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Clayton Doley

Bayou Billabong

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De nationalité australienne, Clayton Doley est un homme à tout faire. Chanteur, compositeur, arrangeur, producteur et claviériste, il s’est d’abord forgé une belle notoriété comme organiste. Surtout au Hammond. Et cette réputation a atteint les States et le Vieux Continent. Il a ainsi participé aux sessions d’enregistrement de nombreux artistes, depuis le début de ce siècle. Celles de son nouvel elpee ont été essentiellement immortalisées au Music Shed de la Nouvelle-orléans. Il y a bénéficié du concours de The Monster Gents (un trio guitare, basse, batterie) et The Treme Funktet (une section de trois cuivres). Et lors des prises complémentaires réalisées au Free Energy Device de Sydney, celles de The Clay-Tones (trois choristes) et The Hi-Fi Doley T-Horns (une autre trio de cuivres). "Bayou Billabong" fait suite à "Desperate times", paru en 2012. Doley signe les huit plages du nouvel LP.

"Disbelief" ouvre la plaque. Clayton se partage piano et orgue, mais ce sont les ivoires qui balisent la compo. Les Clay-Tones épaulent la voix plutôt frêle de Bayou alors que le Treme Funkter tire son épingle du jeu. Tout d’abord le trombone de Corey Henry, puis le saxophone ténor de Drew Calhoun et enfin la trompette de Tavis Hill, avant que le trio ne fusionne au cœur d’un ensemble dixieland éclatant. Le didgeridoo de Ganga Giri amorce le funky "Bayou Billabong" (NDR : ce sont les aborigènes issus du Nord de l’Australie qui ont perpétué l’utilisation de cet instrument ancestral, imposant par la taille). Avant de céder le relais à la lap slide de Harry Manx, un pote canadien. Ses interventions sont lumineuses. Entouré par le Treme Funktet, Clayton siège derrière son orgue. La batterie et les percussions d'Eddie Christmas s’imposent dès les premières mesures de "Waiting for the coffee". Manifestement, la plage baigne au sein d’une ambiance néo-orléaniste. Doley et les Clay-Tones partagent une même bonne humeur tout au long de cette piste au cours de laquelle le Treme Funktet démontre une nouvelle fois tout son impact aux cuivres, alors que le piano écoule de généreuses notes mélodieuses. De chaleureuses tonalités dispensées par l’orgue Hammond B3 introduisent "I live for you". Harry Manx se consacre encore à la lap steel. Excellent, ce titre concède des caractéristiques jazz évidentes. Notamment, à cause des interventions de cordes accordées par Derwin Perkins des Monster Gents. Un tremplin pour la meilleure sortie du leader sur son Hammond. Les Hi-F-Doley-T Horns inoculent un sentiment de mélancolie extrême à l’indolent "Truly Amazing". A contrario, l’orgue se révèle davantage fiévreux sur ce morceau, le plus blues de l’elpee. "We're still changing" trempe dans une atmosphère ‘bon enfant’. Les chœurs féminins sont cependant un peu trop envahissants. Heureusement jazzyfiantes, les cordes de Perkins sont un véritable régal pour les oreilles. En final, "Starting right now" replonge dans le funk. Clayton est ici secondé par son jeune frère Lachy, au clavinet.

 

Clayton Doley

Desperate times

Écrit par

Agé de 38 balais, Clayton Doley est un spécialiste de l'orgue Hammond B3. Originaire de Melbourne, il est capable de tirer le maximum de son instrument. Cet Australien séduit tout autant le public jazz que blues. Il est également compositeur, chanteur, producteur et directeur musical de séries TV. Il est devenu très populaire au Canada, où il s'est produit dans le cadre de différents festivals. Notamment à Montréal et Toronto. Il avait été invité par l'artiste local, Harry Manx. Il drive son propre trio, qu’il a baptisé The Clayton Doley Organ Experience, un backing group impliquant un batteur et un guitariste. Il assure, à l’aide des pédales de son orgue, les parties de basse. Il répond souvent présent, quand il s’agit de collaborer aux sessions d’enregistrement de ses pairs. Il a ainsi apporté sa contribution à Margie Evans, les Mighty Reapers, Jimmy Barnes, Eugene Hideaway Bridges, Harry Manx et j’en passe. Pour concocter son elpee, Doley a reçu le concours du guitariste Champagne James Robertson et du batteur Davide Di Renzo.

L'orgue Hammond, c'est un son différent, tout de suite identifiable. Doley ouvre l’elpee par son "Dealing with the devil", une compo qui évolue à la fois dans la tradition blues et jazz. Tout en délicatesse, son toucher à l'orgue nous transporte. Surtout lorsqu’il épouse la voix. Et pourtant, elle est plutôt terne. Sa version du "Seventh son", un classique du blues écrit par le fabuleux Willie Dixon, est excellente. L’envol sur l’orgue est superbe. Cette adaptation me fait penser à Georgie Fame, un artiste anglais particulièrement doué dans le style qui avait récolté un succès certain au cœur des sixties. Le titre maître est incontestablement le meilleur morceau du long playing. Introduite par de jolies phrases dessinées par les claviers, elle constitue une belle promotion pour cet instrument! Signé Eroll Garner, "Misty" est un instrumental très jazzyfiant. Manifestement une des sources d’inspiration de Mr Doley, Jimmy Smith et Jack McDuff ! Et les échanges opérés entre l'orgue et les cordes de Champagne évoluent à un excellent niveau. "Friday the 13th" est une autre composition d'envergure. Sans doute autobiographique, elle reflète les difficultés rencontrées par l’artiste au cours de sa jeunesse. Un blues illuminé une nouvelle fois par la prestation des deux solistes, Doley et Robertson. L’elpee épingle encore quelques petites perles instrumentales, dont "Crooked crawl", "Chester drawers", caractérisé par des sonorités plus rock et l'hommage à son maître, Jimmy Smith, à travers "Chicken shack", un morceau couplé avec "How blue can you get", un titre issu du répertoire de BB King. De bonne facture, ce disque s’achève par le délicat "Permanent holiday".