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Blues Plate Special

Back for seconds

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Etabli dans le Sud de l'état de New York, ce quartet est constitué de ‘Rhythm Ray’ Pettis à l’harmonica, ‘Stratcat’ Willie Hayes à la guitare et au chant, John ‘Catfish’ Wiser à la basse ainsi que Dave ‘Sticks’ Fiorini aux drums. ‘Live’, leur tout premier opus ("Over easy") est paru en octobre 2000 ; un disque suivi par "Hot 'n tasty", chroniqué en son temps par votre serviteur.
 
BPS nous embarque sur la route dès son "Harley ridin' yuppie". Le tempo est enlevé. La voix de Stratcat n'est pas bien méchante, mais elle entraîne ses comparses à se joindre au rythme. Les solistes s’autorisent leur premier envol ; mais en toute en discrétion. "Spend my money" poursuit dans le même registre. Quoique bien ficelée, la musique est un peu trop inoffensive à mon goût. Enfin, après cette période d'échauffement, Pettis commence à souffler plus vigoureusement dans on harmo. Il est bientôt rejoint par Hayes pour "Lookin' out for you". Cette plage communique enfin les vibrations attendues. Toute en swing, la section rythmique permet à Rhythm Ray de reproduire les effets spéciaux empruntés à Little Walter. Une chose est sûre, la partie musicale tient parfaitement la route. La Fender Stratocaster de Willie roucoule en douceur tout au long de "Love me when I want ya". Dommage que les vocaux soient constamment aussi moelleux. En réalité, tous les musiciens chantent, mais aucun ne prend réellement le leadership. "It's just that way" baigne dans un univers de charme et de quiétude. L'harmonica susurre ses phrases. Les cordes égrènent des grappes de notes. Une tendre ballade destinée à inviter sa partenaire sur la piste de danse. S’appuyant sur un solide riff de guitare, "Never knew a woman" retrouve un peu de dynamisme. Pas pour très longtemps, puisque "I've got it bad" nous replonge aussitôt dans une ambiance plus feutrée et paresseuse. Willie nous y dispense quand même un solo très réussi, sur sa Fender. De bonne facture, "I know" caresse délicatement vos sens. Et c'est bien dans ce créneau que BPS se montre le plus dans son élément. Willie Hayes ne laisse échapper que les notes nécessaires. On peut distinctement percevoir le glissement de ses doigts le long des cordes. Tramé sur un riff rythmique de guitare, le titre maître lorgne manifestement vers Freddie King. Willie injecte un peu d'écho dans ses cordes qui soudainement bénéficient d’une amplification plus large. Et en final, "Got the groove" évolue sur un tempo cher à cette sympathique formation américaine.

Blues Plate Special

Hot´n tasty

Écrit par

Drivée par le chanteur guitariste Strat Cat Willie Hayes BPS, cette formation new-yorkaise implique également Rhythm Ray Pettis au chant et l'harmonica, John Wisor à la basse et Dave Fiorini aux drums. L'album mêle compositions personnelles à des reprises de classiques du blues.

Il s'ouvre par la composition rythmée "Good news of the blues". Willie y épanche sa voix assez abrupte. Les deux solistes restent sur leur réserve. Pettis chante alors son "Can't be my baby" sur le même tempo. Dispensé dans le style du swamp blues, "Givin' me reasons" est un blues lent. L'harmonica suit la voix de Hayes, dont le timbre est à nouveau exempt de douceur. Le groupe adapte le célèbre "Born in Chicago" de Nick Gravenites. Une reprise d'honnête facture, sans plus. En fait, Hayes et Pettis souffrent de la comparaison avec Bloomfield et Butterfield! La plage titulaire est une ballade sans réelle consistance. Par contre, le "Ironing board" de Rhythm Ray est bien plus tonique. BPS maintient le tempo pour aborder le canon "I got my mojo working" ; mais nonobstant notre Ray qui s'excite bien sur le devant de la scène, il n'apporte rien de neuf à l'original. C'est au cœur d'une atmosphère fort paresseuse qu'ils embraient ensuite par une longue version du "Never trust a woman" de Rick Estrin des Nightcats. Stratcat se montre bien mieux inspiré sur cet ouvrage. L'atmosphérique "Nobody else like me" et le saignant "Scramblin" constituent deux bonnes compositions sur lesquelles Pettis démontre qu'il a bien assimilé les techniques de son instrument. Issu de la plume d'Arthur Crudup, "So glad you're mine" est un fort bon blues. En s'appuyant sur sa guitare acoustique, la voix de Hayes passe bien le cap. Cette parenthèse country blues leur sied bien. La version de "Terraplane blues" de Robert Johnson demeure dans le même contexte. La fin d'album est d'ailleurs fort encourageante. A l'instar du lent "Texas flood" de L.C Davis. Mais pourquoi faut-il attendre l'extrême fin de l'album, et en particulier la reprise du "You upset me baby" de BB King pour voir Willie Hayes s'éclater et se montrer un bien bon guitariste ? Il existe sans doute beaucoup de formations de cet acabit au pays du blues et ailleurs ; mais leur multiplication démontre que l'intérêt pour ce style musical reste bien présent…