L’aurore de Lathe of Heaven…

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Julia Drouot a coupé court…

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Bully

Lucky for you

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Bully, c’est le projet de la chanteuse/guitariste/bassiste Alicia Bognanno, une Américaine dont le quatrième elpee a été mis en forme par JT Daly (également crédité pour sa participation comme multi-instrumentiste), mieux connu pour avoir apporté son concours à Pvris et K. Play. Changement radical quand on sait qu’elle avait produit les deux premiers albums et coproduit le troisième. Peu d’invités, par ailleurs, pour ce « Lucky for you ». Une violoncelliste : Emily Nelson Rodgers. Et puis Soccer Mommy qui partage les vocaux avec Alicia sur l’entraînant « Lose you ».

Si Alicia a une jolie voix, susceptible de rappeler Suzanne Vega quand elle chante d’un timbre clair, dès qu’elle se met à vociférer sa rage punk, c’est la soupe à la grimace. Dommage, car dans ses meilleurs moments, l’expression sonore rappelle The Breeders. Et tout particulièrement sur « Days move slow », dynamisé par une ligne de basse offensive et déchiqueté par des riffs de guitare bien aiguisés ainsi que « Hard to love » qui s’enroule comme un serpent autour de sa proie avant de la mordre pour lui injecter tout son venin.  Certaines plages barbotent même dans le grunge. A l’instar de « How will I know », nourries aux sonorités de gratte dentelées et bourdonnantes. Ou libèrent un fameux groove. Comme l’oppressant Change your mind » ou l’excellent « A love profound », une compo audacieuse imprimée sur un tempo percutant et traversées de sonorités de sixcordes gémissantes.

Sur ce long playing Alicia aborde pour thèmes le contrôle des armes à feu aux States, le droit à l’avortement, le réchauffement climatique et surtout la perte de son chien…

Bully

Sugaregg

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Bully a la tête plongée dans les 90’s. Et tout particulièrement le grunge. Soutenue par le bassiste Zachary Dawes le drummer Wesley Mitchell, Alicia Bognanno en est la leader. Et quand on sait qu’elle a réalisé un stage au sein du studio de Steve Albini, il n’est pas étonnant qu’elle soit contaminée par ce style musical. En outre, le célèbre producteur lui a certainement filé quelques tuyaux. Enfin, quoi de plus naturel, pour une formation d’un tel genre de signer sur le mythique Sub Pop.

Pour réaliser cet opus, Bully a cependant bénéficié du concours de John Congleton (Explosions in the Sky, Angel Olsen, Sharon Van Etten) à la mise en forme.

« Sugaregg » constitue le troisième elpee du band, un disque qui fait suite à « Feels Like », paru en 2015 et « Losing », en 2017. Et guère de changement (ou d’évolution) en 3 essais, puisque le band reprend les choses là où il les avait laissées. Pas de nappes de claviers, simplement la structure guitare/basse/batterie sur laquelle la voix hargneuse mais jamais beuglante d’Alicia épanche ses émotions. Si, en général, le tempo est enlevé –parfois à la limite du punk– le long playing réserve quand même quelques moments de répit. Et puis, surtout, au fil de de l’écoute, les mélodies se révèlent au mélomane…

Sans être révolutionnaire, les 12 morceaux de « Sugaregg » nous renvoient à Seattle, 3 décennies plus tôt, sensation finalement agréable et qui change de ce revivalisme eighties un peu trop envahissant pour l’instant… 


 

Bully

Losing

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Deuxième elpee pour Bully, formation drivée par Alicia Bognanno, ex-stagiaire chez Steve Albini. C’est d’ailleurs au studio Chicago Audio, qu’elle l’a enregistré. Très nineties, la musique du band puise ses sources chez les artistes indépendants qui ont marqué cette époque, comme Sonic Youth, Nirvana, Sebadoh, Pixies, mais surtout Breeders, Veruca Salt, L7, Sleater-Kinney et Hole, soit le fameux riot grrrl. Pas étonnant que les lyrics de plusieurs morceaux débattent de la condition féminine. Mais la plupart traitent de la séparation douloureuse entre Alicia et l’ex-drummer, Stuart Copeland (NDR : un homonyme du batteur de Police). Des textes qu’elle chante d’une voix frottée au papier de verre, mordante ou impétueuse, régulièrement overdubbée, alors qu’habilement discordantes, les cordes de gratte gémissent ou grincent… tout en cherchant constamment à préserver le fil mélodique… Les nostalgiques de la dernière décennie du XXème siècle devraient apprécier, mais l’ensemble de l’opus est quand même fort brouillon…

 

Audio Bullys

Higher Than The Eiffel

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A la vue du lettrage reproduit sur la pochette, je me suis souvenu de la claque que m’avait flanqué Audio Bullys, en 2003. Lors de la sortie d’« Ego War » Que d’heures à taper des pieds. Que de cris retenus dans le tram, quand passait entre le voile et la membrane de mon casque, « Real Life », « We Don't Care » ou « Face In A Cloud ». Cet excellent souvenir, s’est cependant rapidement calmé, lorsqu’après avoir poursuivi son cycle de recherche, ma mémoire s’est figée sur « Generation ». Une véritable daube qui avait engendré une immense déception, chez votre serviteur. 

Aussi, avant d’écouter ce « Higher Than The Eiffel », j’étais quelque peu inquiet. Le titre qui ouvre l’elpee lorgne du côté d’Amadou & Mariam. Bizarre ! Puis soudainement, on a droit à un gros son qui décape ; celui qui ne laisse aucune couche. Lancinant et hypnotique, il installe l’ambiance. La patte des Anglais est directement perceptible. Et puis il y a cette voix nasillarde à la Rob Birch (Stereo MC’s) et cet accent ronflant. Bref, les Londoniens sont de retour et ça va claquer. Si les pistes s’enchaînent, elles sont loin de se ressembler. Mais il faut une écoute complète de l’opus, avant de se rendre compte de sa qualité. Toutes les plages sont savamment orchestrées, mais aussi puissantes et surtout convaincantes. Entre electro jungle et hip hop rock, le duo transgresse les règles des styles afin d’éviter tout risque de formatage. Le tout est saupoudré de rythmes technos ou cubains. Une prise de risque constante, même sur les plages les plus accessibles. Mélodieux, le son peut se transformer en dard et après avoir effleuré le grain de la peau, la piquer. L’énergie libérée par le combo semble inépuisable. Frappé au flanc gauche, puis droit, on encaisse les coups et les effets de manches avec délectation. Et même si « Higher Than The Eiffel » ne révèle rien de bien neuf ni d’extrêmement ‘trendy’, l’intensité est permanente. Enfin, il y a cet aspect ‘roots’ si savoureux rencontré sur certains morceaux (« Twist Me up », « Dynamite », …) Un chouette album, même s’il n’est pas aussi exceptionnel que celui paru en 2003. Faut dire que les Britons avaient fait fort, aussi…

 

Audio Bullys

Generation

Trois ans plus tôt, la ‘hooligan house’ vivait son heure de gloire ; et ses beats puissance 4 de débouler sur le dancefloor comme un chien dans un jeu de quille. ‘Hooligan’, parce que fish & chips, « Carton Jaune » de Nick Hornby, refrains braillés en chœur et gros poumtchaks qui tapent comme on cogne les chopes. Et les Audio Bullys, responsables de tubes massifs comme « We Don’t Care » ou « Real Life », en étaient les plus fiers ‘Artabans’ : de leurs vrais noms Tom Dinsdale et Simon Francken, débarquaient sur les ondes deux beaux ‘lads’ venus foutre le bordel, la cannette à la main et les slaches qui collent. Mike Skinner (The Streets), certes, avait pavé la voie. Mais les Audio Bullys ont fait pipi dessus, et tout le monde s’est marré. Résultat : « Ego War », un premier disque aux beats balèzes et aux hymnes boueux, comme au stade ou dans un festival, quand il pleut (et en Angleterre, il pleut beaucoup). Sur ce nouvel album, Francken et Dinsdale nous réservent évidemment la même popotte, la rage en moins : déjà de l’embonpoint, mais si ça se trouve c’est de ‘génération’… Le pire du ridicule, c’est ce sample de « Bang Bang » de Nancy Sinatra, sur du big beat graisseux (« Shot You Down »). Frankie, dans son caveau, doit bien se marrer ! Et il n’a pas entendu le reste, surtout cet « I Want Let You Down » douteux (on dirait du Felix), et ces ballades trip hop qui manquent de pêche… Seuls « Made Like That » (avec Roots Manuva) réussit à sortir son épingle du jeu : normal, c’est un sample de « Rocky » ! L’œil du tigre, les gars, l’œil du tigre !

Audio Bullys

Ego War

Il paraît que Simon Franks et Tom Dinsdale, les deux teigneux qui se cachent derrière Audio Bullys, n'aiment pas qu'on décrive leur musique comme de la " house pour hooligans ". Quitte à se prendre des claques, nous on trouve qu'" Ego War " réunit pourtant tous les éléments basiques de cette purée " lad " qui fait la joie des supporters de David Beckham : gros big beat viril, argot des banlieues, refrains crétins, poumtchak qui mousse,… Ne manque plus que l'odeur des vestiaires ! N'empêche, pour foutre le feu aux " kop ", y a pas mieux qu'un petit " We Don't Care ", tube bâtard mais à l'addiction dangereuse… De ses grands frères baggy (Happy Mondays, Lo-Fidelity Allstars, voire EMF et KLF), Audio Bullys n'a gardé que le pire : du gros son qui tâche mais qui fait danser, surtout après dix à-fond. Parfois, ça se calme du côté de la buvette (" The Things "), mais jamais pour longtemps : il reste la deuxième mi-temps. En face, un noyau dur (Stereo MC's, Basement Jaxx, The Streets) semble difficile à battre. Carton rouge ! Le tournoi vient de commencer, et les voilà déjà sur le banc de touche ! Faites gaffe, les gars : en deuxième division, on rigole moins avec les branleurs.

Bullyrag

Songs of praise

Imaginez le résultat du choc né d’une rencontre hypothétique entre Anthrax et Public Enemy, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par Bullyrag. En moins commercial, pour ne rien vous cacher. D’ailleurs tout en tordant son hardcore avec furie et passion, il parvient à picorer dans tous les styles musicaux. Depuis le hip hop au blues, en passant par le rock, la pop, la jungle, la soul, la prog et le punk. Nous n’avons, en outre, pas la prétention d’avoir fait le tour du sujet, tant les références sont multiples…Malheureusement, si le produit fini ne manque pas de groove, il faut reconnaître qu’il manque singulièrement de relief…