Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Consorzio Acqua Potabile

Il Bianco Regno Di Dooha

Écrit par

Une chorale d'enfants de maternelle assez craquante, relayée par une flûte enchanteresse qui, en deux notes, passe au registre dramatique pour introduire une fringante ouverture flûte/guitare/claviers héritière de Jethro Tull. Puis, place à la guitare sèche ; et enfin au chanteur, qui s'exprime dans la langue de Verdi, expressif mais pas maniéré. En quelques mesures, la magie opère et ce CD nous introduit dans l'antre d'un conteur truculent, d'un alchimiste guérisseur, d'un adorable saltimbanque. Dans ce règne blanc de Dooha, il y a à la fois sophistication et naïveté touchante, drame et tendresse, tourmente et 'dolce vita'. C'est un album concept progressif dans toute sa splendeur, mélodique et symphonique, avec une légèreté et une finesse, typiquement latines et des références palpables mais non-tyranniques aux seventies (PFM et Banco essentiellement). Les claviers règnent en maîtres (il y a deux claviéristes dans le groupe), mais sans imposer la moindre démonstration nombriliste. Au contraire, la fluidité et l'extraordinaire variété des sonorités sont des atouts majeurs de cet opus. Et s'il est vrai que la guitare électrique a bien du mal à se faire une place autrement qu'en rythmique ou en doublant les claviers (il y a quand même deux ou trois soli), guitare sèche, flûte, clarinette, cornemuse et autres classiques compensent élégamment et servent sans faillir des mélodies finement ciselées. Si le groupe a eu l'intelligence d'éviter les plages systématiquement longues (ceci dit, la dernière s'étale sur plus de 20 minutes), l'unité de l'ensemble est assurée par les quelques thèmes exposés d'emblée, qui se développent en parallèle, réservant quelques 'apparitions' au fil de l'œuvre. La chorale enfantine, par exemple, reviendra, portée par la puissance lyrique des envolées finales, mais annonçant la conclusion de l'histoire. CAP nous aura offert entre-temps une grande bouffée d'enchantement, de beauté tourbillonnante, de rêverie éveillée. Un cadeau inattendu mais espéré en silence, comme un peu d'Italie qui descendrait l'Escaut. Merci, amis milanais! CD à commander sur le site www.capgroup.it. N'hésitez plus.