La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Crystal Castles

The Light At The End Of the Tunnel Is A Train

Écrit par

Ce 10 décembre, les épileptiques n’avaient qu’à bien se tenir. Alice Glass et Ethan Kath étaient de retour à Bruxelles pour y présenter leur troisième livraison de bruitages et BPMs electro-punk-goth-whatever. La déferlante stroboscopique de Crystal Castles s’est abattue sur l’AB en un peu plus d’une heure, mettant le public à genoux. La réputation live des Canadiens n’est définitivement plus à refaire.

Pas de mise en bouche ce soir à l’intérieur des murs de l’AB. Mais ce n’est que sur les coups de plus ou moins 21h15 que les lumières de la salle cèdent la place à l’obscurité dont se repaît Crystal Castles. La pochette de leur dernier LP, très logiquement estampillé « (III) » puisqu’il s’agit du troisième disque éponyme, illustre la toile de l’arrière-scène. Les kids des premiers rangs attendent, fébriles, l’arrivée du duo sur l’estrade tandis qu’ils commencent à se faire mitrailler par les convulsions des spots lumineux. Ethan Kath s’approche discrètement de ses machines et laisse s’échapper l’intro de « Plague », morceau d’ouverture de leur nouvelle livraison. Alice Glass suit de près, marmonnant ses sempiternels textes incompréhensibles. Affublée d’une coiffe blonde platine, la chanteuse se montre toujours aussi délurée que le veut la légende, sifflant whisky ou allumant gros bédots sur les planches.

Le tube « Baptism » suit de près l’entame, provoquant les premiers remous aux premiers rangs du parterre. Et les jeunes fans s’en donnent à cœur joie. Ethan Kath se contente de bidouiller ses machines. Le show, c’est Alice qui s’en charge. Cette dernière ira se planter à califourchon sur l’attirail de son partenaire pour lui prêter main forte à deux ou trois reprises. Les titres de « (III) », comme le menaçant « Wrath Of God », « Telepath » ou l’hymne rave « Sad Eyes », emportent la plus grosse part du gâteau et te passent dessus comme un train à grande vitesse. Mais ce sont, of course, les plus anciens morceaux qui retournent l’AB, sans effort. « Alice Practice », le terrible « Doe Deer », une version (re-)revue de « Crimewave », « Untrust Us » font suer les bons ¾ d’un public survolté. Alice, saute, hurle, se secoue sans fléchir et sans adresser la parole à l’auditoire. C’est qu’elle a une certaine image à projeter, la p’tite dame.

Pourtant, on n’arrive toujours pas à distinguer clairement si la jeune femme interprète réellement tous les morceaux en direct, tant les vocalises sont noyées sous les effets. On a beau tenter de se convaincre du caractère ‘live’ de l’ultime morceau, la fameuse reprise de « Not in Love » (Platinum Blonde), dans sa version single et avec Glass dans le rôle de Robert Smith, les doutes persistent…

Dernier coup d’« Insulin », le temps d’un rappel livré et bouclé en 5 minutes. Le duo vide les lieux, même si la chanteuse tient encore à peine debout. Et c’est dans le même état que je quitte l’AB pour la dernière fois en 2012. De quoi clôturer l’année sur une toute bonne note.

(Organisation : AB)

Crystal Castles

III

Crystal Castles est un duo canadien réunissant Ethan Kath et Alice Glass. Cette dernière ressemble étrangement à Karen O de Yeah Yeah Yeahs. Ils pratiquent une forme de musique électro au sein de laquelle entre en fusion éléctroclash, noise et hardcore. Et le résultat est impitoyable, dévastateur, assourdissant. Enrichie de bleeps serrés, trashy, triturés ou indistincts, leur expression sonore, largement conçue à l’aide de synthés 8 bits, lorgne manifestement vers Atari Teenage Riot, Alec Empire, T.Raumschmiere et Otto Von Schirach.

Fruit de la rencontre entre punk funk sinistre, trance visionnaire, wave pop circa 80’s et kitsch pop, le deuxième elpee était tout aussi imprévisible et explosif, le couple continuant de repousser les limites de l’électro alternative. Leur troisième cherche davantage l’équilibre entre toutes leurs influences. Première constatation les synthés 8 bits ont été mis au placard. Tout comme les ordinateurs, d’ailleurs.

On retrouve bien sûr les vocaux angoissants de Kate, parfois contenus, parfois spectraux, souvent à peine compréhensibles (NDR : et pourtant, les thèmes des lyrics, traitant par exemple de l’oppression dont sont victimes les femmes ou de l’innocence des enfants, sont engagés) entretiennent une tension sous-jacente. Plus sombre et glacial que le premier opus et moins agressif que le second, « III » flirte épisodiquement avec la pop, la rave et même le hip hop. Mais dans l’ensemble, en écoutant ce disque, on est envahi par des sentiments inconfortables de claustrophobie, d’anxiété et même de frayeur. Des sentiments bien illustrés par l’image de la pochette représentant un cliché de Samuel Aranda, reproduisant un combattant révolutionnaire du Yémen blessé, dans les bras de sa mère (NDR : cette photo lui a permis de décrocher l'Award du World Press Photo of the Year en 2011).

 

Crystal Castles

Thunderstruck

Écrit par

Tout au long de leur premier LP, Crystal Castles était parvenu à donner une nouvelle dimension au ‘chiptune’, en l’assénant d’un électrochoc punk bien balaise. Les Canadiens, réputés pour leurs shows chaotiques, ne se sont pas laissés impressionnés par un vulgaire nuage de cendres. Ils ont donc, comme prévu, posé leurs semblants de bagages sur la scène de l’Orangerie et terrorisé l’assemblée au son des tueries qui composeront leur deuxième œuvre éponyme, à paraître ‘incessamment sous peu’.

Sur le coup des 21 heures, l’Orangerie du Botanique est bondée. Peut-être même davantage que d’ordinaire. Et le public bouillonne déjà. Ce qui explique peut-être les barrières placées devant le podium. Oui, oui, des barrières de sécurité ! Au Botanique ! Ca promet… Alice Glass et Ethan Kath vont être servis en matière d’ambiance. La salle est soudainement plongée dans une obscurité intégrale. Un son strident marque le début des hostilités. Le duo, accompagné en mouture ‘live’ d’un batteur, apparaît sur les planches et engage un premier extrait de son nouveau recueil. Seul un subtil jeu de lumière éclaire la scène par intermittence. Alice malmène le micro d’une main, et un stroboscope de l’autre. Pas plus de 5 minutes plus tard, on comprend que Crystal Castles est un véritable rouleau compresseur en matière de prestation ‘live’.

Les nouveaux morceaux produits par Paul Epworth (Bloc Party, The Rapture, etc.) emballent le public presque autant que les extraits du premier éponyme. « Baptism», « Celestica » ou l’incendiaire « Doe Deer » passent sans encombre l’étape de la scène. Mais ce sont essentiellement les vieux tubes qui font péter les plombs de l’assistance. Ainsi, les premières notes de « Air War », « Courtship Dating », « Crimewave » ou ceux de « Alice Practice » soulèvent instantanément  l’Orangerie. Et pourtant, certains demeurent statiques. Incompréhensible…

Ethan est plutôt discret, dissimulé derrière ses manettes. A l’inverse, Alice chauffe le public comme pas deux. A plusieurs reprises, elle s’élance au cœur de la foule. La petite Canadienne est simplement impressionnante. Le set de Crystal Castles est plutôt dark et d’une intensité rare. Un vrai show ‘in-your-face’. Mais la fin du concert survient brusquement, au bout d’une heure pile. La formation se retire sans crier gare et les lumières de la salle rappellent le public à la réalité. Pas de rappel. Les salauds ! Il faudra attendre cet été et le Festival Les Ardentes pour obtenir une nouvelle dose de Crystal. Et le manque se fait déjà ressentir.

(Organisation : Botanique)