Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Ben Ricour

Ton image

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‘Dans la vie, il y a le mot aventure, pourvu que ça dure, pourvu qu'on soit d'accord pour ne pas abandonner...’ Telle était l'invitation du premier album de Ben Ricour. Et c'est avec plaisir qu'on la poursuit son aventure de quotidiens extraordinaires en réglant nos horloges biologiques à « L'heure d'hiver ». Guidé par la voix décalée de cet artiste polymorphe, on se sent bien entourés pour emprunter sa folie douce puisque Patrick Renson, Olivier Lude (coréalisation), -M- et Albin de la Simone sont de ce voyage.

Le disque est teinté d'une saison qui l'inspire, de ces automnes consommés qui donnent envie de s'évader, à l'est de notre soleil par exemple: vers le Vietnam natal de sa mère et son « 1/4 de sang ». De ces après-midi blancs qui poussent au rapprochement aussi, à la recherche de chaleur: de rythmes ‘enrobants’ en bras accueillants. Poussés à une exaltante langueur dans l’érotique « Tu es attendue » on se retrouve hors d’haleine, poursuivant un train qui quitte la gare en faisant définitivement dérailler une belle rencontre (« 5 minutes »). La force est là, entre autres, dans la construction de ces mini-récits. A chaque plage son scénario, une construction cinématographique d'un film qui s'offre le luxe d'exister sans image. Les ambiances happent et génèrent un suspense schizophrène, coinçant le malheureux qui s'est laissé prendre entre l'envie de connaître l'issue et celle de courir à contre sens, pour s'éloigner de la dernière note.

Sur ce second album, qu’il qualifie de ‘plus mûr, plus corsé’ et plus proche de l’homme qu’il est aujourd’hui, Ben Ricour offre une continuité innovante à sa séduisante dernière « Aventure ».

Regardez le clip de « L’Heure d’Hiver »

http://www.youtube.com/watch?v=w-i6kQLB80U

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x38zu6_ben-ricour-lheure-dhiver

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/684431/attitude-ben-ricour-heure.html

 

Ben Ricour

Son image

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Ben Ricour, alchimiste des mots et sorcier des rythmes est de retour. Après son ‘Aventure’ plutôt solitaire, il s'est joliment entouré pour son second album, ‘Ton image’. Albin de la Simone, Thomas Bloch et autres talents ont mis les pieds dans ses ballades, de hasard en envies…

"Je ne voulais pas faire de collaborations à tout prix. C'est venu comme ça, au fil des rencontres. Au départ, il devait y avoir un truc avec Olivia sur l'album (NDR : Olivia Ruiz), mais ça ne s'arrangeait pas bien, c'était compliqué… et j'ai horreur de ce qui est compliqué. En ce qui concerne Mickaël de Mickey 3D il y avait un réel désir de collaboration. Pour -M-, c'était totalement imprévu. Il est passé au studio et je crois qu’il a été  électrisé de se retrouver une gratte dans les mains, du coup il m'a fait un truc très psychédélique." Et quand une improvisation chédidienne rencontre l'univers de Ben Ricour, ça donne ‘5 minutes’, un rendez-vous manqué, une aventure qui se termine à bout de souffle pour ne jamais finir à court d'idées. Une des nombreuses versions de ces passions, omniprésentes dans l'album: "J'aime m'adresser à une seule personne dans mes chansons. Cette proximité est indispensable". De l'amour donc ; forcément aventureux, entier, brûlant. Du sexe aussi, à la fois extension et genèse: "C'est un peu devenu une tradition. J'ai l'impression que quand on introduit du sexe dans les chansons on y met automatiquement de la légèreté. Puis il y a l'idée de tout lâcher, c'est cette évasion qui me plait."

Ces fugues hors du temps s'attaquent aux frontières dans ‘1/4 de sang,’ réflexion sur la filiation adressée à sa mère, Eurasienne arrivée en France à 14 ans: "C'est venu tout d'un coup, dans mon évolution. Petit, on m'appelait le Chintock, j'ai la trentaine et en grandissant on repense à tout ça. Puis je sens ce côté en moi, je mange asiatique et je ressens des choses qui m'interpellent." L’Asie fantasmée dans le regard, il évoque le Vietnam qui l'intrigue et l'appelle: "Je n'y ai jamais mis les pieds, je n'ai jamais rencontré ma famille là-bas, mais je pense que cette chanson va me permettre d'y aller. Je vais peut-être partir pour une tournée en septembre. J'espère…"

Impossible de parler de ‘Ton image’ sans évoquer la problématique écologique. Délicate déclaration d'amour à la nature, aveu de culpabilité et crainte de l'impuissance qui échappent à la moralisation: "Plus j'avance et plus je me dis que c'est important. Le premier album était déjà très nature, mais plus dans la description. Là j'ai vraiment la trouille pour la planète. Si j'ai l'occasion de faire quelque chose pour l'aider, si j'ai l'opportunité de faire des concerts, des actions, je n'hésiterai pas. Tout le monde veut réagir mais on est déjà tellement occupé d'essayer de s'en sortir soi même qu'on en oublie où l'on vit. On a quand même troué la couche d'ozone… c'est dingue!"

De l'amour, du sexe, des petits oiseaux… Résumé comme tel, l'album a de quoi laisser perplexe. Pourtant la force de ses ballades résulte de cette capacité de sublimer, par l'emprunt de chemins de traverse. Ben Ricour parvient à surprendre en tirant parti du trop entendu. Les pieds dans la neige, courant derrière un train, il se plait à apparaître là où nous ne l'attendions pas, tout en restant à distance raisonnable: "Je veux rester accessible, même si, la prochaine fois, je me lancerai peut-être dans quelque chose  de plus barré…" Il échappe aux tournures alambiquées des chanteurs prétentieux faute de mieux et livre, sans même chercher d'accords compliqués, des titres énergiques d'une profondeur aérienne. Alors quand, les traits de papier glacé, il lance en interview "Avant, j'ai été électricien, plombier. A force de m'être retrouvé sur différents chantiers, je pense que je pourrais carrément construire une maison, monter les murs,… " On ne s'étonne pas outre mesure tant la richesse du personnage est perceptible au premier contact. Il suffit qu'il ajoute: "J'adore le contact avec les matières, le toucher", pour qu'on retrouve la sensualité qui transpire des textes, de la voix subtilement rauque et que ce parcours atypique devienne l'évidence même.

Auteur, compositeur, interprète, cet artiste polymorphe prête à l'occasion sa plume à d'autres chanteurs, le temps d'émotions partagées: "Quand on écrit pour soi, on est en permanence dans le doute, poussé à extraire des choses de soi. Quand c'est pour quelqu'un d'autre, j'ai l'impression d’accomplir le travail d'un peintre. Il faut coller le plus possible à la personne qu'on a devant soi, c'est très intéressant." Outre sa présence auprès de Florent Pagny pour « Abracadabra », il a caressé de ses pinceaux ‘J'traine des pieds’, un des succès peps d'Olivia Ruiz. Une autre toile en vue? "Là, j'entame ma tournée, puis elle vient de terminer la sienne et je sais qu'il faut parfois plusieurs mois pour reprendre un contact complet avec la réalité. Mais si elle me redemande de bosser pour elle, j'y retourne avec plaisir. D'ailleurs, j'ai déjà une super chanson pour elle. Elle est fascinée par l'univers des Rita Mitsouko et ce que j'ai écrit c'est vraiment une Ritasong qui lui irait bien."

Sa tournée, il va la débuter, seul et impatient, avant d'être rejoint par ses musiciens: "Les concerts, c'est mon environnement. L'album est un peu un prétexte même si j'aime beaucoup le travail en studio. J'ai hâte de repartir sur la route, de redevenir un performer. En plus les musiciens sont des amis de longue date, on va pouvoir créer une confiance et se fabriquer une famille. On débutera dans des clubs, j'aime beaucoup cette idée de repartir de zéro."  L'album quant à lui sortira le 26 octobre.

 

 

Ben Ricour

L´Aventure

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‘Comme tout ce qui est vrai. Au début ça n’plaît à personne. Une hérésie, une erreur. Un manque de calcium’, explique Ben(jamin) Ricour sur « Je me réveille », titre évocateur de cette première « Aventure ». La voix de Ben, justement, ressemble à s’y méprendre à celle de Gérald De Palmas. C’est tellement vrai, qu’au début ça n’plaît à personne ! Mais il serait regrettable de limiter l’univers de Ben Ricour à celui de De Palmas. Ce premier album du jeune Parisien est attachant. Les textes dévoilent une personnalité entière : celle d’un jeune garçon face à son destin. Conscient de ses inconsciences passées (le précité « Je me Réveille »), éternel amoureux (« Vivre à même l’amour ») et rêveur invétéré (« Plein soleil »), Ben Ricour se donne entièrement à travers les dix titres de son premier album. Ce disque doit beaucoup à la rencontre entre Ben et Pierre Grillet, talentueux parolier, mentor du « Madame Rêve » d’Alain Bashung et ange gardien notoire de Dani ou Alain Chamfort. Résultat de cette collaboration : « L’Aventure », un album folk aux contours radiophoniques. Suffisamment intelligent pour ne pas être repoussant, ce disque fait la part belle aux ballades émotives. Ben Ricour est charmant. Il exprime en musique des sentiments universels : la douleur ressentie par l’éloignement inexorable d’un ami d’enfance (« Ami d’enfance »), la bonne humeur éprouvée par un couple déshabillé (« Le risque »), la joyeuse insouciance engendrée par un quotidien affranchi de toute contrainte (« Pas stressé »). « L’Aventure » discographique de Ben Ricour commence donc bien. Et comme l’affirme le dicton : tout est bien qui finit bien !