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Counting Crows

August and everything after - Live at the Townhall

Écrit par

Ils existent encore ? Débarqués de nulle part en 1993, ils se sont rapidement imposés sur les ondes, en composant ce fabuleux « Mr Jones » qui fait toujours partie de leur fond de commerce, à l’heure actuelle. Ils nous le resservent d’ailleurs encore et toujours, à toutes les sauces, en acoustique, en live, …

Bref, au moment où le glas sonne pour REM qui les avait précédés de quelques années, il est curieux d’apprendre que le band d’Adam Duritz (au look toujours aussi étonnant) ressort de ses archives un enregistrement public de leur premier album, excellent au demeurant, mais en version live ‘non’ acoustique contrairement à ce qui avait déjà été publié en son temps.

Pour les avoir vus et (mal) entendus sur scène il y a quelques années, il ne fait aucun doute que la technique fait actuellement des merveilles. Alors que leur prestation publique bruxelloise m’avait profondément déçu, voir dégoûté, cet enregistrement est d’une qualité honnête, presque bonne.

Mais pourquoi maintenant, près de 20 ans après la tournée originale, publier un tel disque ? Est-ce lié à un problème financier ? Y aurait-il un autre motif ?

En fait, libéré de sa maison de disques de l’époque et de ses contraintes et/ou obligations, le band s’est amusé et s’est fait plaisir. Enregistrant quasiment le tracklist original, c’est sans nouvelle surprise ou inédit que les Counting Crows nous fourgue sa camelote. Piège à cons ?

Visiblement oui car la version n’arrive pas à la cheville de l’album studio, que l’on a juste envie de ressortir de sa disco(compacto)thèque ; ce qui n’est pas une mauvaise idée en soi.

Un album plutôt réservé aux fans, qui bénéficie, en parallèle, de la sortie du même concert en Dvd, business oblige.

Sans doute également une bonne opération promo, car Duritz annonce la couleur assez vite lors de ses échanges avec le public pour lui proposer la sortie imminente de leur sixième album, en novembre prochain.

Du bois de rallonge, rien de plus !

 

Counting Crows

Across a wire / Live in New York

Un double album ‘live’ pour Counting Crows, en attendant la sortie de leur troisième opus. Le premier morceau de plastique est issu d’un enregistrement réalisé, le 12 août 97, aux studios " Chelsea " de New York, alors que le second remonte au 6 novembre de la même année, mais immortalise un set " live " accordé au Hammerstein Ballroom de la même métropole. Aubaine pour les aficionados, ce double Cd recèle deux morceaux cachés, et inédits par dessus le marché : " Chelsea " et " Good luck ". Pour le reste, la bande à Adrian Duritz se prive volontairement d’électricité. Un peu comme à la belle époque des Unplugged d’MTV. Un exercice de style qui, au fil de l’écoute, finit quand même par lasser.

 

Counting Crows

August Everything After

Écrit par

Pour un premier album, ce combo de Baltimore ne s'est pas trop mal tiré d'affaire. Vous avez certainement déjà eu l'occasion d'écouter (ou d'entendre!) "Mr Jones", single diffusé sur toutes les ondes radiophoniques depuis plusieurs semaines. "August & Everything After" est de la même veine. Une œuvre dont le vocabulaire émotionnel, angoissé évoque American Music Club. Et le langage sonore, inspiré par la soul, le rhythm’n’blues, le folk et la country, la tradition rock'n’rollesque du Band et de Van Morrison. Tout au long des onze ballades de cet opus, Adam Duritz stigmatise l'‘american way of life’ d'un timbre vocal vibrant, écorché, proche de celui d'Eddie Vedder (Pearl Jam), un réquisitoire qu'il épanche avec une amertume et un réalisme tout à fait bouleversants...