La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Angelus Apatrida

Hidden Evolution

Écrit par

Sortez les vestes à patchs, Angelus Appatrida est de retour. Et tout particulièrement son Thrash old-school sur un cinquième album studio baptisé « Hidden Evolution ». Fondé en 2000 à Albacete, ville du Sud-Est de l’Espagne, le groupe tire son patronyme d’un mix latino-espagnol, signifiant en français ‘les anges apatrides’ ou encore ‘les anges renégats’. Les Ibériques ne sont pas (encore) mondialement connus ; cependant, ils ont déjà tourné en compagnie de Slayer, Megadeth mais aussi Dying Fetus, Keep of Kalessin et Carnifex.

Mais revenons à leur dernier LP… Le concept qui se cache derrière « Hidden Evolution » se réfère à des découvertes et développements techniques qui auraient secrètement été dissimulés pour différentes raisons (grosses corporations, possibles dangers face à l’establishment, conspirations gouvernementales, etc.). L’œuvre aborde dans le même esprit les aptitudes des êtres humains à ramer à contresens, contre leur espèce et ce, pour des intérêts aussi divers qu’obscurs. 

« Immortal » lance les hostilités par un martèlement de batterie accompagné de guitares rapides et bien ‘thrashies’. La voix aiguë, tantôt criée, tantôt mélodique du chanteur/guitariste Guillermo Izquierdo suit le mouvement. Pas de doute, c’est un disque de Thrash. Bien roots mais, et c’est tout à leur honneur, dont la production est contemporaine et bien pêchue. Un juste milieu entre un son old-school typique de l’âge d’or du Thrash et une mise en forme ultra léchée. ‘Trop is te veel’, les Espagnols semblent l’avoir bien compris. Un souci de l’équilibre retrouvé en outre dans la rythmique, où le marteau-piqueur des blasts est compensé par de nombreuses envolées mélodiques. Thrash, certainement, mais teinté ça et là de nappes Heavy. 

Roulement de tambour, ambiance de Grand Doute et de désolation, à l’image de la pochette de cet elpee, « First World of Terror met en scène un astronaute déchu, brûlant une liasse de billets, dernier rempart d’un monde désormais stérile à toute vie humaine. Une très belle cover, signée Gyula Havancsák, un artiste qui a par ailleurs mis ses talents au service de formations comme Annihilator, Destruction, Stratovarius ou encore Grave Digger. Autant certains passages du premier morceau de l’opus pouvaient parfois évoquer un Metallica ou un Anthrax d’époque, autant les vocaux d’« Architects » font clairement penser à la voix typique de Chuck Billy, frontmen de Testament. Et ces similitudes n’ont rien de lassant, tant ses inspirations se mêlent dans un ensemble original et homogène. On se prend au jeu de tenter de découvrir les racines dans lesquelles vont puiser Angelus Appatrida, tout en appréciant en même temps leur appropriation et leur mise au goût du jour. « Hidden Evolution » bénéficie du concours d’un invité ; en l’occurrence Chris Amott (Armageddon, ex-Arch Enemy. Il se réserve la partie de gratte solo sur « Speed Of Light », morceau qui, pour l’occasion, revêt une sonorité Hardcore, principalement au niveau du chant (lead et backing vocals). Un mélange réussi ; un de plus.

J’avoue que je ne connaissais absolument pas ce band avant d’écouter ce long playing. Un parfait inconnu au bataillon thrash, qui se révèle pourtant être très intéressant et mériterait d’étendre sa popularité auprès d’un public fan d’un son old-school, qui respecte les codes des années ’80 et début ’90 tout en faisant tourner la sauce au goût du jour. Ces Espagnols ont une énergie et une imagination débordantes. Cet LP aurait pu tomber dans le piège de la linéarité, mais il en n’est rien. Angelus Appatrida parvient à rester original tout au long des dix morceaux. A écouter !

 

Angelus Apatrida

Clockwork

Écrit par

Le monde du métal a rencontré bien des difficultés à se reconstruire après avoir encaissé le séisme grunge et, dans la foulée le raz-de-marée alternatif. Nombreux sont les héros des eighties qui n’ont pas survécu à la catastrophe. Cependant, le métal est indestructible. Vingt années après le déluge, certaines branches de son arbre généalogique, supposées disparues à jamais, recommencent à bourgeonner. C’est le cas du Thrash Métal qui, depuis longtemps, ne proposait plus rien de vraiment excitant à se mettre sous la dent. Heureusement, le genre métallique, jadis initié par Metallica, Anthrax, Slayer, Megadeth, Exodus, Testament, Overkill et bien d’autres, commence à renaître de ses cendres sous l’impulsion de nouveaux combos fortement attachés à la tradition du riff puissant, lourd et agressif.

Nous avions déjà évoqué le génial Warpath, fer de lance du revival thrash britannique. Le mouvement s’étend désormais à l’Europe continentale. L’Espagne, elle aussi, s’est découvert un champion. En l’occurrence Angelus Apatrida. Formé en l’an 2000 dans la ville d’Albacete, le combo hispanique s’est donné pour mission de ramener à la vie le thrash originel de la Bay Area. Vélocité, brutalité, puissance, dextérité et respect des canons inhérents au métal traditionnel ; tout ce que nous aimions dans la scène thrash est réuni sur « Clockwork ». Après deux essais autoproduits (« Evil Unlished » - 2006 et « Give ‘Em War » - 2007), leur troisième opus sort sur la machine de guerre ‘Century Media’.

Les vocaux de Guillermo Izquierdo évoquent tour à tour ceux de Dave Mustaine (Megadeth), Chuck Billy (Testament) et John Connelly (Nuclear Assault). A l’instar des géants du genre, la musique combine agression et mélodie.

Fan de la violence des premiers albums de Metallica, de Megadeth, d’Annihilator et d’Anthrax, lève-toi ! L’heure d’exhumer vestes à patches, cartouchières et ceintures cloutées est enfin arrivée ! Le dieu Thrash est de retour, Angelus Apatrida est son prophète !