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Canyon

Empty Rooms

Avant de battre le fer country-rock pendant qu'il est encore chaud, les cinq gamins de Canyon jouaient de l'emocore dans leur quartier de Washington DC, sans doute pas très loin des bureaux de Dischord. Une époque bien révolue : entre leur ancienne mouture " straight edge " et cet " Empty Rooms " bucolique, il y a un… gouffre qu'on ose à peine franchir. Mieux vaut faire table rase du passé et considérer Canyon comme un groupe d'americana, nourri aux mamelles du Crazy Horse et du Band plutôt qu'au lait mal battu de Fugazi et consorts. Mais si le folk de Canyon évoque à l'esprit des images parfois champêtres, ce n'est jamais dans un style mièvre ni carte postale : les vaches qu'on y rencontre sont celles de chez Milka, et les gens qui s'y promènent sont tout nus et fument des trucs bizarres. De l'americana, certes, mais du genre psychédélique, comme si Mercury Rev jouait de la country en pleine descente d'acide, dans un champ de cannabis en plein Haight-Ashbury. Sur " Mansion on the Mountain ", un piano électrique donne la mesure, tandis que tintent des clochettes de Noël et qu'une guitare flottante tourne autour : si Pink Floyd n'était pas devenu début 70's un groupe pour vendeurs de chaînes hi-fi, voilà ce qu'il aurait pu faire. Pareil pour " The Long Weekend " et " Head Above " (une sorte de diptyque), sauf qu'ici on croirait entendre Pearl Jam jammer avec Neil Young (ça s'est déjà fait), mais sans la graisse et le grunge. Parfois, on entend des filles à l'arrière (" Other Shore ", " Ten Good Eyes "), comme dans une grande partouze sonique. N'empêche qu'à la fin l'ambiance se calme (" Blankets & Shields "), et c'est pas plus mal : c'est alors que Canyon montre son vrai visage - celui d'un groupe ressuscité de ses cendres, qui prouve que la country et le psychédélisme ne sont pas qu'une affaire de vieux schnoks.