Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Light Asylum

In Tension (Ep)

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Duo tout récent (à peine deux ans au compteur), le band Light Asylum, issu de Brooklyn, sort cette année « In Tension », un Ep autoproduit, mélangeant harmonieusement électro et voix soul caverneuse.

Tout au long des quatre titres, la voix enchanteresse de Shannon Funchess nous séduit. Celle que nombreux mélomanes comparent déjà à Grace Jones (tant physiquement que musicalement) nous transporte sur les beats soutenus de Bruno Coviello.

Leur talent est indéniable et le rythme entrainant n'est d'ailleurs pas sans rappeler la vague punk de la fin des années 90. Gros coup de cœur d'ailleurs pour "Dark Allies", qui mérite assurément le détour d'une écoute.

Reste que le groupe souffle aussi bien le chaud que le froid. Sur les quatre pistes proposées, deux sont convaincantes, tandis que les deux autres laissent plutôt sur notre faim, manquant un peu de panache et d'énergie. Comme si le groupe avait encore besoin de mûrir un peu avant de s'envoler véritablement vers le succès.

A suivre de près donc, car l'essence d'un très bon groupe est là, à n'en pas douter.

 

Asyl

Petits cauchemars entre amis

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Après les petits meurtres, voici les petits cauchemars entre amis. Autant dire qu’on préfère dormir et se payer des heures de terreur en compagnie des quatre trublions d’Asyl. La dernière fois où nous avions croisé tant de détermination en France ? La réponse coule de source, elle est sombre : Noir Désir. La référence au groupe de Bertrand Cantat a été usée sans vergogne pour étiqueter de nombreux troupeaux de guignols hexagonaux. Cette fois, le rapprochement n’est pas volé. Electricité, authenticité. Asyl lance ses « Petits cauchemars entre amis » sur un « James Dean » rageur, fonceur. Les textes défilent dans une urgence, une violence trop rarement entendue dans les vignobles chiraquiens. Pour entrer dans cet univers fiévreux, le « James Dean » initial s’auto suffit. Les lignes de basse rebondissent, fonçant à travers les riffs stridents de guitares nerveuses. Produit par Andy Gill, le mythique guitariste de Gang Of Four, ce premier album réduit en miettes tous les détours du retour du rock entendus aux abords de la capitale. Si la bataille devait commencer aujourd’hui, Asyl serait le premier à sauter dans la tranchée. Guitare à la main, riffs tranchants, prêts à tuer pour percuter. Asyl ne suit aucune ligne de conduite. Pourtant, le groupe appuie quelques œillades électriques en direction du passé (« Génération » et « Zeppelin »). Mais ces clins d’œil ne trouvent pas écho dans ces chansons éjectées, postées aux portes du Gun Club, un lieu où les fantômes aiment à danser sur les brûlots des Stranglers, des Gang of Four et autres Buzzcocks. Un lieu où on chante en français. On crie, on se défoule. Ça déboule ! Après ces « Petits cauchemars entre amis », il ne nous restera plus qu’à courir. Droit à l’Asyl !

 

Asyl

Petits Cauchemars entre amis

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Oui, bien sûr, le jeu de mot est très facile mais manifestement, le groupe français Asyl, dont le premier véritable album (« Petits cauchemars entre amis ») sort le 12 mai, mérite une attention certaine. Pas que ce groupe soit terriblement révolutionnaire, mais au moins il est vrai, sincère, ouvert et ses références sortent de l'ordinaire aseptisé d'aujourd'hui. Vous leur parlez 'influences' et ils vous citent un tas de noms, des Sex Pistols à Berurier Noir, en passant par Das Ich, Strychnine, Taxi Girl, les Stranglers, Bauhaus, Joy Division ou encore Fugazi ainsi que la vague hard core new-yorkaise en général. Bref, ces quatre jeunes gars originaires de La Rochelle ont le rock – le vrai et au sens large! - dans la peau et ils le revendiquent! Nicolas Freidline, le guitariste, s'est fait le porte-parole de la formation

Nous sommes avant tout de vrais fans de musique. C'est pour ça qu'on est là et qu'on joue déjà ensemble depuis plus de dix ans. Quant on a commencé, en 95, on avait quatorze - quinze ans. En 97, le groupe était au complet et recensait les musiciens actuels. Depuis, on a tout vécu ensemble, par passion. On a toujours écouté beaucoup de musique et de tout. Mais il est clair qu'un groupe comme Nirvana a été une grande influence, tout comme les Pistols, la scène punk française, les sorties du label Sub Pop. Aujourd'hui, on a notre personnalité, mais on ne peut nier avoir été marqués par plein de groupes... 

Vous avez tourné pour une vingtaine de dates en compagnie des Stranglers. Un bon souvenir, probablement … 

On adore ce groupe en plus. Nous avons eu un très bon contact avec Jean-Jacques Burnel. On a aussi tourné en compagnie des Buzzcocks ; un vrai groupe mythique à nos yeux. Pour nous, côtoyer ces gens là valait plus que jouer avant Blink 182, qui sont pourtant plus actuels. 

Comme la majorité des groupes rock, vous avez écumé les bars et les petits festivals avant de prendre une dimension supérieure. Grâce à votre premier cd auto-produit, sorti il y a quatre ans ? 

Certainement, oui. Il nous a bien servi de carte de visite. On a pu jouer dans des festivals plus importants, rencontrer des gens qui nous ont aidés, signer sur un label (Because, distribué par Warner), en 2004, après avoir arrêté nos études pour nous consacrer uniquement à la musique. On a dû vivre, à cette époque, du RMI (revenu minimum d'insertion) ; mais on connaissait clairement quel était le but de notre vie. On a sorti un EP l'an dernier et puis ce fut l'enregistrement de l'album, à Londres sous la houlette d'Andy Gill.

Qui est le guitariste de Gang of Four et a produit des gens comme Killing Joke, les Red Hot, Jesus Lizard ou Boss Hog, pas mal… 

On a été super contents de bosser en sa compagnie. Surtout que c'est lui qui nous a contactés. En fait, il était intéressé de nous produire. La collaboration a été bonne, car la vision d'Andy est proche de la nôtre. 

Actuellement, vous tournez avec Indochine. On sait que Nicolas (Sirkis) apprécie donner un coup de pouce à des jeunes groupes, comme Daisy Box il y a peu… 

Au départ, on était potes avec sa femme, qui a accroché à notre musique. Par la suite, lui aussi est venu nous voir et a bien aimé ce qu'on faisait. Mais sa relation entre nous n'a rien de 'paternaliste' ; c'est uniquement de l'amitié. 

Vous semblez aimer les titres d'albums à consonance un brin énigmatique. Votre cd autoproduit s'intitulait « Maquillage, Substance et Modernité » ; l'EP paru l'an dernier, « Hiroshima Mis à Mort », et l'album qui vient de sortir « Petits Cauchemars Entre Amis ». Ces mots là ne sont pas associés par hasard… 

Non, c'est évident. « Petits cauchemars » est un clin d'œil au film « Petit Meurtre entre amis » (de Danny Boyle, le réalisateur de « Trainspotting »). C'est aussi un titre qui figure sur notre tout premier cd et qui correspond bien, selon nous, à certains textes du nouveau. On y parle de serial killer, d'amour pervers, ce genre de sujets qui ont inspiré Mathieu (Lescop, le chanteur). Mais je reconnais qu'on aime assez jouer avec les mots. 

Avec les références, aussi. Trois titres du nouveau cd sont intitulés « Zeppelin », « Pierres brûlantes » et « Generation ». Difficile de ne pas penser à Led Zep, aux Stones et aux Who… 

On revendique complètement notre culture rock et ces groupes là en font forcément partie, également. Mais nous ne sommes pas non plus braqués sur le passé. Notre démarche est quand même tout à fait contemporaine. 

Après votre tout récent passage à Liège, vous comptez revenir bientôt en Belgique pour y jouer ? Lors de l'un ou l'autre festival ? 

On ne demande pas mieux. On jouera partout là où on nous demandera de venir.  On apprécie être confrontés à un public qui nous découvre. Il y a six mois, on s'est produit à Prague et cela c'est super bien déroulé. Les gens avaient l'air contents ! Donc avis aux promoteurs, appelez nous ! 

Votre prochain projet ? 

On retourne bientôt à Londres pour enregistrer une version anglaise de « Je Sais (Tout de Vous) ».  Une nouvelle étape, peut être…

Soul Asylum

Candy from a stranger

Bien que créée en 1982, cette formation issue de Minneapolis devra attendre 9 longues années avant de sortir de sa coquille. Tout le monde se souvient encore de " Runaway train ", une ballade qui les propulsa au faîte des charts mondiaux. Le combo nous revient avec un somptueux album : " Candy from a stranger ". Onze mélodies irrésistiblement ‘british’, mélangeant guitares acoustiques, riffs électriques, glacés, nous rappelant ceux de The Edge (U2), une batterie très présente, des chœurs harmonieux, le tout imprégné par la voix chaleureuse, touchante de David Pirner. Tout au long de cet opus, nous voyageons dans le monde de la country américaine contemporaine (Counting Crows), du rock australien (Died Pretty), de la pop anglaise (Cast), écossaise (Silencers, Teenage Fan Club) et suédoise (Wannadies). Notre coup de cœur concerne le 3ème titre du CD, " Close ", une composition tout en relief et profondeur, pleine de significations où la production flirte avec la perfection. Splendide !

 

Soul Asylum

Let your dim light shine

Après une bonne demi-douzaine d'albums, le groupe de Minneapolis semble avoir perdu l'essentiel de ses caractéristiques hardcore, mais également son batteur et membre fondateur, Grant Young, remplacé par un certain Sterling Campbell. Hormis "Caged rat" dont la solution oscille entre le funk ample et la furie métallique, et dans une moindre mesure le single, "Let your dim light shine" libère une solution folk/pop/country/rock conçue suivant les principes FM établis par Tom Petty et John Mellencamp. Une œuvre beaucoup plus accessible, donc. Mais sans grand relief ni contrastes. Malgré la production de Butch Vig, qui tente néanmoins d'apporter un sens plus prononcé de la tension et du drame, l'ensemble parvient difficilement à se dépêtrer de ces ballades mélancoliques, artificiellement post adolescentes que nasille le vocal sableux de Pirner. Navrant!

 

Soul Asylum

Insomniac´s Dream

Si à l'origine cet ensemble yankee partageait les mêmes desseins punkcore que Replacements et Hüsker Dü, il faut reconnaître qu'aujourd'hui son style n'a plus grand chose à voir avec celui de ses condisciples. Pensez donc, Nirvana et Pearl Jam ont longtemps considéré Soul Asylum comme guide spirituel. Ce qui explique sans doute pourquoi celui-ci a bénéficié de l'avènement du grunge pour se faire une place au soleil. Sinon comment expliquer que "Grave Dancers Union" se vende à plus de deux millions d'exemplaires, alors que son expression flirtait davantage avec la pop que le métal. Le single "Runaway Train" en est la plus belle illustration. Un hit que l'on retrouve sur ce mini CD ‘live’ destiné au grand public. Un morceau de plastique constitué de six titres, dont deux ont été enregistrés en version acoustique à New York et quatre au Texas, sous une forme légèrement électrifiée. Agréable, mais pas de quoi provoquer des "Insomniac's Dream".