guitare, qui se réserve un nouveau billet de sortie… Larry Van Loon (NDR : un guest issu de Kansas City) se charge de l’orgue dans le style de Jimmy Smith. "Back down south" opère un retour au downhome blues. La voix de Nick est systématiquement ponctuée par les interventions concises d’Andy à l’harmonica. Une plage bourrée de charme au cours de laquelle Ron Jones prend son envol sur son saxophone ténor. Pur rock’n’roll, "Last to leave" communique un max de bonnes vibrations. Pour la dernière fois, Dozzler se charge des ivoires. Dana Robbins et Andy ont signé cette piste parcourue par un saxophone explosif. Pour votre info, sachez que citoyenne de Nashville, Dana milite au sein du backing band de Delbert McClinton. Irrigués par l’orgue Hammond, "Let's say it's for good" et "Snake in the grass" trempent dans le Memphis blues. Sur ce dernier morceau, Andy module ses cordes à la manière d’Albert et BB King. "Whatever you had you ain't got it no more" est un succès soul né au cours des sixties. Nick chante passionnément ce southern R&B. Anson Funderburg se réserve la guitare et Lady Robbins le saxophone rythmique sur "Ob baby", une piste née du fruit d’un subtil cocktail de blues et R&B. De toute bonne facture, ce long playing s’achève par "Love at first sight", une plage balisée par le piano et l’orgue, une compo dont les vocaux sont empreints d’une grande sensibilité…

 

Andy T - Nick Nixon Band

Drink drank drunk

Écrit par

Nick Nixon est originaire de Nashville, dans le Tennessee. C’est loin d’être un débutant, puisqu’au cours des sixties, il était un des piliers de la scène blues locale. A l’époque, il a bien connu le Band of Gypsies de Jimi Hendrix et Billy Cox. Dans les 70’s, il relevait de l’écurie Chess. Il a publié plusieurs elpees sous son propre nom. Dont "No end to the blues", en 2001, pour le label hollandais Black Magic et "Back down south", en 2005. Le présent opus a bénéficié du concours de l’Andy T Band, une formation drivée par le guitariste Andy ‘T’ Talamantez, un musicien d'origine californienne qui a beaucoup tourné en compagnie de Guitar Shorty et Smokey Wilson. Il avait collaboré à l’enregistrement de "Ready to roll", un elpee crédité à Smokey Wilson and The Andy T Band, publié en 2003.

La cover du "Midnight hour" de Clarence Gatemouth Brown baigne dans le Texas blues. La voix de Nick est puissante. Andy se révèle gratteur de grande classe. Ron Jones s’autorise une intervention au saxophone. Blues lent, "Don't touch me" est issu de la plume de Johnny Guitar Watson. Sous cette nouvelle version, Mr T ne dispense que les notes nécessaire devant le piano de Christian Dozzler (NDR : cet-ex Mojo Blues Band est de nationalité autrichienne). La voix est très expressive tout au long du titre maître, une compo signée Yom Hambridge et Gary Nicholson. "Have you seen my monkey" nous plonge dans le zydeco. L’accordéon de Dozzler s’impose, pendant qu’Andy se déchaîne sur ses cordes. Piste instrumentale, "Dos danos" est alimenté par des échanges de guitares entre Andy et le Texan Anson Funderburgh (NDR : il se charge également de la production). "No end to the blues" opère un retour dans le blues. Miss Markey et Nick se partagent les vocaux. Kevin McKendree siège derrière le piano. Et il y brille de mille feux ! Imprimé sur un mid tempo, "On my way to Texas" est une compo bouleversante. A cause des cordes d’Andy, inspirées de Freddie King. "Hi-heel sneakers" est un classique du blues signé Tommy Tucker. La voix de Nick est superbe. Anson Funderburgh assure la rythmique, dans l’esprit de Jimmy Reed. Dernier blues lent du long playing, "Life is too short" est chargé d'émotion. Mr T gratte parcimonieusement ses cordes. Anson se réserve encore la rythmique sur "You look so good", Hash Brown, l'harmonica. Une formule qui ressemble étrangement à la paire Funderburgh/Sam Myers, qui a sévi autrefois. De bonne facture, cet elpee s’achève par la cover du "I got a woman" de Ray Charles, une version dont la touche ‘tex mex’ est apportée par l'accordéon de Dozzler.