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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Camel

Un concert d'adieu remarquable de sobriété et d'efficacité...

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Ce samedi 25 octobre, Verviers recevait Camel. Toutefois, et c'est plutôt réjouissant, la demande de places fut telle que, exceptionnellement, Francis Geron dût transférer le concert depuis son mythique 'Spirit of 66' vers le grand théâtre de Verviers. Autre bonne surprise, ce lieu est vraiment un superbe vieux théâtre d'environ 700 places, parfaitement préservé, avec parterre, corbeilles, balcons, et décor éblouissant de charme désuet. Un de ces lieux où d'emblée on se sent bien. Et la soirée nous permettra d'en apprécier l'acoustique irréprochable!

Rappelons que, prévue en juin, cette tournée d'adieux à la scène européenne avait dû être reportée suite aux problèmes de santé de l'épouse du clavier Guy Leblanc, d'ailleurs absent ce soir. Le groupe fut accueilli par des applaudissements nourris dès son entrée en scène, témoignage du capital sympathie acquis en 30 ans. Mais le set fut-il à la hauteur ? Quand on est sur scène sans artifice, sans mise en scène, sans costumes et quasi sans light-show, il ne reste que le talent pour conquérir son public. Et du talent, ce concert en débordait de toutes parts. Sans jamais chercher à en mettre plein la vue, Camel allia maîtrise technique et émotion à fleur de peau, compétence et passion, enthousiasme et pudeur, sensibilité et humour. Pourtant fort de 5 excellents albums commis au cours de ces dernières années, Camel a très largement privilégié son vieux répertoire, déroutant sans doute un peu les fans de la dernière heure. Les huit premiers albums ont été passés en revue. Le public a donc eu droit aux grands classiques tels que 'Lady Fantasy', 'Hymn to her', 'Arrubaluba' ou encore le toujours impressionnant enchaînement 'Rhayader/ Rhayader goes to Town'. Quatre extraits seulement des albums post-eighties ont complété le set, dont un très émouvant 'For Today'. Amis fidèles, les musiciens rendirent hommage à Peter Bardens (fondateur et premier clavier du groupe), décédé récemment. Le point d'orgue de ce concert fut sans aucun doute l'interprétation magistrale et très émotionnelle du classique 'Ice', laquelle alla jusqu'à arracher des larmes à certains dans le public. Des quatre musiciens, Ton Scherpenzeel fut physiquement le plus discret. Ce qui ne l'empêcha pas de trôner sur ses claviers avec une maestria qui ne fit pas regretter l'absence du pourtant excellent Guy Leblanc. Rappelons que si Ton a été membre à part entière de Camel pendant un temps, il est avant tout le leader de Kayak. Colin Bass, avec son éternel physique de jeune instituteur, fut fidèle à sa réputation d'excellent bassiste, à la fois puissant et mélodique, et domina les parties chantées, semblant même continuer à bonifier sur ce plan. Andrew Latimer fut loin de décevoir. Il subjugue avec ce toucher de guitare unique et sa redoutable maîtrise technique, peaufinée depuis trente ans. Et quand, yeux fermés, il se lance dans un solo, il est un spectacle à lui tout seul. Il m'est toujours apparu comme le pendant anglo-saxon pur jus de Carlos Santana. L'instrument semble un prolongement de son corps, pris de convulsions des jambes aux épaules. Et, de contractures en syncinésies, son visage est tellement expressif que le gars obtiendrait probablement un énorme succès, même devant un public de sourds. La petite surprise vint du jeune batteur Denis Clément, un Québécois au look improbable et à la pêche d'enfer, qui ouvrit de nouvelles perspectives à certains morceaux. N'y allons pas par quatre chemins: ce concert fut probablement l'un des plus beaux, des plus sincères et des plus émouvants que le territoire belge connaîtra en 2003. Et le public, ému, debout, unanime dans une longue ovation, fut bien dépité par l'absence d'un deuxième rappel. Pourquoi n'y étiez-vous donc point ? Reste à espérer que les membres de Camel ne supporteront pas plus que nous leur retraite scénique…

Camel

A Nod and a Wink

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Depuis longtemps, Camel nous a habitués à sa présence discrète. Inlassablement, le groupe nous délivre ses œuvres aimables et délicieuses, hors du tapage médiatique dont profitèrent, par exemple, ses contemporains Yes et Genesis. Le présent opus, 'A Nod and a Wink ', s'inscrit dans la continuité. Hommage à Peter Bardens, vieux complice récemment disparu, ce CD célèbre aussi les 30 ans (!) de carrière de Camel, et ce de très belle façon. Non seulement on retrouve cette musique volontiers romantique et émotionnelle des œuvres précédentes (auxquelles le CD réserve de-ci de-là de jolis clins d'œil); non seulement qualité et inspiration sont partout présentes ; mais plusieurs moments purement magiques, de ceux qui font les très bons albums, permettent de ranger 'A Nod and a Wink ' parmi les meilleures réalisations du groupe à ce jour. La guitare de Latimer est plus que jamais omniprésente. Et c'est tant mieux, car le gaillard semble en pleine forme, maniant au mieux le sens de la retenue et ce toucher unique qui font de lui un des meilleurs guitaristes actuellement en activité. Les claviers ont eux aussi leurs moments de grâce. Bref : ce CD est un pur délice ! Pour ceux qui ne connaissent pas Camel, voilà l'opportunité idéale de réparer cette hérésie … Mention spéciale à 'For Today' , le superbe final, qui vaut probablement à lui seul l'acquisition de la chose.