New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Cody ChesnuTT

My Love Divine Degree

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Guère prolifique (NDR : 3 elpees en 15 années, c’est quand même peu), Cody ChesnuTT n’en délivre pas moins pour autant des œuvres d’une indéniable qualité. Sa soul teintée de r&b, rock et jazz défie les lignes habituelles du genre, à l’instar de son ‘pimpé’ d’un double ‘T’. « My Love Divine Degree » n’est cependant pas simplement un autre album de soul. Il pourrait à priori sembler un brin bordélique et manquer de véritable accroche –hormis, sans doute le contagieux « Africa The Future », une plage caractérisée par son riff funky– mais il recèle surtout des morceaux à tiroirs, à l’instar de « She Ran Away » qui se laisse pourtant apprivoiser progressivement. D’ailleurs, au fil des écoutes, les pépites soul, parfaitement produites par Anthony Khan (Kanye West, Common, John Legend), se profilent. Dont l’immédiat et funky « It’s in the Love », le plus bluesy « So Sad To See », un « This Green Leaf » aux accents gospel, le reggae décalé « Shine on the Mic » ainsi que le lo-fi –et punk dans l’âme– « Make a Better Man ». Si dans le futur, cet artiste continue à proposer des opus de la même trempe, on ne lui tiendra pas rigueur s’il a encore besoin d’une demi décennie pour composer de nouveaux morceaux…

 

Cody Jinks

I’m not the devil

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Chanteur de country, Cody Jinks n'a pas encore 40 ans. Mais avant de se lancer dans ce style, le Texan militait au sein d’un combo de trash metal baptisé Unchecked Agression. Son précédent elpee solo, "Adobe Sessions", remonte à début 2015. Couvert de tatouages, les cheveux longs et la très longue barbe poivre et sel, Jinks a dorénavant décidé de perpétuer l’héritage d’une musique célébrée par Johnny Cash, Waylon Jennnings et Merle Haggard.

Dès "The same", la voix est grave et posée. Les cordes électriques et acoustiques se conjuguent alors que l’ensemble est enrichi d’interventions de violon et de pedal steel. Superbe ballade, le titre maître est généreusement tapissé par un orgue Hammond. Le troubadour est doué pour torcher de bien jolies chansons aux mélodies particulièrement agréables à l’oreille. Caractérisé par de solides interventions à la guitare et à la pedal steel, "No words" nous entraîne sur les longues routes poussiéreuses du Nord du Texas. "Give all you can" se distingue par la présence du piano et de voix féminines ! Une seule reprise : le "The way I am" de Merle Haggard (NDR : cet authentique outlaw californien est disparu en avril dernier, à l’âge de 79 balais). Véritable ‘honky tonk’, "Chase that song" constitue la plage la plus remuante de l’opus. Mais c’est le piano sautillant qui rythme bien l’ensemble. Joshua Thompson assure la mise en forme. Et elle est impeccable. Elle met d’ailleurs bien en exergue, le baryton de Jinks. "Heavy load" et "Church at Gaylor Creek" baignent au sein d’un environnement musical dominé par le violon et la pedal steel. Le cow-boy attaque en solitaire, armé de sa sèche, la tendre ballade "Grey". "Vampires" est une autre ballade. Majestueuse, pure, presque magique, elle est superbement entretenue par les cordes électriques. "Hand me down" clôt le long playing. Une piste étrange, presque lugubre…

 

CODY

Fractures

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En 2010, le premier album de Cody (NDR : en référence à l’album de Mogwai « Come On Die Young »), avait laissé entrevoir un réel potentiel, chez le groupe. D’ailleurs, après la sortie de cet opus, il a eu l’opportunité d’ouvrir pour quelques pointures comme Band of Horses, Bonnie ‘Prince’ Billy ou encore The National. De quoi prendre de la bouteille…

« Fractures » constitue donc le deuxième long playing du groupe. En trois années, le son des Scandinaves s’est affiné. L’instrumentation est luxuriante. On y rencontre des violons, des claviers et même de la trompette… Tout est parfaitement mis en place. Emmenés par Kaspar Kaae, les sept musicos maîtrisent leur instrument et pèsent chaque note. Les envolées lyriques ne sont jamais loin. Et on pense le plus souvent à The National, même si la voix de Kaee n’est pas du même calibre que celle de Matt Berninger. Elle possède cependant ses spécificités, notamment cette forme de nonchalance qui colle bien aux compos du groupe. Et une plage comme « Caroline » en est certainement le plus bel exemple. 

Une chose est sûre, Cody est digne de cette scène danoise en pleine expansion, une scène toujours emmenée par Efterklang, Slaraffenland ou encore Pinkunoizu. Pas de date en Belgique pour ce combo scandinave.  Ce n’est cependant pas une raison pour passer à côté de ce « Fractures »…

 

CODY

Songs

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Ne pas confondre Turner Cody et CODY. Le premier cité est un compositeur new-yorkais. Le second une formation danoise. Issue de Copenhague, très exactement. Elle a choisi son patronyme en fonction des influences de son leader. A l’origine, elle avait opté pour Loveless, en pensant à l’album culte de My Bloody Valentine. Finalement le membre fondateur (NDR : c’est aussi le chanteur/guitariste), Kaspar Kaae, a tranché pour CODY, car il est également un fan de Mogwai. Et en particulier de leur album « Come On Die Young » (NDR : d’où, suivant les initiales, CODY).

Sobrement intitulé « Songs », ce premier elpee fait suite à un premier Ep, paru il y a un an. Depuis, le line up s’est enrichi et compte aujourd’hui sept membres. Le collectif s’est forgé une belle expérience au fil de ses nombreuses tournées. Qui sont passées par la Belgique, l’Allemagne et la Suisse. Et puis surtout par le prestigieux festival Roskilde (NDR : c’est au Danemark !), au cours duquel le combo s’est fendu d’une prestation très remarquée.

Les Danois pratiquent une musique folk très soignée, paisible, limpide, mélodieuse et esthétique, une musique soulignée, tour à tour, d’instruments aussi diversifiés que cuivres, percussions et claviers, et parcourue par la superbe voix de Kaspar Kaae. De cet opus, découpé en deux parties, à la manière d’un vinyle, j’épinglerai l’excellent « Remember When » ainsi que l’intense « A Crime ». Deux morceaux qui figurent sur le premier volet. Quant au second, il trempe dans un véritable océan de quiétude… Un très chouette album à conseiller aux mélomanes en perpétuelle recherche du Zen… 

 

Turner Cody

Gangbusters!

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Herman Green? Adam Düne? Non, Turner Cody! Fans ou déçus par le dernier album du crooner lo-fi new-yorkais ou par celui des bardes folks franco-suédois ? Ruez-vous sur celui de cet artiste résidant à Brooklyn. Le titre de son elpee ? « Gangbusters ! » Il s’agit déjà de son neuvième long playing. Cet auteur/compositeur/interprète a un talent fou. En outre, il ne se contente pas de son aventure en solitaire, puisqu’il sévit à la basse au sein d’Herman Düne. Et c’est également un pote aux Moldy Peaches et à Jeffrey Lewis. Sa première expérience discographique en solitaire, remonte à 2002. Il avait publié une de ses compos sur le « Volume 1 » de la compilation Antifolk, parue chez Rough Trade.

Le folk de notre ami barbu est teinté de rock et de country. Cet excellent crooner du pauvre ne manque pas de classe pour interpréter ses compos. Sa bonne humeur est communicative. Il possède une diction très claire ; à tel point, que même si vous êtes nul en anglais, vous devriez comprendre ses lyrics. Des textes drôles voire loufoques contant ses histoires amoureuses ou ses voyages décalés à travers le monde. Imaginez Will Oldham, hanté par Tom Sawyer et le sourire aux lèvres. Lors des sessions d’enregistrement, Turner a reçu le concours de toute une série de collaborateurs. Beirut a prêté quelques uns de ses cuivres, Neman Herman Düne se charge des percus et David-Ivar (NDR : toujours un membre d’Herman Düne !) de la production.

Après avoir écouté cet elpee, on se demande si Cody n’est pas occupé de devenir le nouveau leader de la scène anti-folk. Encore que des plages nonchalantes comme « Au Revoir » ou « When We go » relèvent plutôt de la pop/folk de chambre. Personnage attachant, mais un peu décalé, Turner est un talent à l’état pur. Et il mérite assurément qu’on s’intéresse à son parcours. Enfin, pour que votre info soit complète, sachez qu’il a composé un morceau pour la B.O. du remarquable film noir de Jacques Audiard, ‘Un Prophète’ : « Corner of My Room »…