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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

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Brendan Perry

Ark

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Brendan Perry vient seulement d’enregistrer son second opus solo. Faut dire qu’il était l’autre moitié de la formation culte Dead Can Dance, auprès de Lisa Gerrard. Son premier personnel remonte d’ailleurs à 1999, et s’intitule « Eye of the hunter ». DCD s’était séparé en 1998, et afin d’accomplir une tournée, s’était reformé, sporadiquement en 2005.

Et le premier titre d’« Ark » est une compo que le combo avait interprétée lors de ce périple. Les sept autres fragments sont de nouvelles chansons. Mais tous les titres de cet opus ce fondent dans un bel ensemble empreint de lyrisme et d’esthétisme glacial.

Pour enregistrer cet elpee, Brendan a eu recours tant à la technologie moderne (surtout) qu’à l’instrumentation conventionnelle (parfois). Et il réalise la parfaite fusion entre ces deux pôles. On négligera les lyrics, un peu trop légers, au vu de la gravité des thèmes abordés : l’environnement et la corruption dans la politique, mais se tournera plutôt vers le contenu de ce disque. Dont le climat tour à tour mélancolique, incantatoire, mystique, lancinant, dramatique, parfois gothique, (moyen)oriental, est susceptible de vous flanquer des frissons partout. Une sensation accentuée par la voix de ténor emphatique de Brendan. Pulsations électroniques, couches de cordes, parfois de cuivres (« Babylon »), chœurs sinistres, tempo martial, l’osmose instrumentale frôle la perfection, à un tel point qu’on est à la limite de l’envoûtement. Un des ‘musts’ de l’année 2010, probablement…