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Boston Spaceships

Brown Submarine

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Depuis la séparation de Guided By Voices, Robert Pollard multiplie les projets. En solitaire, chez Circus Devils, Psycho & the Birds, The Takeovers et la liste est loin d’être exhaustive. A laquelle il faudra désormais ajouter Boston Spacehips, un trio au sein duquel on retrouve le guitariste/bassiste/claviériste Chris Slusarenko (NDR : il était du dernier line up de GBV) et le drummer John Moen (NDR : ex Decemberists, Dharma Bums, Elliot Smith Band). 

“Brown Submarine” constitue donc leur premier elpee. Probablement le disque le plus structuré de Pollard depuis le split de GBV. Faut dire que certaines de ses dernières expérimentations étaient parfois tirées par les cheveux. Et fatalement, on y retrouve ce sens mélodique hypnotique, étrange, contagieux, très caractéristique chez la défunte formation de Dayton. Sans oublier le timbre vocal savoureux de Bob, souvent comparé à un Roger Daltrey qui aurait chopé l’accent du Midwest. Boston Spaceships, c’est un peu comme si GBV était parvenu à se renouveler. A cause de cette fraîcheur stimulante reconquise. Et le recours à la guitare sèche de Robert, n’y est pas étranger. Une sèche qu’il gratte le plus souvent, laissant le soin à Chris d’y injecter parcimonieusement l’électricité. Ce qui ne l’empêche pas épisodiquement ce denier de se libérer. Et en particulier sur le solide rock « Winston’s atomic bird », le percutant « Zero fix », le presque métallique, marécageux, « Still in Rome » et en fin de parcours une plage intitulée « Psych threat », lors d’une jolie envolée psychédélique. Les compos intègrent même un zeste de violon (NDR : le titre maître) et de cuivre (« Ready to pop »). Sans quoi, le reste de l’opus est partagé entre ballades plus pop ou imprimées sur un mid tempo. Ce retour en forme de Pollard est finalement une bonne nouvelle !

 

Rick Boston

Numb

Pour enregistrer son album solo, l'ex-chanteur, guitariste et compositeur du défunt Low Pop Suicide a reçu le concours de la violoniste de Geraldine Fibbers, Jessy Greene. Un album minimaliste, mais d'une intensité extrême. Ni drums, ni arrangements, ni samples. Juste une guitare sèche, un violon et deux voix. Backing vocal pour Geraldine. Sauf sur " Protection " où elle dévoile son timbre éthéré, spectral. Lead chez Rick, mais plaintif et torturé. Il s'accompagne d'une six cordes acoustique pour fouetter, lacérer, déchiqueter des mélodies sombres, mais tellement vibrantes, des mélodies traversées par les coups d'archet tantôt envoûtants, tantôt grinçants de sa collaboratrice. Les huit chansons de ce " Numb " sont tellement chargées d'émotion qu'on ne peut s'empêcher de penser à Grant McLennan, Robert Forster, David McComb et même à Ed Kuepper. Tout particulièrement sur " Suicide Ego ". Seul " It's easy " se révèle beaucoup plus allègre, plus folk punk, dans l'esprit des Levellers. Dans le domaine du minimalisme, ce " Numb " est un petit chef d'œuvre...

 

Boston

Walk On

Du line-up initial, il ne reste plus de Boston que le seul et unique Tom Scholz, guitariste-claviériste devenu multi-instrumentiste par la force des choses. Ou plus exactement depuis que ses anciens condisciples sont allés exercer leur talent au sein de RTZ. Si le groupe avait multiplié les disques de platine lors de la sortie des trois premiers albums, il est à craindre que ce "Walk On" ne parvienne plus à reproduire la même performance. Les explications sont multiples. Mais à notre humble avis, le hard sophistiqué de Boston a très mal vieilli, et ne devrait plus plaire, aujourd'hui, qu'aux nostalgiques de Kansas et de Kayak...