Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

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Carrie Rodriguez

Seven Angels on a Bicycle

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La vieille bagnole attaquée par la rouille et le mobile-home défraîchi qui ornent la pochette annoncent la couleur. Et les bottes de la superbe Carrie Rodriguez ne démentiront cette impression première ; pas plus que les premières plages de ce CD. On glisse d'un folk/country tranquille à un traditionnel western au violon contagieux, avant de savourer deux ballades paresseuses, écrasées de soleil et teintées de banjo ou de slide guitar. On a bien affaire à un très classique album de rock sudiste au parfum du bayou. Si Carrie ne révolutionne pas le genre, elle ne démérite pas non plus, signant elle-même quatre des douze compositions qu'elle chante avec talent et conviction. On pense parfois à l'une de ses aînées. : Emmylou Harris. Ou encore Linda Ronstadt. Mais aucune référence ne vient réellement encombrer cette œuvre authentique et sincère, sans artifice, souvent intimiste et discrète. Me concernant, j'avoue un petit faible pour les titres « Big Kiss », « Got your Name on it » et « 50s french Movie ».

 



Carrie

Fear of sound

Lorsqu’on écoute la musique de cet ensemble cosmopolite, au sein duquel on retrouve l’ex-bassiste d’EMF, Zac Foley, on se demande pourquoi il a adopté pour nom, le titre de ce célèbre film d’épouvante, commis en 1970 par Brian De Palma, un long métrage qui mettait en scène l’anti-héroïne Sisy Spacek ? Une musique que nous pourrions qualifier de power pop limpide, dont le soin apporté aux harmonies vocales nous rappelle les Beach Boys. Les mélodies contagieuses sont presque aussi légères que chez les Undertones. Et l’instrumentation très équilibrée, fouettée, à l’instar d’un Radiohead, d’un Jane’s Addiction, d’un Weezer ou même parfois d’un Nirvana au sommet de son art, par des cordes de guitare vivifiantes, cinglantes. C’est en se penchant sur le contenu des lyrics que l’on comprend mieux les raisons de ce choix. Steve Ludwin, personnage issu du sud profond des States, qui cumule les fonctions de compositeur, de chanteur et de guitariste, en est le principal responsable. Des textes sombres, torturés, qui paradoxalement, alimentent de parfaites pop songs. Pas pour rien, que Ted Nicely, (Girls Against Boys, Fugazi) a accepté d’en assurer la production…