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Drivée par le chanteur guitariste Strat Cat Willie Hayes BPS, cette formation new-yorkaise implique également Rhythm Ray Pettis au chant et l'harmonica, John Wisor à la basse et Dave Fiorini aux drums. L'album mêle compositions personnelles à des reprises de classiques du blues.

Il s'ouvre par la composition rythmée "Good news of the blues". Willie y épanche sa voix assez abrupte. Les deux solistes restent sur leur réserve. Pettis chante alors son "Can't be my baby" sur le même tempo. Dispensé dans le style du swamp blues, "Givin' me reasons" est un blues lent. L'harmonica suit la voix de Hayes, dont le timbre est à nouveau exempt de douceur. Le groupe adapte le célèbre "Born in Chicago" de Nick Gravenites. Une reprise d'honnête facture, sans plus. En fait, Hayes et Pettis souffrent de la comparaison avec Bloomfield et Butterfield! La plage titulaire est une ballade sans réelle consistance. Par contre, le "Ironing board" de Rhythm Ray est bien plus tonique. BPS maintient le tempo pour aborder le canon "I got my mojo working" ; mais nonobstant notre Ray qui s'excite bien sur le devant de la scène, il n'apporte rien de neuf à l'original. C'est au cœur d'une atmosphère fort paresseuse qu'ils embraient ensuite par une longue version du "Never trust a woman" de Rick Estrin des Nightcats. Stratcat se montre bien mieux inspiré sur cet ouvrage. L'atmosphérique "Nobody else like me" et le saignant "Scramblin" constituent deux bonnes compositions sur lesquelles Pettis démontre qu'il a bien assimilé les techniques de son instrument. Issu de la plume d'Arthur Crudup, "So glad you're mine" est un fort bon blues. En s'appuyant sur sa guitare acoustique, la voix de Hayes passe bien le cap. Cette parenthèse country blues leur sied bien. La version de "Terraplane blues" de Robert Johnson demeure dans le même contexte. La fin d'album est d'ailleurs fort encourageante. A l'instar du lent "Texas flood" de L.C Davis. Mais pourquoi faut-il attendre l'extrême fin de l'album, et en particulier la reprise du "You upset me baby" de BB King pour voir Willie Hayes s'éclater et se montrer un bien bon guitariste ? Il existe sans doute beaucoup de formations de cet acabit au pays du blues et ailleurs ; mais leur multiplication démontre que l'intérêt pour ce style musical reste bien présent…

 

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