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Clark (Chris Clark)

Totems Flare

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Moins d’un an après avoir commis l’excellent « Turning Dragon », l’Anglais Clark remet le couvert. Responsable d’une imposante discographie tant en elpees qu’en maxis, l’électronicien est devenu en quelque sorte l’une des icônes du bidouillage électronique. Il est même considéré comme un véritable tortionnaire sonore, à l’instar de ses compatriotes Autechre et Aphex Twin. Si les compos de son précédent opus étaient particulièrement tranchantes, « Totems Flare » se distingue par un sens mélodique bien plus aiguisé. Mais cet aspect plus paisible n’empêche pas l’artiste de s’aventurer dans la saturation voire dans la déstructuration. D’ailleurs, ce nouvel elpee est toujours aussi incisif que « Turning Dragon », une œuvre pour laquelle on l’imaginait déjà au sommet de son art. « Totems Flare » démontre une nouvelle fois sa facilité à jongler avec un déluge de sonorités, sans jamais s’y noyer. Et cette maîtrise absolue qu’il affiche toujours après cinq albums est une belle preuve de son talent à l’état pur. « Totems Flare » est aussi une énorme claque pour tout amateur d’électronica déjantée ! A ne pas manquer !

Clark (Chris Clark)

Turning Dragon

Écrit par

Tout comme Autechre, Chris Clark, a toujours illuminé de son doigté magique le label londonien Warp. Autre point commun, Chris Clark, devenu Clark depuis « Body Riddle », cultive, comme ses compatriotes de la péninsule anglaise, cette obsédante manie de vouloir scruter les horizons les plus étranges et les plus dérangeants de l’univers électronique. Depuis son exil sur les terres berlinoises, Clark ne cesse de fouiller les sonorités typiquement germaniques, minimalistes, froides mais surtout techniques. Valeur sûre et montante de la scène électro, Clark est un des rares producteurs à pouvoir concentrer un tel déluge de sonorités afin de créer une atmosphère glauque et malsaine.

Son quatrième opus, « Turning Dragon », nous projette dans une nouvelle dimension, une dimension susceptible de révolutionner les dancefloors. Et ici, pas question de se planter, car la danse s’opère sur le fil du rasoir, et la moindre chute risque d’être fatale. Il faut des nerfs solides et un corps résistant pour pouvoir aborder ce dragon qui n’attend qu’une seule chose, vous cracher ses flammes brûlantes à la face. Et des titres tels que « New Year Storm », « Volcan Veins » ou encore « Penultimate Persian », en sont les plus belles illustrations. Mais pour affronter ce véritable cauchemar électronique, il faut avoir l’esprit libre de toute pensée obscure, car le climat entretenu tout au long de cet opus est sombre, blafard, pathétique. Clark pousse même le machiavélisme à communiquer une sensation de tension et d’agressivité mentale. Le son schizophrénique de l’Anglais Chris Clark est même susceptible de créer la dépendance, jusqu’à vous en rendre malade. Dangereux, ce « Turning Dragon » entretient la confusion des cerveaux et vous pénètre jusqu’au plus profond de votre conscience. (NDLR : Au secours !)

Clark (Chris Clark)

Body Riddle

Trois ans après « Empty The Bones Of You », Chris Clark a décidé d’étoffer son propos. On l’imagine avoir traîné sa figure élastique dans les clubs de gym IDM de l’Angleterre profonde. Quelques tractions aux espaliers de la drum’n’bass, un ou deux vols planés au-dessus du matelas de l’ambient, des pompes à la douzaine sur le formica de l’électronica : notre homme s’est chopé tellement de muscles qu’il a même décidé d’oublier son prénom, parce que « Clark » tout court ça claque mieux qu’une paire de bleeps entre deux nappes acides. Après un échauffement en règle (les trois premiers tracks), « Herzog » hésite un peu à balancer la sauce, mais pas longtemps. D’où les grosses basses, ce bourdonnement inquiet à la limite de l’explosion, qui donne du fil à retordre quand il s’agit de savoir s’il faut monter le son ou partir en courant. Trop tard : Clark a ramené ses potes, l’un s’appelle « Ted » et il n’est pas content. Ca part un peu en couilles (breakcore), mais heureusement pour notre pouls cardiaque il est l’heure de la pause 4 heures et du jingle de « library music » (« Mathieu Unburdened » et « Vengeance Drools », entre Boards of Canada et Four Tet). Puis c’est reparti pour un tour d’IDM benoît (« Night Knuckles », très AFX), avant la fin du cours et les dernières saturations (« The Autumnal Crush »). Clark n’a pas de souci à se faire : il tient une forme d’athlète. On ne peut en dire autant de la plupart des kadors warpiens… Allez hop, on fait ses 50 pompes et on mord sur sa chique !

Clark (Chris Clark)

Empty The Bones Of You

Après un premier album prometteur mais un peu bâclé (" Clarence Park "), Chris Clark balaie enfin tous nos doutes avec cet " Empty… " sombre et machinal, aux confins du hip hop le plus subliminal et du dub le plus grésillant. La machine crisse déjà sur " Indigo Optimus ", le morceau d'ouverture, avant que les scratches, les breakbeats et les synthés ne nous sauvent du naufrage sensoriel. A la suite, toujours ces imperfections notables, qui colorent la musique de Chris Clark d'une fragilité émouvante. La place aux sentiments n'est pas laissée vacante, et du concept d'" intelligence artificielle " dont Warp s'est toujours fait les choux gras, on ne retrouve que des traces mineures, effacées par le temps… Plus proche de la musique atrabilaire d'un Matt Elliott (Third Eyed Foundation) que des bleeps épileptiques d'un Richard D. James (excepté sa période " ambient " et " Satie ", que l'on retrouve en filigrane sur des titres comme " Tyre " et " Empty The Bones Of You "), l'électro de Chris Clark évacue toute frigidité industrielle au profit d'une mélancolie jamais rébarbative. Parfois, ça déraille et ça fait mal (" Gavel " et " Gob Coïtus "), mais il reste de l'espoir. Dans la musique de Chris Clark, il y a des matins qui chantent. Leur voix est railleuse comme du papier buvard et la rosée donne un peu froid aux articulations, mais le soleil scintille d'une lumière réconfortante, à peine caché par quelques nuages.