Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Chris Knox

Songs of you and me / One fell swoop

Revoici l'homme-orchestre néo-zélandais dans ses œuvres. Et suivant sa bonne habitude, il s'est montré particulièrement prolixe. Pensez donc, vingt et un titres en un peu plus de 70 minutes sur le même morceau de plastique! Pour la forme, il a même découpé ce disque en deux phases (pas en deux faces!), qu'il a intitulées "Hanging out for time to cure birth" et "A stranger's iron shore". Ce qui ne change rien au climat général qui règne sur cet opus. Inspiré par le psychédélisme de Tyrannosaurus Rex et de Syd Barrett, Chris tire parti au maximum du rayonnement minimaliste procuré par sa guitare électrifiée ou acoustique, un clavier douteux, un piano d'enfant, une boîte à rythmes capricieux, des bruitages, des collages et sa voix aigrelette, languissante, dont le timbre coincé quelque part entre Shane McGowan et Paul Roland nasille des lyrics mélancolico-humoristiques. Un Paul Roland auquel il emprunte également certaines intonations médiévales, lorsqu'il ne courtise la postcard de James comme sur ses meilleures chansons, "Belly up & grinning" et le single "One fell swoop"...

 

Chris Knox

Duck Shaped Pain + Gum

Véritable homme-orchestre de cette fin du XXème siècle, ce Néo-zélandais est un parfait champion de la débrouillardise. Pour ce CD, il ne s'est pas seulement contenté d'assumer la composition, le chant, l'instrumentation et le mixing ou d'imaginer le logo de la pochette, mais il s'est également occupé du ménage, des courses et même de l'entretien des locaux... Trêve de plaisanterie, car ce "Duck Shaped Pain" se révèle fort intéressant. Déroutant aussi. Et puis novateur. Pas étonnant dès lors que cet artiste ait été signé chez Flying Nun, label qui a enfanté (nous ne répèterons jamais assez) les Chills, Verlaines, Bats et autres JPS Experience. Tout au long de cet opus, Chris explore l'univers du psychédélisme et du glam. Pas celui de Robyn Hitchcock, de Nikki Sudden, d'Ultra Vivid Scene ou de Dominic Sonic, mais plutôt de Tyranosaurus Rex et de Syd Barrett. Parce qu'il traite ces deux perspectives sous une forme minimaliste. Tantôt électrique ou acoustique. Mais limitées à une râpe, un clavier aux sonorités poussiéreuses et à une boîte à rythmes plus que discrets, ses chansons prennent surtout de l'intensité au contact du vocal aigrelet et languissant. Etonnant!