La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Southern Culture on the Skids

The Electric Pinecones

Écrit par

Southern Culture on The Skids, mieux connu sous l’acronyme SCOTS, est une formation de roots rock américaine, établie en Caroline du Nord. Fondée en 1983, son line up implique toujours le même trio de base ; en l’occurrence le chanteur/guitariste Rick Miller, le chanteur/bassiste/claviériste Mary Huff et le drummer Dave Hartman. Plutôt personnel, son style est le fruit d’un savant dosage entre rockabilly, R&B, blues, country et surf rock, outre son attitude qui flirte carrément avec le punk. Vu le parcours, vous vous doutez que sa discographie est conséquente. Son premier elpee remonte d’ailleurs à 1985. Et il est éponyme. Fin des eighties, les SCOTS ouvraient parfois leurs concerts sous le patronyme de The Pinecones, en dispensant une musique baptisée folkabilly garage, très susceptible d’intégrer de larges références à la westcoast de la fin des 60’s.

Découpé dans de solides riffs, "Freak flag" ouvre le bal. Un morceau de garage/rock aux sonorités bien réverbérées. Et tout particulièrement celles de la guitare. Fuzz, déjantées, virevoltantes. Epaulé par le timbre félin de Mary, Rick se réserve le micro. Et Mary, tout au long de "Dirt road", un morceau réminiscent de la fin des sixties, au cours duquel les cordes de Miller se multiplient à l’infini. Omniprésentes, doublées, triplées même, toujours allumées et saturées, elles suintent de psychédélisme. "Baby I like you" macère dans du SCOTS pur jus. Mary et Rick chantent en duo au sein d’une atmosphère country/pop. "I ain’t gonna hang around" concède des accents sudistes, proches du Tex Mex. Les tonalités d’orgue dispensées par Mary sont surannées. Latinos, celles de la gratte adoptent des accords rythmiques. Plutôt folk/pop, "Grey skies" nous replonge dans l’univers West Coast de la fin des sixties. L’introduction est superbe. Le spectre du Jefferson Airplane… plane. Surtout à cause des interventions de cordes, exécutées à la manière du mythique Jorma Kaukonen. Quoique plus torturé, "Waiting on you" emprunte un style semblable. Conjuguées, les deux voix évoquent l’association entre celles de Grace Slick et Paul Kantner. Et cette plage classieuse, sculptée dans le folk psychédélique, finit par véhiculer des accents magiques aux saveurs orientales.  Mary se consacre au micro et au piano électrique sur "Midnight caller", une plage R&B dansante, subtilement funk (à cause des drums) et épicées de cordes astucieuses. Le combo propose une nouvelle version de "Swamp Fox – the original", un titre qui lui a valu un hit, à ses débuts. Et cette piste de swamp rock’n’roll est bien balisée par les interventions puissantes de Dan, sur ses fûts. Piano électrique et guitare réverbérée dominent "Downward mobility", un blues rythmé et hypnotique proche d’un Howlin’ Wolf. Invité, Ray Gittens s’applique au frottoir sur "Rice and beans", une plage de country/folk ludique et entraînante que les percus impriment sur le tempo… du trot… "Given to  me" est une ballade agréablement désuète, chantée en duo. Affichant une forme de beauté naturelle, "Slowly losing my mind" clôt la plaque. Bien réverbérée, la guitare libère des sonorités métalliques réminiscentes de Duane Eddy et ses Ventures, alors qu’en duo, les voix rappellent les Mamas & Papas de leur grande époque !

 

Southern Culture on the Skids

Countrypolitan

Écrit par

Fréquentant l’univers plus ou moins  underground depuis plus de vint ans, les punkabilly rockers de Southern Culture on the Skids (Scots pour les amis) ont décidé de prendre du bon temps en concoctant un album de reprises. Des covers qui puisent alternativement dans le catalogue pop (T Rex, The Who, The Byrds, The Kinks) et les sons hillbilly et blues (Slim Harpo). Réputés pour leur curieux sens de l’humour, les Scots réalisent des versions ‘countrypolitan’ (un son country plus clinquant) de morceaux rock et apportent une coloration soul sixties aux classiques ruraux, comme sur le « Te Ni Nee Ni Nu » du grand Slim Harpo. Caractérisés par un son vintage (orgues, guitares surf pleines de reverb) cette douzaine de titres brillamment exécutés pourraient facilement divertir une soirée arrosée dans un bar au fin fond du Kentucky. Dans le tas, une belle reprise au banjo du « Happy Jack » des Who se détache sans difficulté. Mais on a du mal à entrer dans leur monde. Parce que les pauvres Européens que nous sommes ne connaissent et ne comprennent guère cette sensibilité typiquement américaine. Un peu comme si un disque de reprises des Snuls était uniquement distribué à New York. Pas vraiment désagréable donc, mais tout de même un peu anecdotique…

Culture

World Peace

Écrit par

Culture, honorable représentant de la vague reggae roots, sort cette année son trentième album. Si à l'origine ce trio vocal évoluait dans un registre fort proche de Burning Spear, aujourd'hui il est surtout associé à Joseph Hill. Chanteur principal il continue à mener la barque en compagnie d'Albert Walker. Mais cet autre membre fondateur se contente ici de participer aux chœurs. Ecrit et enregistré avant le lancement de l'offensive américaine en Irak, cet album est habité par le thème de la guerre. Les lyrics de Hill analysent la situation actuelle, tout en restant fidèle à l'optique positive qui est depuis longtemps la sienne. Enregistré en compagnie d'une formation complète (basse, batterie, section cuivres, fait rare dans la production jamaïcaine d'aujourd'hui), " World Peace " est un opus plaisant et de bonne facture. Certes il n'y a rien ici qui atteigne les sommets conquis par la formation au cours des seventies (" Two sevens clash ", " Peace and love "), mais l'ensemble réserve de très bons moments. A l'instar de " Sweet Freedom ", " Never Get Weary " ou encore de " Selection Train ", une énième relecture du " People Get Ready " de Curtis Mayfield, tant apprécié par les artistes jamaïcains. Culture poursuit donc sa route, auréolé de tous les honneurs ; si toutefois vous ne connaissez rien des travaux de Joe Hill, jetez d'abord une oreille sur ses précédents albums ; et en particulier sur " Trod On " (NDR : également chez Heartbeat) ou encore " Two Sevens Clash ", un elpee qui avait séduit les punks en 1977.

 

Southern Culture on the Skids

Dirt track date

En remuant les entrailles du swamp rock, du bayou, du rockabilly, du blues et du boogie, Southern Culture on the Skids affiche une coloration franchement revivaliste. Et pourtant, ce "Dirt track date" nous a fait bigrement plaisir. Pas tellement sur les fragments taillés dans le surf, réminiscents des interludes diffusés sur le tube cathodique au cours des fifties, et encore moins sur les morceaux noyés dans le funk, mais surtout lorsque les chansons manifestent ce feeling marécageux, irrésistible, sudiste propre à Creedence Clearwarter Revival et à Tony Joe White. En l'occurrence sur "Fried chicken and gasoline", "Voodoo cadillac" et "8 Pice Boy". On quand on pénètre dans le monde malsain, insidieux des Cramps ("Greenback fly", "Skullbucket"), voire tribal, stoogien, implacable sur "White trash". Et rien que ces cinq titres sont parvenus à polariser toute notre attention, notre admiration...