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Axel and The Farmers

Axel and The Farmers

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Quel type de musique pourraient donc bien cultiver Axel et ses amis fermiers ? Ces jeunes agriculteurs emblavent une pop fertilisée en Albion, et en particulier chez les Beatles. Conduite par Axel Concato, cette équipe française avait l’intention de semer son grain dans la terre du Sussex voire du Kent. D’ailleurs, Axel –un multi-instrumentiste– avait déménagé à Londres, dès l’an 2000, pour engager ses ‘Farmers’. C’était en 2004. Mais les semis n’ont guère poussé ; aussi, il est retourné à Paris, l’année suivante, afin de se consacrer à la production (NDR : dont l’album des Hush Puppies) tout en embrassant une carrière de mannequin ! Le virus de la musique est cependant toujours bien présent, et Axel recrute une nouvelle équipe de fermiers. En 2008. Au sein de laquelle on retrouve le claviériste Arno Van Colen, le bassiste Sébastien Dousson ainsi que le batteur Romuald Deschamps. Lors de son séjour au sein de la capitale britannique, Axel avait sympathisé avec Mark Garderner, le leader de Ride. C’est d’ailleurs lui qui avait mis en forme, leur premier Ep. Et il remet le couvert pour ce premier opus.

Verdict ? La qualité de la récolte est indéniable, mais maque cruellement de saveur. C’est propre, parfaitement exécuté et impeccablement produit. Mais l’aspect mélodique a été trop négligé. D’ailleurs, les compos sont bien plus convaincantes, lorsque le tempo s’accélère, lorgnant alors carrément vers l’univers de Ride ou de Pulp. A l’instar de « Dance Hall » et de « Kids ». Ou alors quand les arrangements frôlent la perfection. Et je pense tout particulièrement à « Dream #7 ». Le reste m’a laissé sur ma faim. Et « Bottle of Rain », planté au sein d’une pop psyché bien trop indolente, en est la parfaite illustration. Bref une petite  déception pour Axel and the Farmers qui devra se contenter de glaner, plutôt que de moissonner…

 

Axel and The Farmers

Dream # 7

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Axel Concato est Normand. Un multi-instrumentiste qui s’est exilé en Angleterre. En 2001. Il a vécu à Camden, puis à Londres, militant notamment au sein des White Russians. Puis, deux ans plus tard, en compagnie de son pote Barth, pour lequel il a participé à la confection de deux de ses albums, ainsi que de quelques musiciens locaux, il décide de fonder Axel & The Farmers. Apparemment, pas trop satisfait du résultat (NDR : c’est un perfectionniste !), il rentre à Paris dès 2005. Et remonte le combo. Barth, est toujours de la partie, mais les autres musicos sont français. Mais lors de son périple aux Iles Britanniques, il a sympathisé avec le leader du défunt Ride, Mark Gardener. Auquel il a demandé de mixer et de produire son futur album. Un disque qui devrait paraître début 2010. En attendant, l’ensemble hexagonal nous propose cet Ep 4 titres qui tire un peu dans toutes les directions.

Uptempo, le morceau d’ouverture, campe une mélodie contagieuse réminiscente de Lloyd Cole et de ses Commotions, malgré l’omniprésence de nappes de claviers. La basse pulsante qui canalise « Red nose » nous replonge dans l’univers mancunien de la house. Pensez aux Stone Roses et à Happy Mondays. Mais le plus étonnant sur cette plage procède du baryton profond d’Axel, alors très proche de Guy Chadwick (House of Love). « Lamp post lighter » est une reprise acoustique signée Mark Gardener. Et elle est superbe ! Enfin, remix electro pop naviguant quelque part entre Depeche Mode et John Foxx, « Caress of blonde » propage des effluves 80’s particulièrement prononcées. Suivant la formule consacrée, on devrait en savoir plus lors de la sortie de l’elpee ; mais au vu du contenu de ce disque, on pourrait connaître une excellente surprise…